•  

     

     

    Massif des Écrins: 3 randonnées au

    départ de La Grave

     

    Par Philippe Bourget
     

    En hiver, ce territoire haut-alpin est un spot mondial d’alpinisme et de glisse. À l’automne, les nombreux hameaux de La Grave, les lacs d’altitude, les refuges et quelques sommets isolés constituent autant d’appels d’air pour profiter, en marchant, du panorama grandiose sur la montagne reine des Écrins, la Meije, 3 983 m d’altitude.

     

     

     
    La Grave dans le massif des Écrins

    Aux confins de l’Oisans et du Briançonnais, La Grave, en lice pour devenir "le village préféré des Français" en 2022, a traversé des siècles d’infortune avant de faire du tourisme le porte-étendard de son économie. Une bonne raison à cela : le paysage exceptionnel du massif de la Meije, dressant ses versants raides et arêtes sombres au-dessus du monde. C’est à pied que le territoire se révèle.

     

    Vers le refuge du Goléon

     

     
    Hameau des Hières, commune de La Grave

    L’une des randonnées les plus courues emmène au refuge du Goléon. Depuis le hameau des Hières, environ 2 h 30 de marche propulsent du monde des humains à celui de la haute nature. À 2 000 m, on croise encore des agriculteurs, visages tannés par le soleil, en train de faucher le regain. La Grave, 480 habitants, abrite une quinzaine de fermes. Une célèbre foire aux bestiaux, fin août au Chazelet, draine la fine fleur des éleveurs alpins. Passé 2 000 m, le sentier se raidit le long du torrent du Maurian. Il débouche sur un plateau où se niche le lac du Goléon, à 2 470 m (qui aurait pu faire partie de notre top des plus beaux lacs de montagne !).

     

     
    Le lac et le refuge du Goléon dans le massif des Écrins

    Classé zone Natura 2000, le site affiche son éclat minéral, enchâssé entre des pentes verdâtres, d’où l’on voit jaillir, par beau temps, les sommets de la Meije (au sud) et une des aiguilles d’Arves (au nord). Marmottes et chamois sont ici en terrain conquis tandis que les prairies d’alpage sont occupées l’été par des moutons de Provence. La nuit, le silence règne au refuge du Goléon où l’on a abandonné, fatigue aidant, toute velléité de réflexion.

     

    Vers le pic du Mas de La Grave

     

    Autre itinéraire remarquable, plus difficile : l’ascension du pic du Mas de La Grave (3 020 m). Il convient de partir tôt pour éviter les orages qui éclatent parfois dès la mi-journée en arrière-saison. Véhicule laissé au hameau du Chazelet, l’un des plus remarquables avec ses cabanons en bois, ses maisons à balcons rustiques et ses trabucs, d’étroits passages conçus pour protéger du vent et des congères, cap sur le haut vallon du Gâ.

     

     
    La passerelle du Chazelet dans le massif des Écrins

    Parvenu après 6 km à l’ultime habitation, La Buffe, défi à la vie quotidienne, le sentier s’élève en virages au-dessus du thalweg, visant la longue arête conduisant au sommet. Dans un paysage minéral et aride, on gagne celui-ci en marchant entre des plaques de schistes. Orné d’une croix, isolé, il est situé grosso modo à cheval entre les Hautes-Alpes, l’Isère et la Savoie. Autant dire que le paysage est complet, s’ouvrant à 360° sur le massif des Écrins, les aiguilles d’Arves, l’Oisans et le mont Blanc. Le prix à payer ? Huit heures de marche, voire neuf.

     

    À la conquête du versant nord de la Romanche

     

    Pour la dernière journée, on vous propose une faveur : un retour en téléphérique. À force de voir la Meije de face, il est temps de l’approcher. Depuis le bas de La Grave, au hameau Les Fréaux, un sentier forestier peu fréquenté s’élève sèchement en lacets à la conquête du versant nord de la Romanche. Muscles rodés par les deux jours précédents, on parvient plus rapidement que prévu au lieu-dit la Pierre Farabo, d’où l’itinéraire de « La Brèche de Pacave », à droite, rejoint le refuge Chancel. Après une belle flânerie autour du lac du Puy Vachier, entre nuages et sommets de la Meije et du Râteau (3 809 m), on parvient au refuge. Le temps d’apprécier l’extraordinaire cirque alpin, pieds étendus sous une table en buvant une bière artisanale, et la gare de téléphérique du Peyrou d’Amont vous appelle pour un retour tout schuss à La Grave.

     

    N'oubliez pas que si vous le désirez

    n'hésitez pas à vous inscrire à ma newsletter,

    c'est gratuit!!!

     

    Partir à l'aventure - 2:  Massif des Écrins: 3 randonnées au départ de La Grave

     

    Partir à l'aventure - 2:  Massif des Écrins: 3 randonnées au départ de La Grave

     

    Pin It

    votre commentaire
  •  

     

     

    Sur la Côte d'Albâtre, un GR à grand

    spectacle

     

     

    Par Stéphane Maurice
     
     

    Sur tout le littoral de la Seine-Maritime, du Havre jusqu’au Tréport, se dresse une muraille infranchissable. C’est l’éclatante Côte d’Albâtre. Heureusement, par endroits, les valleuses ouvrent des brèches dans le rempart où se nichent villages isolés et plages secrètes. Le GR21 suit cette ligne de crête sur 190 kilomètres, façon montagnes russes.

     

     

     
    Etretat, Côte d'Albâtre, l'Arche et l'Aiguille (vue aérienne), Normandie

    Sur le papier, avec à peine 130 mètres d’altitude maximale, le GR21 n’a pas de quoi effrayer un randonneur chevronné. Mais sur les 190 kilomètres qui s’étirent du Havre au Tréport, le dénivelé cumulé dépasse les 3 000 mètres ! Pour venir à bout du GR, il faut huit à neuf jours de marche qu’il est possible de fractionner. Dans ce cas, nous vous suggérons un périple de deux jours débutant à Saint-Pierre-en-Port et se terminant en apothéose à Étretat.

     

    À SAVOIR :

     

    Si la route empruntée, élue GR préféré des Français en 2020, flirte souvent avec les falaises, ce n’est plus un sentier littoral au sens premier. Sur la Côte d’Albâtre, le recul des falaises est un phénomène constant et les effondrements sont spectaculaires. À Étretat, où la craie est dite « dolomitique », la falaise ne perd qu’un centimètre par an. Mais plus à l’est, vers le cap d’Ailly, le recul peut atteindre 70 centimètres ! La mer n’est pas seule responsable. Ce sont surtout les infiltrations d’eaux pluviales qui sont à blâmer. Des dizaines d’herbages, de villas, et même des blockhaus, ont déjà fait le grand saut. Par conséquent, prudence. De nombreuses portions du sentier qui coiffait les falaises ne sont plus praticables. Le balisage contourne désormais de grandes parcelles de cultures. Vous emprunterez donc des chemins agricoles au beau milieu des champs ou des petites routes communales, à très faible trafic. 

     

    1er jour : de Saint-Pierre-en-Port à Fécamp

     

     
    Saint-Pierre-en-Port (vue aérienne), Normandie

    Saint-Pierre-en-Port marque le début de l’itinéraire. Route champêtre délicatement fleurie, le premier tronçon de notre itinéraire s’avère riche en décors aussi variés que splendides. Puis il faut quitter à regret cette belle valleuse accessible en voiture. La plage de galets est encadrée par deux pans de falaises encore coiffés de bois qui se maintiennent en équilibre au-dessus de la mer. Les premiers kilomètres donnent le ton. Le sentier en sous-bois se dresse brutalement et ne retrouve la pleine lumière qu’au sommet du plateau, où une longue portion s’engage à travers les champs de lin. La Seine-Maritime cultive le plus gros des 95 000 tonnes de lin cultivées en France, premier pays producteur !

     

     
    Fécamp, le Cap Fagnet, la chapelle Notre-Dame du Salut et le sémaphore (vue aérienne)

    Au terme de ce grand bout droit, la valleuse d’Életot se profile. Une échancrure s’ouvre dans la falaise mais il s’agit d’une valleuse perchée. L’accès à la mer est devenu très périlleux car l’escalier de béton est aujourd’hui fragilisé. Frustration ? Non, car la valleuse boisée est classée Espace naturel sensible. C’est un excellent belvédère pour observer la faune et, surtout, le ballet aérien des goélands, fulmars et faucons pèlerins. Pour sortir de la valleuse, il suffirait de gravir le flanc opposé. Mais le balisage file à gauche pour suivre une route champêtre qui remonte en pente douce. Passé Senneville-sur-Fécamp, la route se poursuit le long de la D79. Les éoliennes du cap Fagnet nous guident alors vers le sémaphore. Du haut de ses 105 mètres, point culminant de la Côte d’Albâtre, le panorama s’ouvre à perte de vue sur l’enfilade des falaises blanches.

     

     
    Le port de Fécamp, en Normandie

    En bas, la ville de Fécamp prend ses aises dans une large cuvette. La première étape se termine en dévalant la sente aux Matelots qui débouche directement sur le quai Maupassant. Une formalité qui laisse tout loisir pour flâner dans la ville ou visiter le musée des Pêcheries. Ouvert en 2017, cette ancienne sécherie de morue, surmontée d’une vigie panoramique contemporaine, regroupe les collections des anciens musées municipaux. C’est la meilleure introduction qui soit pour découvrir l’identité et l’histoire maritime de Fécamp.

     

    2e jour : de Fécamp à Étretat

     

     
    Yport (vue aérienne), sur la côte d'Albâtre, en Normandie

    Deuxième jour de marche après une nuit à Fécamp. Rien ne pousse à précipiter le départ si ce n’est la promesse des 17 kilomètres à venir qui s’annoncent spectaculaires. Dernier coup d’œil sur les jetées et le quai Bérigny. On avance vers l’ouest par le boulevard Albert-Ier sur le front de mer. Le balisage reprend tout au bout, en passant dans le camping, où l’on salue les vacanciers à l’heure du café-croissant pour remonter le chemin de la Corniche. À nouveau, l’horizon marin s’éloigne. Le sentier pénètre dans les cultures, puis frôle Criquebeuf-en-Caux. Enfin, le tracé réduit l’écart pour revenir au plus près du littoral à Yport. Belle plage animée avec ses buvettes et ses caïques remontés sur les galets. Vaucottes est la prochaine valleuse à découvrir. À Vattetot-sur-Mer, la valleuse d’Étigues creuse une brèche étroite dans le vallon pour déboucher sur la plage. De là, on ne quittera plus le haut de la falaise. L’aiguille de Belval annonce le spectacle à venir. Isolée en mer, cette lame de calcaire de plus de 30 mètres de haut est le vestige d’une ancienne arche effondrée, comme celles d’Étretat.

     

     
    Etretat, Côte d'Albâtre, l'Arche et l'Aiguille (vue aérienne), Normandie

    Il est enfin là, devant nous, ce paysage iconique. Au-dessus de la porte d’Amont, on embrasse du regard la merveille des merveilles. Une cathédrale géologique ! Le paysage que nous observons, avec ses falaises au-dessus de la mer, s’est stabilisé pendant la dernière glaciation. La Manche était alors une vaste steppe peuplée d’herbivores sauvages, de mammouths, tarpans, rhinocéros laineux, bisons... On pouvait rejoindre l’Angleterre à pied. Le réchauffement climatique qui s’est enclenché il y a 12 000 ans a conduit à une élévation des océans de plusieurs dizaines de mètres. Et le résultat est sous nos yeux ! Le long de la plage, le Perrey se prolonge jusqu’au flanc opposé.

     

     
    Etretat, Côte d'Albâtre, la Manneporte

    Malgré la fatigue, la dernière montée est avalée au pas de course, poussé par l’adrénaline. Les voilà : le trou à l’Homme, la chambre des Demoiselles, la porte d’Aval et, bien sûr, ce cône de 70 mètres qui inspira à Maurice Leblanc son roman L’Aiguille creuse (aventure d’Arsène Lupin publiée en 1909). Puis, en longeant le golfe, la Manneporte et la pointe de la Courtine, terme de l’itinéraire. Étourdis par l’effort ou la puissance titanesque du panorama, nos souvenirs se mêlent dans un tourbillon d’évocations. Étretat, c’est d’abord le génie de la nature, mais aussi celui des impressionnistes, d’Alphonse Karr, de Flaubert, de Maupassant... Et, depuis peu, celui de Netflix, avec Omar Sy, nouvel avatar lupinien !

     

    N'oubliez pas que si vous le désirez vous

    pouvez vous abonner à ma newsletter,

    c'est gratuit!!! 

    Partir à l'aventure - 2:  Sur la Côte d'Albâtre, un GR à grand spectacle

    Partir à l'aventure - 2:  Sur la Côte d'Albâtre, un GR à grand spectacle

     

    Pin It

    votre commentaire
  •  

     

     

    Côte vermeille: circuit de Collioure

    à l’Andorre

     

    Par Philippe Bourget
     
     

    Sillonnez les routes touristiques de Collioure à l’Andorre pour découvrir les paysages, le patrimoine et l'âme catalane. Le parcours traverse Perpignan, la vallée du Têt, puis au-delà de Villefranche-de-Conflent, le plateau de Cerdagne, entre France et Espagne pour se terminer au pied du col de Puymorens. Un circuit idéal en camping-car.

     

     

    carte-cote-vermeille.jpg

    Collioure, un soir d’été. Oubliez vite l’idée de pénétrer le village en camping-car, noyé qu’il est sous le flot des touristes. Route de Madeloc, une petite aire de stationnement fera l’affaire, avant de partir, à pied ou à vélo, découvrir la cité. Bienvenue alors sur la côte Vermeille! Le littoral rompt ici avec l’atonie rectiligne du Languedoc et livre au pied du schiste pyrénéen son plus bel écrin. Autour du Château Royal et de l’ancien phare fortifié (devenu clocher de l’église), le village affiche une harmonie rare. Maisons pastel, rues hautes et basses à balcons fleuris : l’atmosphère méditerranéenne, quoique dérangée par la foule en saison, n’a pas échappé aux artistes.

     

     
    det-hs-camp-cata-collioure-22.jpg
    À Collioure, le château royal datant du XIIIe et XIVe siècles et l'église Notre-Dame des Anges au pied de la Méditerranée
     
     

    Des peintres à Collioure, des pêcheurs à Port-vendres

     

    Dans le sillage de Paul Signac, des peintres débarquent à Collioure au début du XXe siècle. Subjugués par la couleur, Matisse et Derain y inventeront le fauvisme. Le musée d’art moderne de Collioure (fermé le mardi d’octobre à mai) décrypte joliment cette épopée. À moins de vouloir saisir au vol des effluves plus populaires, en s’arrêtant quatre kilomètres au sud à Port-Vendres (vous y croiserez des pêcheurs au lamparo et des navires fruitiers...), nous vous invitons à prendre la route de Perpignan. La D914 contourne Elne, mais vous pouvez marquer l’arrêt dans cette cité pour visiter le cloître roman et la cathédrale Sainte-Eulalie. Ils témoignent du statut de siège épiscopal de la ville, titre conservé jusqu’en 1602.

     

     
    det-hs-camp-cata-collioure-72.jpg
    À Collioure, les terrasses des cafés sur la promenade de Boramar font face aux barques catalanes
     

    Perpignan, fief de la catalanité

     

    À travers le pare-brise, Perpignan se détache progressivement sur fond de paysages de vignes, âpres et caillouteuses. Elles produisent des vins du Roussillon aromatiques et charpentés, dont quelques caves, croisées en bord de route, vous feront découvrir les subtilités. Voici le fief de la catalanité en France, l’ancienne capitale des Rois de Majorque et d’Aragon. Son tissu urbain très dense oblige à abandonner le véhicule pour découvrir la ville à pied. En une demi-journée, vous aurez le temps d’écumer le centre ancien. À voir : le palais-forteresse des Rois de Majorque, au style gothique médiéval (splendide vue depuis la tour de l’Hommage sur la ville, les Corbières, le Canigou, les Albères...) et les monuments du quartier médiéval Saint-Jean (Le Castillet, la Loge de Mer, le palais de la Députation, l’Hôtel de Ville, la cathédrale Saint-Jean-Baptiste, le cloître-cimetière Campo Santo, les maisons nobles de marchands drapiers...). Les plus curieux pousseront la balade, en journée, jusqu’à Saint-Jacques, pour arpenter le plus grand quartier gitan de France.

     

     
    det-hs-camp-cata-palais-rois-12.jpg
    Les toits de la ville de Perpignan et le Canigou vus depuis la terrasse panoramique de la tour de l'Hommage
     

    En route sur la N116 jusqu'à Prades

     

    Cap désormais à l’ouest, vers la vallée de la Têt. La roulante N116 livre de part et d’autre du bitume des terres calcaires rudes, où pointent de beaux villages perchés. Après Ille-sur-Têt, dominée par le gros clocher roman de l’église Saint-Étienne, vous apercevez sur votre droite Eus. On ne peut pas mieux résumer l’architecture perchée et fortifiée qui a prévalue dans la région depuis des siècles. Garé au pied du bourg, vous profiterez de la tranquillité de ce village parmi les plus ensoleillés de France, dominant magnifiquement la vallée. À 5 kilomètres, Prades mérite aussi une pause. Ne serait-ce que pour ses rues pavées de marbre rose.

     

     
    def-camp-catal-ille-sur-tet.jpg
    Vue sur Ille-sur-Têt
     

    De Villefranche-de-Conflent jusqu'au plateau de Mont-Louis

    La vallée se resserre ? C'est normal car vous arrivez, toujours par la N116, à Villefranche-de-Conflent. Un bijou de village fortifié, au confluent de la Têt et du Cady. Stationné au pied des murailles (parking à droite en arrivant de Perpignan, un autre est à la sortie du village, direction Andorre), vous flânerez avec plaisir dans ce bourg à l’architecture militaire, dont les remparts protègent un quadrilatère de rues bordées de commerces et de jolies maisons médiévales. Un charme qui lui a valu son inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco en 2008, au titre des fortifications de Vauban. Levez la tête et apercevez le fort Libéria, accroché à flanc de roc, 200 mètres au-dessus des remparts. Un escalier souterrain de 1 000 marches y grimpe. Bon courage ! Reste à se hisser, cette fois, au cœur des Pyrénées. En direction de Mont-Louis, à 30 kilomètres de Villefranche, la nationale se fait soudain aérienne. Depuis le véhicule, des villages-éperons, Jujols, Oreilla, Llar... surgissent à droite, sur les versants, l’air inaccessible et voici enfin le plateau et Mont-Louis.

     

     
    det-hs-camp-cata-villefranche-17.jpg
    Les fortifications du fort Libéria (XVIIe-XIXe  siècles) dominent le village de Villefranche-de-Conflent
     
     
    det-hs-camp-cata-caranca-59.jpg

    Gorges de la Carança, le canyon du vertige

    Presque à mi-chemin entre Villefranche-de-Conflent et Mont-
Louis se trouve le village de Thuès-entre-Valls. À première vue,
 rien d’intéressant. Sauf qu’il est l’exutoire des très spectaculaires gorges de la Carança, un canyon caché et vertigineux qu’il faut absolument découvrir. Garé sur le parking des Gorges (payant), le parcours pédestre le plus facile vous conduit en 4 heures aller-retour sur les rives et la haute-corniche du torrent (avec pont, échelles, passerelles...). 

     

    Du plateau de Cerdagne au col de Puymorens

    
Entre 1 200 et 1 800 mètres d’altitude, la Cerdagne est un plateau isolé agricole, cerné de crêtes pyrénéennes (Puigmal, Carlit...). Haut perché depuis votre poste de conduite, vous jouirez sans limite de ce paysage rural, ici des cultures de pommes de terre, là des champs de navets, là encore des prairies à bovins... De loin en loin, vous apercevrez le clocher trinitaire d’une église romane (Sainte-Léocadie, Llo), une chapelle conquérante (Sainte-Marie-de-Belloc), des villages de granit et de schiste (Dorres, Valcebollère...). Il est facile de découvrir la Cerdagne en camping-car. La N116 et la D618 en font le tour, en moins de 50 kilomètres. Au passage, vous ferez halte à Font-Romeu et dans l’enclave espagnole de Llívia, une survivance du passé. Vous apercevrez aussi le Train Jaune, vénérable micheline parcourant la Cerdagne. Avant de vous échapper vers le col de Puymorens et de rejoindre, peut-être, l’Andorre.

     

     
    det-hs-camp-cata-train-jaun-26.jpg
    Surnommé le canari, le Train Jaune de Cerdagne relie Villefranche-de-Conflent à Latour-de-Carol. Son tracé, qui comporte le plus haut point de la ligne en gare de Bolquère (1593 m), offre une vue exceptionnelle sur la vallée de la Têt.
     
     
    N'oubliez pas que si vous le voulez vous
    pouvez vous inscrire à ma newsletter,
    c'est gratuit!!!
     
     
     

    Partir à l'aventure - 2:  Côte vermeille: circuit de Collioure à l’Andorre

     

    Partir à l'aventure - 2:  Côte vermeille: circuit de Collioure à l’Andorre

     
    Pin It

    votre commentaire
  •  

     

     

    5 téléphériques pour en prendre plein

    les yeux

     

    Par Clio Bayle
     
     

    Le téléphérique reste un moyen de transport relativement rare en France. C'est aussi l'un des plus impressionnants ! Sujet au vertige, s'abstenir !

     

    Le téléphérique de l'Aiguille du Midi : le plus haut du monde à l'époque de sa construction

     

     
    Le téléphérique de l'Aiguille du Midi

    À l'époque de sa construction, en 1951, on parlait du plus audacieux projet de remontée mécanique en haute montagne, du monde ! Et pour cause : au moment de son inauguration en 1956, le téléphérique de l'Aiguille du Midi atteignait l'altitude record de 3 842 mètres. Entre sa station de départ, Chamonix, et sa station d'arrivée, le téléphérique parcourt un dénivelé total de 2808 mètres, parfois à plusieurs centaines de mètres du sol. Aujourd'hui, il se contente du titre de plus haut téléphérique de France et de celui de second plus haut téléphérique d'Europe, derrière celui du Petit Cervin en Suisse. Qu'à cela ne tienne, il reste le premier de ce classement et l'un des plus emblématiques du monde !

     
     

    Le téléphérique des Glaciers - Le premier de France (1924 - 1946)

     

     
    telepherique_des_glaciers_flickr_jerome_bon.jpg

    Saviez-vous que le téléphérique de l'Aiguille du Midi est le deuxième de son nom ? L'idée de hisser des passagers jusqu'à ce sommet mythique ne date pas d'hier. Le projet voit le jour dès le début du XXe siècle, alors que le Mont Blanc suscite un engouement mondial considérable. On envisage d'abord un funiculaire ou un chemin de fer à crémaillère, mais c'est un projet inédit en France qui sera retenu. Le téléphérique des Glaciers sera le tout premier téléphérique de France ! Mis en service en 1924 à l'occasion des premiers Jeux olympiques à Chamonix, il cessa de fonctionner en 1953, remplacé par le téléphérique actuel. Aujourd'hui, les gares et les pylônes de l'ancien tracé sont encore visibles sur le versant nord. L'ancienne gare de la Para abrite d'ailleurs toujours la vieille benne qui assurait la liaison avec la gare des Glaciers.

     

    Le téléphérique du Pic du Midi - Bigorre

     

     
    Téléphérique du Pic du Midi

    Le téléphérique du Pic du Midi-Bigorre a été inauguré en 2000 lors de l'ouverture du site au grand public. Il relie La Mongie au sommet en 15 minutes, avec une halte intermédiaire au Taoulet. Le dénivelé atteint les 1077 mètres au total pour une distance parcourue de 4,46 km. Par moment, les cabines évoluent à plus de 300 mètres du sol ! Elles sont au nombre de deux et chacune peut accueillir jusqu'à 45 personnes.

     

     

     
    Le téléphérique du Pic du Midi à la saison chaude
     
     
     

    Le téléphérique de Grenoble : le premier téléphérique urbain du monde

     

     
    téléphérique de Grenoble

    À Grenoble, depuis 1934, le téléphérique relie le cœur de ville à la Bastille, impressionnante construction militaire, inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques. À vol d'oiseau, le site est à moins de 300 mètres du centre-ville, mais, il est perché à près de 500 mètres d'altitude ! Si proche et pourtant si loin... C'est de cette constatation que naît l'idée d'un téléphérique. Le but est double : augmenter l'attractivité de la ville et offrir aux Grenoblois un nouveau terrain de balade et de détente. Les "bulles" du téléphérique, passant au-dessus de la rivière Isère, sont devenues un véritable emblème de la ville. Saviez-vous que les cabines du téléphérique n'ont pas toujours été rondes ? Ces dernières ont été installées en 1976 et ne sont que la troisième génération de cabines depuis la mise en service de la ligne. Les premières cabines étaient de forme cylindrique, et constituées de 12 pans. La deuxième génération était rectangulaire avec des angles arrondis.

     

    Le téléphérique du Mont Faron  : panorama de rêve

     

     
    Téléphérique du Mont Faron

    À son sommet, le téléphérique du Mont Faron offre d'ailleurs l'un des plus beaux panoramas sur la Méditerranée. À près de 600 mètres d'altitude, la rade de Toulon s'offre tout entière à la vue, et cela, à seulement 6 minutes du centre-ville. On doit le téléphérique du Mont Faron à un particulier, Louis Valéry Roussel ! Amoureux de Toulon et de ses hauteurs, il décide au milieu du XXe de proposer aux Toulonnais un moyen de transport original. Le téléphérique est inauguré en 1959.

     
     

    Le téléphérique de la Vanoise Express : le plus rapide téléphérique du monde

     

     
    Vanoise Express

    Mis en service en 2003, voici le cadet de cette sélection, mais certainement pas le plus petit ! Avec ses gigantesques cabines à 2 étages, capables de transporter jusqu'à 200 personnes chacune, le Vanoise Express est un mastodonte... Et un guépard ! Ses "bus" aéroportés relient les domaines skiables de la Plagne et de Peisey-Vallandry / Les Arcs à la vitesse de 45 km/h, encore un record du monde !

     

    N'oubliez pas que si vous le voulez vous

    pouvez vous inscrire à ma newsletter,

    c'est gratuit!!!

     

    Partir à l'aventure - 2:   5 téléphériques pour en prendre plein les yeux

     

    Partir à l'aventure - 2:   5 téléphériques pour en prendre plein les yeux

     

    Pin It

    votre commentaire
  •  

     

     

     

    Côte au vent : que faire sur le littoral

    Atlantique de la Martinique ?

     

    Par Philippe Bourget
     

    La côte au vent offre des saveurs différentes de celles de la mer Caraïbes. Entre les deux communes de l’ouest martiniquais, Robert et Sainte-Marie, l’océan égrène une côte sauvage incarnée par la presqu’île de la Caravelle et son port alangui de Tartane. C’est aussi la terre du bèlè, style musical mêlant chant et danse, et de La Trinité, ancien port sucrier. Une itinérance côté Atlantique.

     

    Le havre du Robert et ses îlots paradisiaques 

     
    Le Robert en Martinique

    Troisième ville de Martinique avec 22 000 habitants, Le Robert borde le havre éponyme, fermé au nord et au sud par deux pointes. Au large, cette baie est protégée par un chapelet d’îlots, prétexte à des sorties en kayak ou en yole, le bateau à voile traditionnel de Martinique. Les îles (Chancel, Ragot, Madame…) ont un double intérêt : elles sont entourées de plages de sable blanc à l'eau turquoise et peu profonde, idéales pour le snorkelling. Si l’on s’y rend, il est bon de s’arrêter à l’îlet à Eaux, voire, pour les plus intrépides et si la météo le permet, à l’îlet Loup-Garou, isolé au large. Ce sont les moins fréquentés.

     

    Le Robert, un bourg au charme créole

     
    Marché au Robert en Martinique

    À terre, Le Robert offre le charme attendu de tout bourg créole. Encore peu touristique, il concentre son animation sur la place du marché couvert, entourée par l’hôtel de ville et l’église Sainte-Rose de Lima. Vendredi et dimanche, cette agora quotidienne rassemble la population autour des étals de fruits et légumes tropicaux, d’épices, d’alcools… Des ménagères en robes blanches et chapeaux ajoutent l’habituelle touche colorée des Petites Antilles. Si l’on s’y trouve à la sortie d’une messe, célébrée dans l’église au clocher bleu et blanc et au toit de tôles, le « cliché » sera complet.

     

    Presqu’île de la Caravelle, une autre Martinique

     

    Presqu’île de la Caravelle en Martinique

    C’est quasiment une île dans l’île. Promontoire rocheux rampant vers l’océan sur 12km, ce territoire de roches volcaniques indenté de baies, plages et falaises est l’un des plus anciens de Martinique. Remontant à plus de 20 millions d’années, il se distingue du reste de l’île par sa végétation aride, constituée de forêts sèches et de savanes arbustives. L’extrémité de la côte nord est sauvage, marquée par un relief escarpé. La côte sud est plus accueillante, avec ses baies protégées du Galion et du Trésor. Sur la première, Anse Spoutourne est d’ailleurs un joli spot balnéaire, avec sa plage et sa grande base nautique.

     

     Randonnées sur la presqu'île de la Caravelle

    Il serait dommage de ne pas randonner à la Caravelle. Au bout de la presqu'île et d’une ultime piste carrossable, un parking donne accès à plusieurs itinéraires et sentiers de randonnée. En 25 mn, on rejoint ainsi la table d’orientation du phare, construite en 1820. Vue exceptionnelle garantie sur l'océan Atlantique, depuis la pointe du Vauclin au sud jusqu’à celle de Basse-Pointe au nord. Par temps clair, on aperçoit même l’île de la Dominique. Une boucle de 3h30 permet d’effectuer sinon le tour de la pointe. A voir aussi, le Chateau Dubuc (à 5 mn à pied du parking), ruines d’une habitation sucrière et caféière du XVIIIe siècle. Au retour, l’arrêt à Tartane s’impose : ce bourg alangui de pêcheurs est un résumé parfait de douceur tropicale.

     

    La Trinité, port sucrier

     
    La Trinité, Sainte-Marie en Martinique

    Abritée au fond d’une baie à l’entrée de la presqu’île de la Caravelle, La Trinité n’est pas vraiment une ville touristique mais son passé témoigne de l’histoire singulière de la Martinique. D’abord ville de garnison, elle prit son essor à la fin du XVIIe siècle, une fois reliée par la route à Fort-de-France. Elle devint alors un port majeur de production sucrière et d’exportation vers la métropole. La commune abrite d’ailleurs la dernière usine sucrière de Martinique, celle du Galion (visites de mars à juin). En ville, on se baladera sur le ponton et le long front de mer aménagé en promenade, exemple typique de déambulation caraïbe.

     

    Sainte-Marie, nature et histoire

     
    La Trinité, Sainte-Marie en Martinique

    Quatrième ville de Martinique, Sainte-Marie se distingue par deux sites particuliers, l’un naturel, l’autre historique. Le premier se découvre depuis la route N1, quand on arrive de La Trinité, à hauteur de la Pointe Lahoussaye : c’est l’îlet Sainte-Marie. Ce caillou se visite à pied depuis le rivage car, originalité, il est relié au continent par un tombolo, langue de sable découverte à marée basse. Le second est l’église. Dominant la ville dans son style jésuite, elle date de la fin du XIXe siècle, et rappelle que Sainte-Marie fut la plus ancienne paroisse créée en Martinique, au milieu du XVIIe siècle. Près de la ville, n’oubliez pas non plus de visiter la distillerie Saint-James et le musée de la Banane.

     

    Le bèlè, art martiniquais populaire, art de vie 

     
    Tambour de Bèlè en Martinique

    Si l’on parle du bèlè ici, c’est qu’à Sainte-Marie, nous sommes dans l’un de ses fiefs. Pour en savoir plus, on montera dans les hauts de Sainte-Marie visiter la Maison du Bèlè, quartier Reculée. Elle présente une exposition sur le patrimoine de cet art et ses grandes figures, ainsi que sur le travail des « Anciens du bèlè » de Sainte-Marie pour lui redonner ses lettres de noblesse. Si vous passez par la distillerie St-James, à Sainte-Marie, vous aurez peut-être la chance de croiser Sully Cally. Ce tonnelier, écrivain et ancien acteur (il a joué avec Belmondo et fut à l’affiche de « Promotion Canapé », en 1990) est aussi un grand artiste de bèlè. Il transforme les futs de rhums déclassés en… tambours bèlè, et est intarissable sur cet art.

     

    Le bèlè, quest-ce que c'est ?

    Ce style musical martiniquais associe chant, danse, tambour (tambouyé, en créole) et ti-bwa (instrument de bambou). À côté du chanteur principal se tiennent les répondeurs, dont le rôle est de garder le bon rythme. Par l’agilité des danseurs, le bèlè a des points communs avec la capoeira brésilienne. Ce genre trouve son origine dans les travaux agricoles, où il accompagnait jadis le labeur des champs. Mais aussi les moments de divertissement et les veillées mortuaires. À travers le bèlè, les groupes racontent également la vie sociale de l’île et ses évènements. 

     

    Vos questions les plus fréquentes :

     

    Où aller en Martinique : côté océan Atlantique ou mer des Caraïbes ?

    La Martinique déroule près de 300 km d'un littoral remarquablement varié. Les différences ne se jouent pas qu'entre côte Caraïbes et côte Atlantique, mais également entre Nord et Sud. La partie septentrionale se caractérise par des reliefs escarpés et volcaniques. Du sable noir, issu des éruptions de la montagne Pelée, recouvre les plages du nord de l'île. Au sud, les plages sont recouvertes d'un sable beaucoup plus clair. Quant au relief, il est composé de douces collines, que l'on appelle des mornes. Côté Caraïbes, la mer est calme et limpide. Côté Atlantique, les vagues sont plus tumultueuses, ce qui rend parfois la baignade dangereuse.

     

    Quelle est la différence entre la côte-au-vent et la côte-sous-le-vent ?

    La côte-au-vent, aussi appelée Capesterre, désigne la côte est, qui est exposée aux alizés de l'Atlantique. La côte-sous-le-vent, désigne la côte ouest, baignée par la mer des Caraïbes.

     

    Quelles sont les plus belles plages du littoral Atlantique ?

    Parmi les plus belles plages de la façade Atlantique, on retrouve : les Fonds Blancs du François et la Baignoire de Joséphine, les plages de la Presqu’île de la Caravelle, la plage de Sinaï à Grand’Rivière, la Pointe Faula, le Cap Macré et l’Anse Grosse Roche.

     

    Partir à l'aventure - 2:  Côte au vent : que faire sur le littoral Atlantique de la Martinique ?

     

    Partir à l'aventure - 2:  Côte au vent : que faire sur le littoral Atlantique de la Martinique ?

     

    Pin It

    votre commentaire


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique