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    L’homme a-t-il le pouvoir d’éviter le

    réchauffement du climat?

     

     

    Le réchauffement du climat est au centre de nombreux débats, mais fait également l’objet de nombreuses controverses.
    L’activité humaine est montrée du doigt comme le facteur essentiel de ce réchauffement. Certains scientifiques et écologistes tirent la sonnette d’alarme. Depuis que l’homme est apparu, il a toujours pensé qu’il pouvait modifier son environnement et façonner la Terre selon son bon vouloir.
    Aujourd’hui encore, nombreux sont ceux qui croient que notre simple volonté peut nous éviter les catastrophes climatiques à venir.
    Personnellement, je ne partage pas cette analyse des faits. Non pas que l’activité humaine qui est particulièrement polluante ne doive pas être réduite au maximum, mais, je doute, que cela suffise à modifier l’avenir.
    En effet, on ne peut réellement appréhender l’avenir qu’en connaissant le passé. Or, l’évolution du climat de la Terre est inscrite sous nos pieds.
    De toute évidence, l’évolution climatique est marquée par des cycles, immuables, qui dépendent de plusieurs critères qui, eux, sont totalement indépendants, de notre volonté.

    Ce dossier et l’analyse que j’ai effectué des différents rapports scientifiques, n’engagent que moi.

     

    Témoignages du passé sur l’évolution du climat

    Il faut tout d’abord souligner que nous ne disposons d’informations fiables sur le climat que sur les 200 dernières années.

    La mémoire de l’homme et des rapports fiables ne remontant que sur une période récente, il a fallu aux scientifiques trouver d’autres moyens pour reconstituer les climats du passé.

    Parmi ces moyens, citons les anneaux des arbres qui nous informent de leurs conditions atmosphériques de croissance.
    Certains arbres peuvent nous faire remonter le temps à plus de 8 000 ans. Grâce aux arbres, les spécialistes associent tel type de sol à tel climat.

    Les carottages effectués au fond des océans, des lacs ou au sein des calottes glaciaires nous donnent également de précieux renseignements sur les changements climatiques.

     

    carotte glaciaire

    Stries d'une carotte glaciaire

     

    Grâce à ces recherches, on a constaté que la chronologie des paléotempératures était beaucoup plus complexe qu’on ne le pensait.

    D’autant plus, que les cycles orbitaux ont une influence directe sur le climat de la Terre.

     

    Les cycles orbitaux

    C’est le mathématicien et climatologue serbe Milutin Milankovitch qui a cherché à établir une corrélation entre le climat et l’intensité des radiations solaires atteignant la Terre. Il identifia trois fluctuations cycliques susceptibles d’avoir une influence :

    • Excentricité de l’orbite terrestre
    • Inclinaison de l’axe
    • Précessions des équinoxes

    Il est ressorti de ses calculs que la Terre connaît des variations de son orbite et de légères modifications de son axe de rotation qui provoquent de fortes oscillations climatiques.

    Ces changements correspondent aux périodes glaciaires et interglaciaires.
    Des cycles ont pu être établis :

    • L’orbite terrestre passe du cercle à l’ellipse tous les 100 000 ans
    • L’inclinaison de la Terre peut varier de 3° selon un cycle de 42 000 ans
    • La précession des équinoxes se manifeste tous les 25 800 ans

    Comme le montre le schéma ci-dessous, les variations climatiques sont nombreuses et nous n’en connaissons qu’une petite partie.

     

    Zoom sur le schéma (© Berceaux de l'humanité)

     

    Chaud et froid

    Depuis la dernière période glaciaire (- 110 000 à – 13 000 ans) appelée weichselien en Europe et wisconsin en Amérique du Nord, la Terre a connu plusieurs réchauffements et refroidissements.

    A partir de – 13 000 ans, le climat s’est réchauffé, provoquant la fusion rapide des glaces et la remontée du niveau de l’océan.

    Mais, cette amélioration a été brutalement interrompue par une brusque arrivée d’eau froide dans l’Atlantique, vers – 10 000 ans.

    Puis, le climat s’est à nouveau réchauffé.

    Mais, il faut savoir que la Terre ne fait que sortir de ce que l’on a appelé le petit âge glaciaire, une période très froide, qui a duré du XVe au milieu du XIXe siècle.

    Aujourd’hui, la température de la planète est à la hausse. Cette hausse semble très faible mais peut avoir de sérieuses répercussions sur notre planète.
    Selon les chercheurs de la NASA, la Terre a connu ces trente dernières années, les températures les plus élevées de la période interglaciaire. Le climatologue James Hansen (Goddard Institute for Space Studies, NY) a calculé que les températures à la surface de la Terre avait augmenté en moyenne de 0,2°C tous les dix ans depuis trente ans.

    Deux questions se posent à nous : Sommes nous responsables de ce réchauffement ? Avons-nous la possibilité de stopper ce réchauffement?

     

    Effet de serre et responsabilité humaine

    On nomme gaz à effet de serre les substances gazeuses qui contribuent à réchauffer l’atmosphère en captant les rayons infrarouges. Certains sont naturellement présents dans l’atmosphère (comme le gaz carbonique, le méthane et l’oxyde de diazote), alors que d’autres sont le résultat de l’activité humaine (comme les CFC). Quelle que soit leur origine, leur concentration n’a pas cessé d’augmenter depuis le début de la révolution industrielle, au milieu du XIXe siècle.

    Les gaz à effet de serre sont en augmentation croissante dans la basse atmosphère depuis un siècle et demi. Selon de nombreuses études, cette évolution serait directement responsable du réchauffement actuel de la planète, et celui-ci pourrait encore s’intensifier au cours du XXIe siècle. La complexité et la diversité des facteurs qui entrent en jeu (vents, courants marins, glaces, nuages, végétaux, effet de serre) rendent difficilement prévisibles les conséquences d’un tel bouleversement climatique, mais elles pourraient être désastreuses.

    S’il est évident que l’activité humaine intensifie le réchauffement, il est tout aussi évident qu’elle n’en est pas l’unique cause.

    Le réchauffement est également dû à des oscillations naturelles, comme cela s’est déjà produit dans le passé.

    L’oscillation nord-atlantique, qui se manifeste environ tous les 2 ans, entraîne des hivers doux en Europe et draine des flux d’eaux chaudes dans le bassin arctique, ce qui a fait fondre la banquise par endroits.

    En 1998, l’année a été une des plus chaudes enregistrée récemment. Cela a été une conséquence directe du phénomène El Niño.

    Ces deux exemples sont simplement là pour montrer que les oscillations climatiques peuvent avoir de multiples causes. Cependant, il est indéniable, malgré ce que certains peuvent prétendre, que l’homme est à la source de l’accélération du réchauffement.

     

    Les conséquences du réchauffement global

    Les données les plus fiables indiquent que la température moyenne de la planète s’est élevée de près de 0,6°C entre la fin du XIXe siècle et l’an 2000.

    Les estimations les plus optimistes prévoient une augmentation de 1,7°C par siècle. Les plus pessimistes prévoient une hausse de 3°C d’ici 100 ans.
    Ces chiffres alarmants indiquent clairement qu’il est urgent de diminuer nos émissions de gaz à effet de serre.

    En effet, si rien n’est fait, la Terre connaîtrait alors une chaleur comparable à celle qui régnait il y a 100 000 ans.

    A partir du moment où il y a réchauffement, il y a également élévation du niveau des mers. Certaines estimations prévoient une élévation de 80 cm au cours du XXIe siècle.
    Cela peut sembler infime mais cette élévation aurait des conséquences dramatiques pour de nombreuses régions.

    Plusieurs milliers d’îles habitées, notamment dans les Caraïbes, l’océan Indien et l’océan Pacifique, pourraient être en partie submergées. De nombreuses régions côtières, en Floride, aux Pays-Bas, en Afrique de l’Ouest, en Chine et dans les deltas des grands fleuves, seraient également menacées par l’avancée de la mer.

     

    Caraïbes

    Paysage des Caraïbes. By Bubblestar . (CC BY-NC-ND 3.0)

     

    Les millions de personnes qui vivent dans le delta du Gange et du Brahmapoutre, au Bangladesh, seraient chassées par l’élévation du niveau de la mer.

    L’inondation du delta du Nil priverait l’Égypte de 20% de ses terres cultivables.

    L’équilibre climatique de la Terre est très fragile. Nous mesurons encore difficilement l’étendue possible d’un réchauffement global.

    L’élévation du niveau moyen des eaux est sans doute l’hypothèse la plus communément admise.
    Mais, ce ne serait pas la seule conséquence.

    Il est également à prévoir l’intensification des sécheresses, la disparition de la toundra, l’affaiblissement du Gulf Stream ou l’augmentation du nombre de cyclones.

     

    Bangladesh

    Marché aux poissons au Bangladesh. By Aftah(CC BY-NC-ND 3.0)

     

    En libérant de l’eau froide dans l’Atlantique Nord, la fonte de la calotte glaciaire du Groenland pourrait refroidir le Gulf Stream et perturber le climat en Europe. Les chercheurs s’accordent à constater que les plus grosses pertes de glace sont subies par les côtes sud-est du Groenland.

    Les régions côtières du Groenland ont perdu 155 milliards de tonnes (gigatonnes) de glace par an entre 2003 et 2005, selon Luthcke (Goddard Space Flight Center, NASA)

    La sécheresse qui devrait toucher le sud-ouest des États-Unis et l’Amérique centrale pourrait affecter considérablement le rendement agricole de ces régions.

    La banquise Larsen, en Antarctique, se réchauffe d’environ 0,5 °C par an et se fragmente en une multitude d’icebergs.

     

    Vue aérienne du Groenland

    Vue aérienne du Groenland. By Neil Carey(CC BY-NC-ND 3.0)

     

    Si les prévisions climatiques s’avèrent exactes, les régions nordiques devraient se réchauffer plus que le reste de la Terre.

     

    Peut-on éviter ce réchauffement ?

    Personnellement, je répond non. Nous pouvons par contre agir pour ne pas accélérer artificiellement le réchauffement.

    Plusieurs activités humaines accroissent la concentration des gaz à effet de serre dans l’atmosphère. L’agriculture intensive emploie des fertilisants qui libèrent davantage d’oxyde de diazote.

    Les systèmes de climatisation utilisent des CFC. Les véhicules à moteur émettent du gaz carbonique, tout comme les usines qui brûlent des combustibles fossiles (charbon, gaz naturel, mazout) et les incendies.

    Il est à prévoir que ce réchauffement, qu’il soit ou non accéléré par l’homme, sera suivi d’une nouvelle période glaciaire.
    Si l’on reprend la théorie des cycles orbitaux, chaque période interglaciaire ou « chaude » dure 20 000 ans en moyenne.
    Notre période « chaude » a commencé il y a 10 000 ans donc il est fort probable que dans 10 000 ans, une nouvelle période glaciaire débutera.

     

    Groenland

    Fonte de la banquise dans le Groenland. By Jt Stewart . (CC BY-NC-ND 3.0)

     

    Bien sûr, ces prévisions sont lointaines. Elles ne sont données que pour souligner les cycles contre lesquels l’homme n’a aucun pouvoir.
    Il est plus qu’urgent de nous occuper de notre présent et de notre avenir proche en nous montrant responsables.

    Cependant, je crois sincèrement que même si tous les pays ratifiaient le protocole de Kyoto de 1997, il va nous être presque impossible d’inverser la tendance.

     

    Côtes de la Floride

    Côtes de la Floride. © Emme Interactive

     

    En effet, pour cela, il faudrait que tous les pays acceptent de ne plus utiliser les énergies fossiles (pétrole, charbon) au profit des énergies renouvelables. Or, gros émetteurs de gaz à effet de serre, des pays comme la Chine ou l’Inde ne sont pas inclus dans le protocole de Kyoto.
    La France est elle-même lanterne rouge en Europe en ce qui concerne l’application d’une politique environnementale.
    Alors que nous devrions travailler dans l’urgence, nous n’avons pas encore établi le moindre calendrier pour la seconde période d’engagement du protocole de Kyoto, soit seulement après 2012.

    Nos stocks d’énergie fossile nous permettent de nous en servir encore pour environ 50 ans et je prédis que les intérêts financiers passeront avant l’avenir de la Terre et de l’humanité.

     

    Paysage fantasmagorique du Sahel. By Sea Cloud

     

    Même si en 2050, nous n’utilisons plus que des énergies renouvelables, il nous faudrait des décennies pour diminuer le réchauffement.
    D’autant plus, qu’entre temps, nous continuerons à défricher ce qui constitue une autre menace pour le climat.

    Ce réchauffement planétaire aura une conséquence évidente sur notre planète et surtout sur nos ressources.

    Combien de personnes faudra-t-il déplacer ? Des millions très certainement, voire même plus. Les ressources restantes nous permettront-elles de subvenir encore à nos besoins ?

    Tout bouleversement climatique entraîne la disparition de nombreuses espèces animales sur terre et dans les mers mais également des espèces végétales. Ce sont donc nos ressources qui disparaîtront.
    Ces espèces seront-elles remplacées comme l’ont annoncé récemment des scientifiques concernant la vie marine ?
    Nul ne peut réellement le dire. Ce qui est certain c’est que de nombreuse terres, aujourd’hui cultivables, deviendront stériles.

     

    Quelle survie pour l’humanité ?

    Ce bilan peut sembler sombre. Alors doit-on baisser les bras ? Je ne le crois pas. Je pense simplement que c’est toute notre manière de vivre et de penser qu’il nous faudra modifier si nous voulons continuer à « régner » sur Terre.

    Nous ne pourrons pas appliquer les règles totalement inégalitaires qui ont prévalu jusqu’à présent.
    J’ai presque envie de dire que la Terre appartient à l’ensemble de l’humanité et ses ressources également.
    Les pays industriels n’ont fait jusqu’à présent que piller sans jamais partager. Demain, avec les bouleversements qui nous attendent, il nous faudra emprunter à notre planète avec parcimonie et savoir partager.

     

    Egypte. Le Nil

    Paysage du Nil en Egypte. By Boggin . (CC BY-NC-ND 3.0)

     

    A titre d’exemple, aujourd’hui, selon un rapport de Living Planet 2006, publié en octobre par le WWF, l’humanité consomme plus de ressources biologiques chaque année que la Terre n’en produit (environ 25% en plus).
    Mais, ce déséquilibre provient de la surconsommation des pays industrialisés qui s’effectue au détriment du reste du monde.
    D’après ce rapport, d’ici 40 ans, si nous continuons à ce rythme, il faudrait l’équivalent de deux Terres pour répondre aux besoins de l’humanité.

    Si notre prise de conscience commence avec la diminution des émissions de gaz à effet de serre, ce ne devra être qu’un point de départ vers un nouvel âge de l’humanité. L’âge de la maturité ?

    V.Battaglia (12.11.2006)

     

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    Évolution du Climat:  L’homme a-t-il le pouvoir d’éviter le réchauffement du climat?

     

    Évolution du Climat:  L’homme a-t-il le pouvoir d’éviter le réchauffement du climat?

     

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    Réchauffement du climat et violence

    des ouragans

     

     

    D’après une étude publiée dans la revue Science, la force des ouragans a augmenté au cours des 35 dernières années, au moment où la température augmentait à la surface des océans.

    Ces catastrophes, appelées ouragans, typhons ou cyclones selon les régions, se nourrissent de la chaleur des océans pour acquérir de la force. Logiquement, une hausse des températures à la surface des océans devrait accroître le nombre et l’intensité de ces cyclones. L’équipe de Peter Webster (Institute of Technology, Atlanta) a compilé les données de 35 ans de tempêtes tropicales à travers le globe. Ces chercheurs ont constaté que le nombre de tempêtes de catégorie 4 et 5 avait presque doublé en 35 ans : elles représentaient 20% des ouragans dans les années 70 contre 35% ces dix dernières années.

     

    Ces résultats accréditent l’hypothèse d’un lien entre réchauffement climatique et intensification des tempêtes tropicales, mais la nature de ce lien est complexe, soulignent les chercheurs. En effet, il est difficile d’expliquer pourquoi le nombre total d’ouragans a diminué au cours des 10 dernières années, au moment où la hausse des températures des océans est la plus forte.

    Pour parvenir à de réelles conclusions, il faudrait des statistiques sur une plus longue période, explique Webster, ainsi qu’une meilleure connaissance du rôle joué par les ouragans dans les échanges de température entre les océans et l’atmosphère.

     

    Cyclone Ophelia

    Cyclone Ophelia. A touché les côtes de Caroline du Nord en septembre 2005. NASA

     

    On a longtemps cru que le Quaternaire avait été dominé par trois ou quatre ères glaciaires bien distinctes. Mais, aujourd’hui, on sait que la chronologie des paléotempératures est bien plus complexe.

    Glaciations et stades interglaciaires se sont succédé sans interruption. Ces cycles semblent immuables.

    Les catastrophes naturelles semblent se multiplier ces dernières années : cyclones, tsunamis, séismes…
    Si les cyclones sont de plus en plus violents, par contre, comme le soulignent les scientifiques, ils sont pourtant moins nombreux.
    Le changement climatique est-il responsable de l’intensification de la violence de ces cataclysmes ? L’homme a-t-il une part de responsabilité dans ce processus ?

    Ce sont des questions que l’on ne peut s’empêcher de se poser après le passage meurtrier du cyclone Katrina à La Nouvelle-Orléans. Et surtout, pouvons-nous encore freiner le réchauffement planétaire ?
    L’homme a toujours pensé pouvoir dominer son environnement, mais il apparaît que face à la colère de la Terre, nous sommes bien impuissants.

    V.Battaglia (09.10.2005)

     

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    Évolution du Climat:  Réchauffement du climat et violence des ouragans

     

    Évolution du Climat:  Réchauffement du climat et violence des ouragans

     

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    Réchauffement de la planète

     

    Au Groenland, une équipe de scientifiques poursuit des recherches pour analyser le climat sur les 250 000 dernières années.
    L’analyse des carottes glaciaires permet de reconstituer les variations climatiques. Sur une carotte glaciaire, chaque strie représente une année. On a ainsi découvert que depuis 10 000 ans, le climat est particulièrement stable.
    Mais, aujourd’hui, cette stabilité est remise en cause par l’activité humaine. L'homme accélère-t-il le réchauffement de la planète ?

     

     

    Un refroidissement brutal

     

    Il y a 13 000 ans, un refroidissement brutal de la température s’est produit. À ce moment-là, la Terre sortait d’une longue période glaciaire. La température remontait progressivement quand tout fut bouleversé.
    Dans un premier temps, sous l’effet de l’augmentation de la température, les glaciers commencèrent à fondre.

    L’inondation qui s’en suivit fut catastrophique.

     

    Etendue de la calotte glaciaire

    Étendue de la calotte glaciaire et de la banquise au cours de la dernière période glaciaire, il y a 13 000 ans

     

    L’eau douce se déversa dans l’océan Atlantique et provoqua une baisse de la salinité de l’eau de mer.
    L’ensemble de la circulation du courant océanique s’est alors interrompu.
    Cet arrêt plongea des régions du globe dans le froid. Ce fut comme un retour à la période glaciaire.

     

    Le rôle de la circulation océanique

     

    La circulation océanique influence beaucoup le climat de la Terre.
    D’une part, elle entraîne les eaux tropicales chaudes vers le Nord. Cela permet de réchauffer les régions froides et de leur procurer des hivers doux.
    D’autre part, elle évite le réchauffement excessif des eaux tropicales en les refroidissant.

    Cette circulation est un véritable climatiseur de la planète.

     

    Circulation oceanique

     

    Le grand convoyeur océanique

     

    Toutes les grosses perturbations climatiques du passé sont dues à un problème dans la circulation océanique. Or, aujourd’hui, nous sommes à la veille d’une perturbation de ces courants.
    En effet, cette circulation a déjà commencé à ralentir et risque de s’affaiblir très rapidement. Le flux du Gulf Stream a diminué de 20 % au niveau des îles Féroé.

    On ne peut savoir aujourd’hui si ce phénomène provoquera une nouvelle ère glaciaire comme ce fut le cas il y a 13 000 ans.
    Mais, il faut s’attendre à ce qu’il entraîne un bouleversement climatique considérable.

     

    Thermomètres naturels : les icebergs

     

    Les icebergs constituent de gigantesques réservoirs d’eau douce. Quand ils fondent, ils diminuent la salinité de l’eau. Ce phénomène perturbe la circulation des courants en eau profonde.

     

    Iceberg

    Iceberg. Danemark. By Rita Willaert

     

    Aujourd’hui, avec le réchauffement de la planète, le nombre d’icebergs est en augmentation.
    Jusqu’en 1970, on dénombrait environ 400 icebergs qui descendaient de l’Atlantique Nord vers les eaux canadiennes.

     

    Iceberg

    Iceberg en Island. By Molechaser

     

    Dans les années 80, on en comptait 600. Et, dans les années 90, on en comptait plus de 1000 par an.

     

    Dioxyde de carbone et réchauffement

     

    Le réchauffement de la planète résulte de l’augmentation du gaz carbonique. Nos émissions de gaz à effet de serre totalisent 24 milliards de tonnes de dioxyde de carbone chaque année.

    En parallèle, nous détruisons nos forêts et polluons nos océans. Or, ce sont les plantes et le plancton qui permettent le recyclage du gaz carbonique.
    Les niveaux en CO² (gaz carbonique) ont augmenté du tiers par rapport à il y a 250 ans.

     

    Conséquences d’un réchauffement

     

    Si le réchauffement de la planète continue au rythme actuel, la température des océans pourrait s’accroître d’un degré ½ d’ici 2050.
    L’écosystème aquatique en serait totalement altéré.
    Un million d’espèces animales et végétales pourraient disparaître d’ici 2050 (estimation de la revue Nature du 8/01/2004).

    Le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) prévoit la disparition de 21 % à 52 % des espèces.

    Si nous ne réduisons pas nos émissions de gaz à effet de serre, la température mondiale, qui a déjà augmenté de 0,6 degré au cours du siècle dernier, augmentera d’un nouveau degré.

    Même les scientifiques les moins pessimistes prévoient des phénomènes catastrophiques :

    • Disparition des glaciers
    • Inondations
    • Vagues de chaleur et tempêtes
    • Élévation d’au moins 30 cm du niveau des mers

    Scénario catastrophe

     

    Sans sombrer dans le sensationnel, le sujet est trop grave pour cela, il n’est pas évident que les gouvernements prennent conscience de la gravité du problème avant qu’il ne soit trop tard.

    Non seulement nous ne diminuons pas nos émissions de gaz, mais il est presque certain que nous allons les quadrupler.
    Dans cette hypothèse, loin d’être fantaisiste malheureusement, la température augmenterait de 8 degrés (estimation du centre Hadley du Met office).

    Dans ce cas là, selon les experts, notre planète connaîtrait des températures semblables à celles qui existaient il y a 40 millions d’années.
    À cette époque-là, les calottes polaires n’étaient pas permanentes et le niveau des mers était supérieur de 12 m à celui d’aujourd’hui.
    Inutile de dire que de nombreux pays seraient engloutis.

    Le Centre Hadley prévoit déjà d’ici 2080, si rien n’est fait, des changements climatiques inquiétants :

    • Diminution de 50 % de la pluviosité sur les Tropiques (Afrique Tropicale, sud-est de l’Asie, Australie). Les États-Unis verront également une diminution de leur pluviosité
    • Élévation du niveau des mers en Europe, Indonésie, delta du Gange
    • Couverture de glace qui s’étendrait sur l’Europe du Nord et une partie de l’Angleterre

    Réchauffement ou Refroidissement de la planète ?

     

    Si le courant du Groenland s’arrêtait, la Terre connaîtrait-elle une nouvelle période glaciaire ?

    Plusieurs scénarios sont avancés par les scientifiques. L’affaiblissement de ce courant peut entraîner deux scénarios opposés :

    1/il affaiblit le Gulf Stream et déclenche un refroidissement

    2/il augmente le taux de dioxyde de carbone dans l’air et contribue au réchauffement du climat

    Il y a 13 000 ans, la mise en sommeil de ce courant a entraîné une glaciation. Mais aujourd’hui, les températures sont plus élevées qu’à cette époque à cause de l’activité humaine.
    L’augmentation de dioxyde de carbone pourrait se produire avant que les calottes glaciaires n’aient le temps de s’étendre.
    L’effet pourrait donc être totalement inversé.

    Dans tous les cas de figure, le climat tempéré dont nous jouissons actuellement serait totalement modifié.
    Nos ancêtres ont pu survivre aux bouleversements climatiques, mais ils n’étaient pas 6 à 8 milliards comme le prévoit l’ONU pour les 50 années à venir.

    Une carotte de glace contenant 740.000 ans d’histoire

     

    Des chercheurs ont extrait du sol de l’Antarctique une carotte de glace contenant 740.000 ans d’histoire. Ainsi, les paléoclimatologues peuvent désormais comparer huit âges glaciaires de la Terre au lieu de quatre.

    Les résultats des premières analyses, publiés en juin 2004 dans la revue Nature, révèlent que les périodes interglaciaires les plus anciennes étaient aussi les plus difficiles. En effet, les cinq dernières périodes interglaciaires sont les seules dont les températures sont proches de celles que nous connaissons aujourd’hui. Au-delà de 430.000 ans, ces périodes dites « ’ interglaciaires »’ étaient très froides.

     

    Stries d'une carotte glaciaire

    Stries d'une carotte glaciaire

     

    Au cours des 430.000 dernières années, le climat n’a été aussi chaud qu’aujourd’hui que 5 à 10 % du temps. La période interglaciaire dans laquelle nous vivons dure depuis environ 12.000 ans, ce qui est nettement plus long que pour les précédentes. L’effet de serre consécutif à l’activité humaine en est-il la raison ?

    Au cours du prochain été austral, l’équipe d’EPICA va poursuivre son forage afin d‘atteindre des glaces vieilles de 900.000 ans. La carotte d’un million d’années est l’objectif que se sont fixé les spécialistes de ces forages.

     

    V. Battaglia (3/05/2004). M.à.J 06.2004

     

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    Évolution du Climat:  Réchauffement de la planète

     

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    7 situations où les conditions

    météorologiques ont changé le cours de

    l’Histoire

    Mère nature est tellement puissante que certains moments de l’Histoire ont été complètement modifiés en raison des conditions météorologiques.

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    Voici 7 situations où les conditions météorologiques ont changé le cours de l'Histoire.OLIVER STREWE/GETTY IMAGES

    Nous oublions parfois le pouvoir que peut avoir la nature sur nos vies.

    Plusieurs fois au cours de l’Histoire, les pluies torrentielles, les températures glaciales ou même la brume ont eu un impact sur le cours d’évènements majeurs. Les résultats de conditions naturelles intenses sont parfois si choquants qu’ils semblent faux…

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    Les conditions météorologiques ont empêché l'invasion des Espagnols.HISTORIA/SHUTTERSTOCK

    «Dieu souffla et ils furent dispersés»

    En 1588, le roi d’Espagne Philippe II envoyait son Armada espagnole envahir l’Angleterre. Le but était de transformer la nation protestante en une nation catholique. Tout fonctionnait comme prévu, jusqu’à ce que l’Armada arrive à Calais, où chacun des bateaux ayant jeté l’ancre attendait de se joindre à l’armée espagnole. Alors que la flotte était ancrée, les Anglais attaquèrent et firent couler huit bateaux en les brûlant dans le port bondé.

    Puis vint le tour de Mère nature d’attaquer. Les vents et les vagues puissants d’une tempête de l’Atlantique, en plus des bateaux en feu, ne laissèrent d’autre choix à l’Armada espagnole que de retourner en Espagne… même s’il était déjà trop tard pour la majorité de la troupe. Moins de la moitié des 130 bateaux retournèrent au bercail, faisant plus de 20,000 morts. La reine Élizabeth attribua la tempête fatidique à une intervention divine. Elle fit inscrire sur des médailles commémoratives: «Dieu souffla et ils furent dispersés».

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    Les conditions météorologiques ont empêché l'invasion de Napoléon en Russie.UNIVERSAL HISTORY ARCHIVE/SHUTTERSTOCK

    L’invasion de Napoléon en Russie

    Napoléon Bonaparte était connu pour son arrogance. Lorsqu’il décida d’envahir la Russie en 1812 malgré l’avis contraire de ses officiers, l’échec de l’invasion ne fut pas une grande surprise. La raison? Selon plusieurs historiens, la température y joua un grand rôle. 600,000 soldats de Napoléon, en plus de 200,000 chevaux, ne furent pas de taille contre la température de -39°C de l’hiver russe. Plusieurs chevaux moururent et, sans eux, les soldats ne purent transporter leur équipement militaire. La famine et la maladie s’installèrent et ne laissèrent d’autres choix à Napoléon que d’abandonner son armée et de retourner chez lui afin d’éviter un coup.

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    Les conditions météorologiques ont empêché l'invasion de Hitler en Russie.HISTORIA/SHUTTERSTOCK

    L’invasion de Hitler en Russie

    Malgré la capitulation de Napoléon et ses troupes lors d’un hiver russe un siècle plus tôt, Hitler mena ses soldats au même endroit, le 22 juin 1941, lors de la Deuxième Guerre mondiale. Il fut entendu que campagne, nommée l’Opération Barbarossa, ne durerait que quelques mois et que l’armée en serait sortie avant le mois d’octobre. Confiants, ils laissèrent une grande partie de leur équipement hivernal au bercail… et ils en payèrent le prix.

    «J’ai été sous le choc lorsque j’ai vu qu’ils n’avaient plus de paupières», écrivit le journaliste italien Curzio Malaparte quant au retour des troupes allemandes au pays. «Le froid effroyable a eu des conséquences étranges. Des milliers de soldats avaient perdu leurs membres; des milliers avaient perdu leurs oreilles, leur nez, leurs doigts ou leurs organes génitaux, arrachés par le froid. Plusieurs n’avaient plus de cheveux ou de paupières. Brûlées par la température, les paupières tombent comme un morceau de peau morte». L’Opération Barbarossa fut un échec pour l’Allemagne.

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    Les conditions météorologiques ont modifié les plans des bombardiers au Japon.UNIVERSAL HISTORY ARCHIVE/SHUTTERSTOCK

    Le bombardement de Nagasaki

    Lorsqu’un bombardier américain au nom de Bockscar fit son départ de l’île Tinian le 9 août 1945, la cible initiale n’était pas Nagasaki mais bien la ville japonaise de Kokura, où un arsenal japonais majeur était localisé.

    Mais, alors que le bombardier s’approcha de la ville, sa cible fût masquée par des nuages épais. Le pilote Charles W. Sweeney encercla la zone trois fois avant de s’en prendre à la cible secondaire de la mission, Nagasaki.

    Les nuages denses qui sauvèrent une ville menèrent à la perte de l’autre. À 10h58, Bockscar lança sa bombe nucléaire, tuant 35,000 personnes et faisant disparaître 44% de la ville.

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    Les conditions météorologiques ont influençait le résultat de la bataille de Long Island.UNIVERSAL HISTORY ARCHIVE/SHUTTERSTOCK

    La bataille de Long Island

    Même si la bataille de Long Island fût une victoire des Britanniques lors de la guerre d’indépendance des États-Unis, elle aurait pu être beaucoup plus désastreuse sans cette brève période de température clémente qui favorisa l’armée continentale. Après une semaine de combat contre les Britanniques à Long Island et Brooklyn, le commandant en chef George Washington décida qu’il était temps de traverser l’East River de Brooklyn à Manhattan et de se retirer.

    Il commença le processus pendant la nuit, mais, au matin, une grande partie de l’armée était toujours du mauvais côté du cours d’eau. Si l’armée britannique les avait vus, ils les auraient probablement tués ou capturés. Toutefois, Mère nature arriva à leur secours: une brume dense se forma au-dessus de l’eau et protégea les troupes de Washington.

    Lorsque la brume se dissipa, l’armée continentale était partie. Si Washington avait perdu ses hommes, la guerre aurait pu prendre un tournant très différent.

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    La grande sécheresse est l'une des conditions météorologiques qui ont changé l'Histoire.F&A ARCHIVE/SHUTTERSTOCK

    La grande sécheresse

    Alors que le reste du pays était aux prises avec la Grande Dépression en 1929, les fermiers des plaines du sud continuaient de faire pousser les récoltes et de gagner de l’argent. Puis, en 1931, la pluie cessa et ces mêmes fermiers passèrent des Américains les plus prospères à ceux avec le moins de moyens.

    Les tempêtes de poussières roulèrent à travers les plaines, arrachant les couches végétales des gens et détruisant les zones agricoles de la région.

    Les familles firent leurs bagages puis déménagèrent dans l’ouest, changeant à tout jamais le cours de l’histoire pour les plaines du Sud. 

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    Les conditions météorologiques ont joué en faveur des Japonais.AP/SHUTTERSTOCK

    Les typhons Kamikaze

    Lorsque vient le temps de maintenir un empire, il n’existe pas de meilleure façon que de prétendre que les dieux sont de notre côté. C’est ce que l’empereur du Japon fit en 1274 et en 1281, quand les troupes mongoles de Kublai Khan ne réussirent pas à conquérir le Japon en raison de typhons puissants.

    L’histoire dit que l’empereur aurait invoqué les vents Kamikaze, vents divins, pour sauver le Japon. L’empereur Hirohito eut recours à la même stratégie lors de la Deuxième Guerre mondiale; il demande à ses pilotes de se transformer en vents divins afin de protéger la nation des forces ennemies.

     

    Évolution du Climat:  7 situations où les conditions météorologiques ont changé le cours de l’Histoire

     

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    Gulf Stream

     

    Le Gulf Stream est l’un des courants océaniques les plus puissants de la planète. Après avoir baigné les côtes américaines jusqu’à Terre-Neuve, ses eaux chaudes donnent naissance à la «dérive nord-atlantique».

    La Terre est la seule planète du système solaire dont 70% de la surface sont recouverts d’eau. Les océans en apportent l’essentiel, avec 96% du total de l’eau de surface sous forme liquide et 3% sous forme de glaciers et de calottes polaires.

    A la fin de l’ère Tertiaire, il y a environ 8 millions d’années, la lente valse des plaques continentales à la surface du globe a entraîné la création de grands courants marins, comme le Gulf Stream.

    Toutes les grosses perturbations climatiques du passé sont dues à un problème dans la circulation océanique. Or, aujourd’hui, nous sommes à la veille d’une perturbation de ces courants.
    En effet, cette circulation a déjà commencé à ralentir et risque de s’affaiblir très rapidement. Le flux du Gulf Stream a diminué de 20% au niveau des îles Féroé.
    Il faut s’attendre à ce que ce ralentissement entraîne un bouleversement climatique considérable.

     

    Caractéristiques du Gulf Stream

    Les courants de surface des océans, qui affectent les premiers 300 m de profondeur de la masse d’eau, sont la conséquence des vents dominants.

    En mettant en mouvement les eaux de surface, ces vents créent des courants océaniques en forme de boucles. Dans cette boucle, l’eau :

    • Tourne dans le sens des aiguilles d’une montre dans l’hémisphère Nord
    • Tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre dans l’hémisphère Sud

    Gulf stream

    Le Gulf stream est représenté en orange. Le jaune indique la température de l'eau dans l'Atlantique. © NASA

    Le Gulf Stream, qui réchauffe les eaux de l’Atlantique Nord, est l’un de ces courants océaniques de surface. C’est un courant chaud qui véhicule la chaleur vers le pôle.

    Large de 60 km et profond d’au moins 600 m, le Gulf Stream parcourt 120 km par jour. Ce courant tiède traverse l’Atlantique Nord en réchauffant les masses d’air froid arctique qu’il rencontre.

    Courants oceaniques

    Carte des courants océaniques établie par l'armée américaine en 1943 (D P). 

    Il est largement responsable de la différence de climat entre l’Amérique du Nord, soumise à l’influence de l’air polaire, et l’Europe occidentale, où règne un temps doux et humide caractéristique du climat côtier.

    Les vents dominants qui balaient la surface des océans engendrent de puissants courants marins. Ceux qui sillonnent les couches superficielles sont des courants chauds. Il existe aussi des courants profonds, beaucoup plus froids, qui sont créés par la différence de densité des masses d’eau. Les courants jouent un rôle climatique important en réchauffant ou, au contraire, en refroidissant les masses d’air.

    L’influence du Gulf Stream sur le climat

    Les eaux chaudes du Gulf Stream, le courant marin qui traverse l’Atlantique Nord d’ouest en est, exercent une influence considérable sur les climats européens.

    Schéma remanié pour la traduction française (Original par l'armée américaine)

    La façade atlantique du continent, de Lisbonne à Oslo, jouit ainsi d’une grande douceur climatique, avec une variation annuelle de températures et de précipitations relativement faible. Plus à l’est, où l’influence du Gulf Stream n’est plus perceptible, ce sont des climats continentaux qui dominent, avec de grands écarts annuels de température. Enfin, le sud du continent bénéficie d’un climat méditerranéen, généralement chaud et sec.

    Les conséquences du réchauffement de la planète

    L’équilibre climatique de la Terre est si fragile qu’une très faible variation de température pourrait avoir des conséquences considérables, mais dont on mesure encore difficilement l’étendue possible. L’élévation du niveau moyen des eaux est sans doute l’hypothèse la plus communément admise. Elle résulterait de la combinaison de deux facteurs: la fonte des calottes glaciaires de l’Antarctique et du Groenland, et surtout l’expansion thermique de l’eau. Parmi les autres conséquences probables figurent l’intensification des sécheresses, la disparition de la toundra, l’affaiblissement du Gulf Stream, l’augmentation du nombre de cyclones.

    Côte occidentale de la Norvège. L'agriculture est pratiquée jusqu'à de très hautes altitudes le long de la côte réchauffée par le Gulf Stream. By Grunder . (CC BY-NC-ND 3.0)

    De nombreuses régions eurasiatiques et nord-américaines, comme l’Alaska, devraient recevoir des précipitations plus importantes.

    L’accroissement de la sécheresse dans les régions déjà arides de l’Afrique subsaharienne pourrait provoquer des famines et l’exode de populations entières vers les grandes villes des côtes.

    Sahel

    Paysage désolé du Sahel. By Glory Lily

    En libérant de l’eau froide dans l’Atlantique Nord, la fonte de la calotte glaciaire du Groenland pourrait refroidir le Gulf Stream et perturber le climat en Europe.

    La sécheresse qui devrait toucher le sud-ouest des États-Unis et l’Amérique centrale pourrait affecter considérablement le rendement agricole de ces régions.

    Le dégel du pergélisol, en Sibérie et dans le nord du Canada, entraînerait la disparition de la végétation de toundra et des espèces animales qui en dépendent.

    Ours polaire

    L'ours blanc est menacé car un cinquième de la banquise estivale arctique pourrait disparaître d'ici 2050 . By Mape-S (Site de l'auteur)

    Si les prévisions climatiques s’avèrent exactes, les régions nordiques devraient se réchauffer plus que le reste de la Terre.

    Le réchauffement de la planète pourrait avoir des conséquences dramatiques pour les pays qui souffrent déjà de sécheresses chroniques. De nombreux endroits sur Terre sont déjà en train de se transformer en déserts. C’est le cas du Sahel, qui s’étire sur toute la largeur de l’Afrique, du Sénégal au Soudan.

    V.Battaglia (4.12.2005)

    Références

    Planète Terre. Gallimard 2003
    Anne-Sophie Archambeau. Les Océans. PUF 2004

     

     

    Évolution du Climat:

     

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