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    Pieuvre

     

    La pieuvre ou poulpe (Genre Octopus) est l’un des mollusques les plus intelligents de son espèce. Apparue au Cambrien, la pieuvre n’a pratiquement pas changé depuis des centaines de millions d’années.

    Contrairement à la majorité des espèces, aucune extinction de masse n’a eu raison d’elle. Superbe réussite d’une longue évolution de plus de 500 millions d’années, la pieuvre est un mollusque apparenté à la seiche et au calmar, de bien étranges animaux aux bras multiples directement rattachés à la tête : les céphalopodes.

     

    Métamorphose de la pieuvre

    Très attachée à son territoire, la pieuvre vit en solitaire. Elle aime s’installer dans des massifs de coraux et n’en sort que pour chasser.
    Elle est capable de changer radicalement d’aspect en quelques secondes. Elle peut par exemple se fondre dans son environnement ; son corps se hérisse alors pour prendre l’apparence d’un rocher.

     

    Pieuvre. Octopus vulgaris

    Octopus vulgaris accrochée à son rocher et cherchant à se confondre avec lui . By Laszlo-photo

     

    La pieuvre peut également changer de couleur. Elle peut devenir sombre, du noir au rouge-brun ; claire jusqu’au jaune pâle ou encore réfléchir les couleurs vertes et bleues de son environnement.
    Cette faculté chromatique est liée à trois types de cellules du derme : les chromatophores, les iridophores et les leucophores.

    Les changements de couleur, mais également les altérations de texture, sont contrôlés par le système nerveux.

     

    Portrait de la pieuvre

    Il y a environ 500 millions d’années, la pieuvre était un mollusque à coquille. On pense que c’est pour mieux fuir les prédateurs qu’elle a peu à peu abandonné sa lourde coquille. La famille des Octopodidae regroupe 23 genres et environ 197 espèces.

    Le genre Octopus est le plus répandu avec environ 115 espèces. De l’obscurité des grands fonds à la chaleur des mers tropicales, les pieuvres se sont adaptées à des biotopes très diversifiés. Elles ont réussi à coloniser l’ensemble des fonds marins.

     

    Pieuvre

    Le corps de la pieuvre est mou. By Ryan Wick

     

    Le corps de la pieuvre est mou. Octopus vulgaris, la pieuvre commune ou poulpe, du mot grec « polupous » (pied multiple) ne conserve en guise de squelette que deux petits bâtonnets allongés situés dans son enveloppe externe, le manteau.

     

    Pieuvre. Le corps de la pieuvre est mou

    Il y a environ 500 millions d’années, la pieuvre était un mollusque à coquille. © dinosoria.com

     

    Grâce à ce corps mou, elle peut fuir avec plus d’agilité et se dissimuler dans des trous.
    D’ailleurs, non seulement, elle peut s’enfouir mais elle est aussi capable de reboucher le trou avec un petit caillou.
    Ses mensurations bien qu’impressionnantes sont loin d’être aussi gigantesques que les récits des marins le laissaient supposer.

     

    Pieuvre

    La pieuvre est sourde et muette. By Mike Fats

     

    Enteroctopus dofleini (synonyme: Octopus dofleini) est la plus grande pieuvre du monde. En moyenne, elle mesure 4 à 5 m pour 50 kilos. Mais, un monstre de 272 kilos, dont l’envergure des bras atteignait 9 mètres a déjà été repêché !

    La pieuvre est sourde et muette. Par contre, sa vue est excellente et elle dispose de papilles gustatives jusque sous les ventouses de ses bras.

    La pieuvre ne discerne pas les couleurs mais accommode bien sa vue aux variations de distance et de luminosité.

     

    Pieuvre

    La pieuvre a une excellente vue qui lui permet de repérer ses proies dans les eaux sombres . By regueifeiro

     

    Les ventouses sont constituées d’une chambre adhésive entourée d’un anneau strié. Chaque bras porte 240 ventouses qui peuvent être articulées une à une.

    Les bras ont le pouvoir de se régénérer. Sectionnés, ils cicatrisent et repoussent. La force des ventouses a été mesurée en laboratoire. Une pieuvre commune de 1,3 à 2,5 kg peut tracter une proie de 18 kg !

     

    Ventouses d'une pieuvre

    Les bras de la pieuvre ont le pouvoir de se régénérer. © Dinosoria.com

     

    Le corps de l’animal est appelé « manteau ». Les tentacules sont au nombre de huit. Chez le mâle, le troisième bras dorsal ou hectocotyle, s’est différencié en organe copulateur.

     

    La Pieuvre : primitive mais intelligente

    Adepte des profondeurs, cette étrange créature a révélé une remarquable intelligence.

     

    Pieuvre

    Enfermée dans un aquarium transparent, cette pieuvre essaye de s'échapper par un orifice de 8 cm. Elle y parvient en 12 mn en modifiant son corps de 2,50 m d'envergure.

    Replacée dans les mêmes conditions, il lui faudra seulement une minute pour retrouver le chemin de la sortie.

    Montage photo effectué à partir du documentaire "Octopus" diffusé sur Arte

    Techniques de chasse et de fuite

    La pieuvre chasse de préférence à la tombée de la nuit ou au lever du jour. Elle se nourrit essentiellement de crustacés et de petits mollusques. Les pieuvres de grande taille n'hésitent pas à s'attaquer à des requins.

     

    Sa technique est simple et toujours identique. Elle repère une proie tout en évoluant tranquillement sur le fond marin. Elle change alors immédiatement de couleur pour devenir invisible. Dès que la proie est à sa portée, elle jette ses huit bras dessus puis ramène son dîner à l’aide de ses ventouses dans son abri.

     

    pieuvre

    La pieuvre chasse à l'affût. © dinosoria.com

     

    Sa bouche est située au centre de ses bras. Elle est dotée d’une musculature qui actionne deux mandibules appelées « bec de perroquet ». C’est à l’aide de ce bec qu’elle déchiquette la victime avant de l’avaler.

    Comme le ferait un reptile, elle paralyse sa proie à l’aide d’un poison, le cephalotoxin, et un enzyme aide à la prédigestion.
    Il lui faut environ 12 h pour digérer totalement. Elle ne mange que la chair des crustacés et rejette hors de son terrier les débris.

     

    Pieuvre

    La pieuvre paralyse sa proie avec un poison. By jpslim

     

    Octopus vulgaris est dotée d’une poche dite « du noir ». Cette poche est commune à la plupart des céphalopodes mais n’a pas été retrouvée sur les espèces des grandes profondeurs. Probablement parce qu’elle n’était plus utile dans le noir total.
    Cette poche contient une glande qui sécrète de la mélanine. La pieuvre l’utilise, mélangée au mucus, pour envoyer des jets d’encre en cas d’attaque.

     

    La reproduction

    Le bras hectocotyle est, chez le mâle, le troisième bras dorsal. L’extrémité de ce bras s’est modifiée en organe copulateur.
    Les pieuvres ont une vie assez brève et pour compenser les femelles se dévouent à leurs œufs jusqu’à la mort.

    Le cycle de vie de la pieuvre dépend du biotope. Dans les mers tropicales, la reproduction s’effectue toute l’année. Dans les mers tempérées, les femelles pondent uniquement au printemps.

     

    Octopus vulgaris

    Octopus vulgaris . By Philippe Guillaume

     

    L’espérance de vie varie de 12 à 14 mois pour les femelles à 24 mois pour les mâles.

    En guise de parade nuptiale, le mâle exhibe ses ventouses. Il étend ensuite son bras copulateur afin que se déclenche le transfert des gamètes. Le pénis s’avance dans l’entonnoir et expulse des spermatophores qui sont acheminés le long de la gouttière du bras copulateur.

     

    Ventouses d'une pieuvre

    Deux rangées de ventouses puissantes sur chaque bras. By Sarae

     

    La pieuvre pond ses œufs dans son abri. Cette ponte dure de 15 à 30 jours. En effet, selon sa taille et l’espèce, le nombre d’œufs qui sortent en cordon est très variable. C’est une mère très attentionnée.
    Elle nettoie et irrigue ses œufs sans s’alimenter. Son instinct maternel va jusqu’à mourir d’épuisement peu de temps après l’éclosion.

     

    Pieuvre

    La pieuvre est une mère attentionnée. By Allie Caulfield

     

    Dès leur naissance, les petites pieuvres adoptent les comportements typiques de leur espèce pour survivre.
    La femelle d'’Octopus vulgaris ne se reproduit qu’une fois dans sa vie. Les cordons contiennent chacun 2 000 à 3 000 œufs. Elle peut se libérer de près de 500 000 œufs après 30 jours de ponte.
    L’incubation dure entre 4 et 6 semaines. Grâce à tous les soins que la femelle apporte à ses oeufs, le taux de mortalité est inférieur à 10%. Mais, elle paie de sa vie tous ses efforts et meurt généralement de dénutrition et d’épuisement dès le début de l’été.

     

    Pieuvre. Octopus vulgaris

    La femelle d'’Octopus vulgaris ne se reproduit qu’une fois dans sa vie. © dinosoria.com

     

    Toutes les espèces n’ont pas le même comportement au moment de la reproduction. Par exemple, Octopus cyanea est connu pour sa parade sexuelle très colorée et le mâle étreint sa partenaire dans ses bras pour s’accoupler.

     

    Mythes et réalités

    Les hommes ont toujours été fascinés par la pieuvre. Animal mythique, les marins lui attribuaient des capacités extraordinaires et des dimensions gigantesques.

     

    Octopus marginatus

    Octopus marginatus. By Nick Hobgood

     

    Les légendes scandinaves rapportent qu'il existe au fond des mers un redoutable monstre, le Kraken, dont les multiples bras peuvent faire sombrer un navire.

    Toutes les pieuvres ne sont pas grandes. La pieuvre pygmée du genre Octopus qui vit dans les eaux du Pacifique est minuscule ce qui l'a rend vulnérable face aux prédateurs.

    Certaines espèces minuscules ont un manteau dont la longueur ne dépasse pas 13 mm. Octopus joubini est l'une des plus petites pieuvres.

     

    Pieuvre

    Petite pieuvre en balade. By Nick Hobgood

     

    En réalité, la pieuvre, quelle que soit sa taille, est totalement inoffensive et les plongeurs peuvent s’en approcher sans risque.
    L’encre noire qu’elle projette lors de sa fuite n’est pas nocive. C’est un écran qui lui sert de diversion et à se dissimuler.
    Néanmoins, nous connaissons très mal les grands fonds. Rien ne dit qu’il n’existe pas des pieuvres de tailles gigantesques.

    Cependant, il est plus probable que les "monstres" repérés par les marins étaient des calmars géants.

     

    La pieuvre et l’homme

    Les pieuvres jouent un rôle essentiel dans l’écologie des fonds marins. Comme d’autres céphalopodes, elles font l’objet d’une pêche intensive.

     

    Octopus vulgaris. Pieuvre commune

    Pieuvre commune. © dinosoria.com

     

    Dans les régions de pêche côtière ou d’ostréiculture, les pieuvres sont considérées comme des fléaux. Certaines épidémies de pieuvres sont restées célèbres. En 1899, les poulpes ont envahi les côtes de la Manche, saccageant les élevages d’huîtres et les bancs de poissons.
    Ce phénomène s’est reproduit en 1922, 1950 et 1951. Ces épidémies se sont toujours déroulées après un hiver très doux.
    On pouvait alors dénombrer près de 70 pieuvres sur une distance de 200 mètres, ravageant les populations locales de mollusques et de crustacés.

     

    Pieuvre

    La pieuvre fait l'objet d'une pêche intensive. By Nick Hobgood

     

    Si la pieuvre est bien un carnivore actif à l’appétit proportionnel à son poids, sa longévité très courte n’a que peu d’influence sur son environnement.
    Les populations sont en réalité très fragiles. Un hiver rigoureux peut affecter la reproduction et donc le renouvellement des populations.

    De plus, la pieuvre fait l’objet d’une exploitation commerciale à grande échelle. Avec 100 à 200 000 tonnes par an, l’Octopus vulgaris est l’espèce la plus pêchée, notamment par les Espagnols et les Japonais.

     

    Pieuvre

    La pieuvre est inoffensive. © dinosoria.com

     

    Bien que les populations mondiales soient stables, la vigilance est de rigueur. En effet, la pêche industrielle s’oriente aujourd’hui vers les espèces de grande profondeur dont le cycle de vie est très mal connu.

     

    Classification pieuvre commune: Animalia. Mollusca. Cephalopoda. Octopoda. Incirrina. Octopodidae. Octopodinae. Octopus

    V.Battaglia (05.2004) . M.à.J 05.2008

     

    Références

    La pieuvre, collection Marshall Cavendish 1994
    Larousse des animaux. Les Mollusques. pp.525-531. Editions Larousse 2006

    Nomenclature SITI

     

    Invertébrés marins:  Pieuvre

     

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    Octopus marginatus -

    «Coconut octopus»

     

    Octopus marginatus n’est pas un poulpe comme les autres. Cette petite pieuvre d’environ 15 cm présente des comportements qui en font une exception.
    En effet, Octopus marginatus avait déjà surpris les scientifiques en 2005 en adoptant une démarche bipède.
    En 2009, le poulpe a démontré qu’il était capable d’utiliser des outils. Cette pieuvre devient donc le premier invertébré capable d’un raisonnement aussi complexe.

     

    Portrait d’ Octopus marginatus

    Le corps de cette pieuvre mesure environ 8 cm et elle atteint 15 cm avec ses tentacules.

    Les lignes sombres ramifiées qu’elle arbore  rappelant des veines lui ont valu l’appellation anglaise de Veined Octopus.
    Son autre appellation « Coconut octopus » lui vient de son habitude d’utiliser des noix de coco pour se confectionner un abri.

     

    Octopus marginatus

    Octopus marginatus. By prilfish

     

    Elle évolue sur les fonds sableux des baies et lagons d’Indonésie. Elle se nourrit de crevettes, de crabes et  de coquillages.

     

    Octopus marginatus et la bipédie

    En 2005, des chercheurs à l'université de Berkeley (Californie) avaient eu la surprise de filmer cette pieuvre alors qu’elle fuyait en adoptant une démarche bipède.

    De la part d’un invertébré qui possède 8 bras, c’est un véritable exploit. Pour y arriver, le poulpe plie 6 de ses tentacules autour de sa tête  et se sert des deux bras restant pour s’enfuir rapidement, une noix de coco sur la tête.

     

    Octopus marginatus

    Octopus marginatus. (Capture d'écran vidéo Victoria Museum)

     

    Pour les prédateurs, le leurre est parfait. Ils ont l’impression de détecter une simple coquille vide qui dérive au gré des courants.

    Une autre espèce, originaire d’Australie, utilise la même méthode pour éviter les prédateurs. Il s‘agit d’ Octopus aculeatus qui a pu être observé dans un aquarium public.

    Les travaux avaient été publiés dans la revue Science.

     

    Octopus marginatus utilise des outils

    Cette pieuvre, filmée dans son environnement naturel, est véritablement exceptionnelle. Elle manipule et porte des coquilles vides de noix de coco sur des distances de plus de 20 m afin de se confectionner un abri.

    Mais, elle ne se contente pas simplement de les porter. Elle les désensable, les vide, les nettoie en projetant de l’eau à l’intérieur de la coquille puis les transporte.
    Afin de les transporter, elle pratique la bipédie.

     

    Octopus marginatus

    Octopus marginatus. By prilfish

     

    Cette suite d’actions prouve qu’Octopus marginatus est capable d’avoir un raisonnement très complexe.
    Cette pieuvre n’agit pas du tout au hasard ou par simple opportunisme.

    Peut-être qu’au départ, ce poulpe se contentait-il d’utiliser quelques coquilles pour s’abriter. Avec la présence humaine, ce comportement est devenu beaucoup plus sophistiqué.
    Les populations locales rejettent de nombreuses coquilles de noix de coco qui viennent s’échouer sur les fonds marins.

    Cette profusion de coquilles a modifié le comportement de cette pieuvre qui peu à peu a appris à s’en servir de manière régulière.

     

    Octopus marginatus

    Octopus marginatus. (Capture d'écran vidéo Victoria Museum)

     

    C’est actuellement la seule espèce connue parmi les invertébrés qui est capable d’utiliser des outils.

    En observant cette pieuvre, on pense immédiatement au bernard-l’hermite qui utilise toujours une coquille vide pour se protéger.
    Cependant, Octopus marginatus fait preuve d’un comportement beaucoup plus complexe. Cette pieuvre ne réutilise pas toujours la même coquille comme le fait le bernard-l’hermite. Elle stocke des coquilles pour de futures utilisations.

    Ces différents transports n’ont donc pas pour objectif de se protéger mais bien de stocker.

     

    Octopus marginatus

    Octopus marginatus. (Capture d'écran vidéo Victoria Museum)

     

    Ce comportement est unique.

    L’observation d’ Octopus marginatus a commencé dès 1998 et s’est poursuivie jusqu’en 2008. Les dernières observations ont fait l’objet d’un rapport dans la revue Current Biology de décembre 2009.

    Classification: Animalia. Mollusca. Cephalopoda. Octopoda. Octopodidae. Amphioctopus

    V. Battaglia (19.12.2009)

     

    Liens et vidéos

    Veined Octopus in coconut shell shelter. Victoria Museum

    Vidéo d’ Octopus marginatus transportant sa coquille
    Vidéo démarche bipède d’ Octopus marginatus

     

    Invertébrés marins:  Octopus marginatus - «Coconut octopus»

     

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    Wheke, un calmar géant naturalisé

     

    C’est dans la grande galerie de l’évolution du Muséum d’Histoire Naturelle de Paris que le premier calmar géant, baptisé Wheke, a été naturalisé.
    Ce calmar avait été capturé au large de la Nouvelle-Zélande en 2000.

     

    Wheke est une jeune femelle âgée de moins de 4 ans qui mesure déjà plus de 6 m. C’est Steve O’Shea, spécialiste des calmars au NIWA (National Institut of Water and Atmospheric Research Limited) de Nouvelle-Zélande, qui a fait don il y a 8 ans de ce spécimen au muséum.

     

    Wheke, le calmar

    Wheke, le calmar géant

     

    Ce calmar a cependant été reconstitué en partie, notamment les yeux et plusieurs centaines de ventouses.

    C’est un laboratoire italien, spécialisé en plastination qui a travaillé pendant plus de deux ans sur la reconstitution du calmar.

    V.Battaglia (27.03.2008)

     

    Invertébrés marins:  Wheke, un calmar géant naturalisé

     

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    Calmar de Humboldt

     

     

    Le calmar de Humboldt (Dosidicus gigas) ne doit pas être confondu avec le calmar géant (Architeuthis dux) qui est beaucoup plus grand. Cependant, ce calamar atteint quand même une longueur de près de 2 mètres.
    Ce calmar est également appelé diable rouge en référence à la couleur de son manteau mais également à son comportement.
    Agressif et vorace, le calmar de Humboldt virevolte, apparaît et disparaît à une vitesse fulgurante tel un véritable diable des mers.
    Cette espèce de calmar est encore très méconnue car difficile à observer dans son milieu naturel.

    Le calmar de Humboldt fait partie de la famille des Ommastrephidae. Cette famille comprend 21 espèces de calmars.

     

    Portrait du calmar de Humboldt

    Ce calmar peut mesurer 1,80 m bien que la moyenne soit plutôt d’1,60 m. Les populations évoluent dans les eaux du Pacifique, du nord de Tierra del Fuego à la Californie.
    Leur nom commun de Humboldt provient du courant marin du même nom. Le courant de Humboldt parcourt l'océan Pacifique. Il prend naissance près de l'Antarctique et longe les côtes du Chili et du Pérou.

    La tête est dotée de deux énormes yeux qui peuvent atteindre deux fois la taille des yeux humains. Leur acuité visuelle très sophistiquée en fait de redoutables prédateurs. Les yeux sont sensibles à la lumière polarisée ce qui améliore la détection des proies.
    L’homme ou les mammifères marins ne perçoivent pas la polarisation de la lumière.

     

    Etude polarisation

     

    Comme tous les calmars, il possède 8 bras et deux tentacules qui sont dispersés autour d’une bouche vorace dotée d’un bec très acéré.

    Vient ensuite la partie charnue : le manteau. Ce dernier est très musclé et protège les organes internes.
    Le calmar nage en expulsant violemment l’eau de la cavité palléale par un entonnoir, mobile et orientable vers l’avant ou l’arrière, ce qui lui permet de nager en tous sens.

    Avec sa forme profilée, le calmer de Humboldt semble toujours en mouvement, virevoltant dans l’eau à très grande vitesse.
    D’une manière générale, les calmars peuvent se propulser par saccades à près de 40 km/h.

    Les deux nageoires triangulaires sont attachées au manteau et servent à « planer » et à manœuvrer.

     

    Calmar de Humbolt

     

    Les Céphalopodes peuvent changer de couleur. Le calmar de Humboldt envoie fréquemment des sortes de flash lumineux en changeant tout simplement la couleur de sa peau.
    On ne connaît pas avec précision la signification de ces flashs. Ils peuvent être émis de manière décalée ce qui provoque une illusion d’optique dérangeante.

    Peut-être est-ce un moyen de défense vis-à-vis des prédateurs ? Les scientifiques qui étudient les calamars sont persuadés que ces animaux communiquent entre eux. Les éclairs lumineux font peut-être partie de ce mode de communication dont nous ne savons rien.

     

    Calmar de Humbolt

    Calmar de Humboldt échoué sur une plage californienne. By drgflyorng

     

    Comme les autres Céphalopodes, ce calmar laisse une traînée d’encre derrière lui pour dissimuler sa fuite. Cette encre contient de la mélanine, un pigment semblable à celui qui teinte la peau humaine.

     

    Mode de vie

    Le mode de vie du calmar de Humboldt conserve de nombreux points d’interrogation. Il n’est pas possible de l’étudier en captivité car un individu captif meurt au bout de quelques jours.

    L’étudier dans son environnement naturel est très difficile car la plupart du temps, il évolue à des profondeurs inaccessibles pour un plongeur.

    Ces calmars voyagent en grandes colonies. La journée, ils restent à des profondeurs d’au minimum 200 m et descendent à environ 700 m.
    La nuit, ils remontent à environ 60 m pour se nourrir de poissons, de mollusques et d’autres céphalopodes.

     

    Calmar

    Spécimens étudiés en 2007 en Californie. (Capture d'écran TV)

     

    C’est à ce moment là qu’ils peuvent être observés.

    En 2003, le National Geographic a réalisé un documentaire passionnant sur ce calmar. Bob Cranston, caméraman et photographe, a eu quelques frayeurs en essayant de les filmer. Ce type de plongée est très difficile et nécessite un matériel spécifique. Rien que la remontée prend environ une heure en respectant les paliers.

    On peut observer dans ce documentaire que le calmar de Humboldt porte bien son nom de diable rouge.
    Nullement impressionné par la présence humaine, il n’hésite pas à attaquer, s’accrochant au caméraman pour l’entraîner dans les profondeurs tout en essayant de lui arracher son masque.

    Ces calmars pratiquent le cannibalisme.

     

    Calmar de Humbolt

    Calmar de Humbolt en Californie. By drgflyorng

     

    Pendant la mission financée par le National Geographic, 1000 calmars ont été marqués afin d’en apprendre plus sur leur migration.
    Ce marquage s’est révélé très difficile car beaucoup d’individus sont arrivés sur le bateau à moitié dévorés par leurs congénères.

     

    Les déplacements des calmars de Humboldt restent à ce jour bien mystérieux. Les pêcheurs mexicains du golfe de Californie vivent de cette pêche qui s’avère cependant très aléatoire.
    En effet, les calmars disparaissent parfois pendant des années de ces eaux côtières.

    Nous savons qu’ils fréquentent la côte américaine du Pacifique depuis le nord de l’Oregon jusqu’au sud du Chili où nous perdons leurs traces.

    Les scientifiques ont constaté que les calmars migrent de plus en plus vers le Nord, jusqu’à l’Alaska.
    Peut-être est-ce dû à l’augmentation de la température des océans ou à la pêche excessive.

    La reproduction de cette espèce est très mal connue. Les accouplements se font très probablement à des profondeurs inaccessibles aux observateurs.

     

    Calmar de Humbolt

     

    La longévité de la plupart des céphalopodes est très courte, un an par exemple pour la seiche. La longévité des calmars est à peu près identique.
    Les partenaires ne s’accouplent qu’une fois dans leur vie. A part quelques rares exceptions, les mâles de céphalopodes meurent peu après l’accouplement et les femelles peu après la ponte.

     

    Le calmar de Humboldt et l’homme

    Ce calmar est pêché de manière industrielle par le Mexique. Pour ce pays, l’espèce a un poids économique important.

    La population mondiale n’est pas connue. On peut simplement constater que l’activité humaine a un impact sur leurs migrations.
    En 2007, ces calmars ont envahi les eaux californiennes attaquant toutes les proies passant à leur portée, y compris les plongeurs.

     

    Tentacules de calmar

    Gros plan sur les tentacules lors de l'invasion de 2007 en Californie. (capture d'écran TV)

    Cette invasion était très probablement due à la diminution de leurs principaux prédateurs, chassés eux-mêmes par l’homme ainsi qu’aux changements climatiques.

    Classification: Animalia. Mollusca. Cephalopoda. Teuthida. Ommastrephidae. Dosidicus

    V.Battaglia (03.05.2008)

     

    Références

    Documentaire du National Geographic « Diables des profondeurs » 2003
    Larousse des Animaux. Les Mollusques. P.525-531. Editions Larousse 2006
    Dosidicus gigas. Marinebio.org
    Invasive range expansion by the Humboldt squid, Dosidicus gigas, in the eastern North Pacific . PNAS

     

    Invertébrés marins:  Calmar de Humboldt

     

     

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    Calmar géant contre Cachalot

     

    Prédateur de taille gigantesque, le cachalot (Physeter macrocephalus) possède un appétit pantagruélique. Sa quête de nourriture l’entraîne dans de titanesques combats avec le calmar géant.

    Après avoir nié leur existence, la communauté scientifique a bien dû admettre l’existence de calmars aux proportions inimaginables. On ne sait d’ailleurs toujours pas où s’arrête la taille du genre Architeuthis.
    Par contre, faute de pouvoir les filmer, les cachalots sont de bons auxiliaires pour permettre aux experts d’étudier le calmar géant.

     

    Le calmar géant : invisible et pourtant nombreux

    On sait de façon certaine que la population de calmars géants du genre Architeuthis est très importante. Depuis que la chasse au cachalot est réglementée, leur population a fait l’objet d’études précises.
    On estime que le menu d’un cachalot est constitué à 80% par l’Architeuthis. Le cachalot peut avaler jusqu’à 200 kilos de nourriture en un seul repas. Par ses quatre repas quotidiens, il avale une pitance journalière de près de 2,5 tonnes pour les plus grands spécimens.
    On comprend mieux pourquoi le calmar géant est sa proie favorite.

     

    Crâne d'un cachalot

    Crâne d'un cachalot. By Ryan Somma

     

    Pour survivre, la population mondiale doit consommer environ 100 millions de tonnes de calmars par an.
    Ce serait donc entre 20 et 30 milliards de calmars qui onduleraient dans l’obscurité des fonds marins.

    Sur ce nombre, il y a sûrement plusieurs millions de géants qui pèsent plusieurs tonnes.

     

    Calmar

    Calmar. © dinosoria.com

     

    Malgré cette impressionnante estimation, nous ne sommes certains de leur existence que depuis la fin du 19e siècle et nous possédons peu de renseignements sur ces créatures.

     

    A la recherche du calmar géant

    Malgré la rencontre de l’Alectron avec un calmar géant en 1861, cet animal n’était toujours pas reconnu. Mais depuis, de nombreux calmars ont pu être étudiés et en 2005 puis en 2009, des calmars géants ont été photographiés.

    En 1871, on recueillit le cadavre d’un calmar dont le corps mesurait 4,60 m de long et les bras environ 3 m.

    En 1872, on retrouva un calmar échoué à Terre-Neuve. Il possédait encore l’un de ses deux bras préhensiles qui mesurait environ 13 m.

    En 1873, toujours à Terre Neuve, quatre pêcheurs ramenèrent un calmar entier qu’ils avaient trouvé agonisant dans leurs filets. Sa longueur totale était de 10 m. C’est ce spécimen qui fut baptisé Architeuthis harveyi.

    Jusqu’en 1881, une dizaine de calmars géants s’échouèrent sur les côtes de Terre Neuve. Le plus gros avait un corps de 6 m et des bras préhensiles de 11 m.
    A partir de 1881, les échouages cessèrent. On a su depuis que tous les 80-90 ans environ, certaines branches du courant du Labrador changent de direction. Un courant glacial perturbe le métabolisme des calmars qui, affaiblis, s’échouent.
    C’est ainsi qu’entre 1964 et 1982, il y eut 15 nouveaux échouages. La prochaine perturbation est programmée entre 2040 et 2060.

    En février 2002, un calmar géant a été découvert au Japon, sur les plages de Kyoto. Il était encore en vie mais pour peu de temps.

    En avril 2003, un calmar qualifié de colossal a été repêché dans les eaux de l’Antarctique.

     

    Calmar

    Calmar repêché dans les eaux de l’Antarctique. ( Source Internet)

     

    Ce spécimen de Mesonychoteuthis hamiltoni était intact. Cette espèce a été identifiée en 1925 d’après les restes découverts dans l’estomac d’un cachalot.

    En septembre 2005, des scientifiques ont photographié pour la première fois un calmar géant vivant à 900 mètres de profondeur. (Voir dossier calmar géant)

    En novembre 2009, dans le Pacifique, près des îles d'Ogasawara, une femelle cachalot accompagnée de son petit a été photographiée en train de dévorer un calmar géant d'environ 9 mètres. Les photos montrent la mère avec des lambeaux de chair dans la gueule.

     

    Le cachalot : un auxiliaire précieux

    C’est le Prince Albert Ier de Monaco qui fut l’instigateur d’une étude scientifique sur le rapport proie-prédateur entre le cachalot et le calmar géant. Cette étude débuta en 1895.

    Il accompagna les baleiniers qui chassaient le cachalot et obtint l’autorisation de faire examiner le contenu des estomacs et intestins de nombreux spécimens.
    Les précieuses reliques furent analysées par le Professeur Louis Joubin, célèbre zoologiste de l’époque.

     

    Cachalot

    Cachalot photographié en 1913. By Michael Heilemann

     

    Voilà ce qu’il trouva notamment :

    • Plusieurs bras d’un calmar armé, Cucioteuthis ungulata, garnis chacun d’une centaine de griffes acérées aussi grosses que celles d’un tigre
    • Plusieurs spécimens d’Histioteuthis ruppelli, un calmar abyssal au corps couvert d’organes luminescents
    • Deux nouveaux calmars géants inconnus recouverts d’écailles que l’on baptisa Lipidoteuthis grimaldii en l’honneur du Prince. Les écailles étaient en fait des papilles cornées
    • Une cinquantaine de becs cornés dépassant les 10 cm de long

    La découverte de 5 000 à 7 000 becs de calmars dans l’estomac d’un seul cachalot n’est pas rare.

    Un scientifique soviétique compta 28 000 mandibules dans un seul estomac ! Cela signifie que ce cachalot a englouti 14 000 calmars.

     

    Le cachalot : l’ogre des profondeurs

    Comment le cachalot fait-il pour capturer dans les profondeurs une telle quantité de calmars ? Ces animaux sont pourtant rapides ; le cachalot, lui, ne dépasse pas les 40 km/h en surface. De plus, un calmar peut fuir dans n’importe quelle direction en quelques secondes.
    On imagine mal notre géant se contorsionner dans tous les sens pour attraper sa proie.

     

    Squelette d'un cachalot

    Squelette d'un cachalot. By megnut

     

    Deux théories ont été avancées :

    Les dents en ivoire de la mâchoire inférieure du cachalot serviraient de leurres. Dans l’obscurité, l’éclat des dents attirerait les calmars. Le cachalot n’aurait plus qu’à les aspirer. Cela expliquerait que la plupart des calmars sont retrouvés intacts dans les estomacs.

    Le cachalot peut émettre des ultrasons et infrasons. Par écholocation, il repèrerait l’approche d’un banc de calmars. Il bombarderait alors ses proies d’ultrasons. Etourdis, les calmars ne pourraient plus fuir.
    Cette deuxième théorie s’appuie sur le fait que des études menées ont prouvé que les cachalots ayant des dents abîmées, voire une mâchoire brisée, se nourrissaient autant que les autres.
    De plus, on sait que le cachalot peut émettre des ondes sonores qui créent un champ de haute-pression. Une proie confrontée à une telle pression est temporairement paralysée. Son cerveau peut même exploser si elle est de petite taille.
    Il ne reste plus au cachalot qu’à attraper la victime avec ses dents très pointues qui peuvent mesurer jusqu’à 25 cm.

     

    Dents de cachalot

    Dents de cachalot. By KyedquestLicence

     

    Les dents ne jouent sûrement pas un grand rôle dans la chasse au calmar. Il est plus probable que le cachalot utilise la technique de l’aspirateur. En effet, leurs puissants muscles cervicaux peuvent créer un fort appel d’eau en contractant puis relâchant les voies stomacales. Ce procédé d’aspiration est également utilisé par le narval.

     

    Combat entre un cachalot et un calmar

    Peu de gens ont pu observer en surface un tel combat. En 1887, le Prince Albert Ier de Monaco fut témoin de cet incroyable spectacle.
    Alors qu’il faisait route vers les Açores, en plein Atlantique, des projections d’eau attirèrent les marins.
    Ils virent un être colossal dont la tête et le corps se dressaient au-dessus de l’eau. Mais, le voilier ne put arriver à temps. Ils ne trouvèrent plus qu’une tête coupée de calmar.

    En 1898, des baleiniers purent assister à un autre combat.

    « Un énorme cachalot livrait une lutte à mort à un gigantesque calmar, presque aussi gros que lui. Les tentacules l’enlaçaient. Le cachalot avait saisi entre ses mâchoires le tronc du mollusque et essayait de le scier en deux. Les yeux immenses du calmar se détachaient sur la peau livide de la tête.
    Les alentours grouillaient de requins qui attendaient l’issue du combat »

    Extrait de La croisière du cachalot de Franck Bullen

    Si le calmar avait emmailloté la tête du cachalot avec ses tentacules, c’est parce qu’il espérait pouvoir obturer l’évent. Chez les cachalots, l’évent se situe un peu à gauche sur la tête, caractéristique unique chez les cétacés.

     

    Calmar géant contre un cachalot

    Reconstitution d'un combat. By William Hartz

     

    Quand il « souffle » en refaisant surface, le jet de vapeur est propulsé suivant un angle de 45°. Si cet évent est obstrué, le cachalot peut se noyer donc il préfèrera lâcher prise.

    On sait que ce sont les cachalots qui chassent les calmars et non l’inverse. Peut-être que seuls les cachalots sont suffisamment puissants pour venir à bout des calmars géants ? Aucune trace de blessures n’a été retrouvée sur d’autres types de cétacés.
    Il est vrai que le cachalot macrocéphale mâle est le géant de la famille. Il peut atteindre 20 m de long pour un poids de 70 tonnes.

     

    Des calmars gigantesques ?

    On a retrouvé des cicatrices aussi grosses qu’une soupière. Si on applique une règle de proportionnalité, cela voudrait dire que certains spécimens mesurent entre 45 et 50 m de long !
    C’est en tout cas l’avis du Professeur Frederick Aldrich, l’un des meilleurs spécialistes du genre Architeuthis.

    La plus grosse cicatrice circulaire trouvée sur la peau d’un cachalot mesurait 45 cm de diamètre. Pour certains, le calmar devait approcher les 66 m.
    Difficile d’imaginer un tel monstre !

    Certains spécialistes pensent que les géants Architeuthis seraient des animaux pacifiques et lents. Cela est loin d’être évident car les calmars de Humboldt (Dosidicus gigas) se sont montrés dans leur environnement comme des prédateurs agiles et très agressifs.

    Deux attaques de calmars contre des hommes ont été authentifiées.

    L’une s’est déroulée en mars 1941 alors que le Britannia venait d’être coulé par un sous-marin allemand.
    Cette tragédie s’est passée en plein Atlantique tropical. A tour de rôle les rescapés montaient sur un petit radeau car six personnes pouvaient y monter en même temps.
    Les autres se relayaient dans l’eau. Quelque chose de souple et de glacé vint s’enrouler autour de la jambe de l’un des naufragés entraînant des souffrances atroces.
    La bête lâcha prise aussi rapidement qu’elle avait attaqué. L’officier en fut quitte pour de vilaines blessures cutanées. Celles –ci furent examinées et les experts conclurent à une attaque de calmar.
    La nuit précédente, un soldat avait été arraché du radeau comme un fétu de paille par un « monstre » inconnu qui l’avait entraîné dans les profondeurs.

    L’autre s’est produite en 1992 alors que l’opérateur sous-marin Howard Hall et son assistant avaient décidé de plonger pour filmer les calmars géants sur la côte Pacifique du Mexique. Heureusement, aucun mort ne fut à déplorer.

    Nul ne sait combien d’attaques se sont réellement produites.

    Malgré toute notre technologie, nous ne savons que bien peu de choses sur les calmars géants qui hantent les profondeurs. Par contre, avec la miniaturisation des caméras, peut-être qu’un jour nous pourrons fixer un équipement spécialisé sur la tête d’un cachalot.
    Aujourd’hui, nous n’avons plus besoin de tuer ces superbes prédateurs pour étudier les calmars.
    Je vous laisse imaginer la lutte entre ces deux titans que nous pourrions vivre en direct.

     

    V.Battaglia (15.04.2005). M.à.J 11.2009

     

    Bibliographie

    Étranges histoires de la mer B.Breed Ed Maritimes 1964. Serpent de mer et monstres aquatiques Jean-Jacques Barloy 1978. Les monstres sont vivants Eric Joly-Pierre Affre Grasset 1995

     

    Invertébrés marins:  Calmar géant contre Cachalot

     

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