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    30 plages américaines gratuites

    où s’évader

     

     

    Si vous prévoyez un périple aux États-Unis, voici nos suggestions de plages fantastiques où l’on vous accueille (gratuitement) à bras ouverts!

     

     

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    Essayez les plages d’Alabama.DARRYL VEST/SHUTTERSTOCK

    Gulf Shores Public Beach, Alabama

    C’est l’une des nombreuses plages que l’on retrouve le long de l’autoroute 59. Des tables de pique-nique, des toilettes publiques et des douches sont disponibles et on note la présence de maîtres-nageurs. Le stationnement est gratuit.

     

     

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    Détendez vous sur les plages d’Arizona.BRENDA LINSKEY/SHUTTERSTOCK

    Buckskin Mountain State Park Beach, Arizona

    Cette plage se situe au cœur des parcs d’État de l’Arizona, ce qui en fait un endroit bien entretenu et très pittoresque. Les surveillants-sauveteurs y sont absents, mais on peut y jouer au volleyball et faire de la randonnée pédestre. On y trouve même un petit marché.

     

     

     
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    Profitez des plages de Californie.WORACHATE JOE KHONGTHON/SHUTTERSTOCK

    Venice Beach, Californie

    L’une des plages les plus notoires de l’État est surtout reconnue pour sa célèbre promenade. Artistes, musiciens et artisans s’y rendent pour vendre et pratiquer leur art. Il ne faut donc pas s’attendre à y trouver un petit paradis paisible. Le stationnement est payant tout au long de la plage, alors nous recommandons de chercher une place sur une rue avoisinante.

     

     

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    Essayez les plages du Colorado.JOSE DE JESUS PEREZ/SHUTTERSTOCK

    Rock Canyon Beach, Lake Pueblo State Park, Colorado

    Cette plage est située dans l’un des magnifiques parcs de l’État du Colorado. On peut y amener son animal de compagnie. On y trouve des douches, des toilettes et plusieurs activités y sont proposées.

     

     

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    Détendez vous sur les plages du Connecticut.NANCY KENNEDY/SHUTTERSTOCK

    Clinton Town Beach, Connecticut

    Clinton Town est l’une des plages les mieux cotées du Connecticut, avec ses terrains de volleyball, ses pavillons, ses aires de jeu, ses comptoirs alimentaires et ses salles de bain. Le stationnement est payant pour ceux qui n’habitent pas Clinton.

     

     

     
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    Profitez des plages du Delaware.JERAMEY LENDE/SHUTTERSTOCK

    Rehoboth Beach, Delaware

    C’est ici que l’on retrouve la plus charmante promenade de l’État, qui fait un peu moins de deux kilomètres de longueur. C’est l’idéal lorsqu’on veut prendre une petite pause des rayons du soleil tout en grignotant quelque chose en marchant. Du stationnement, avec ou sans parcomètre, est disponible à proximité.

     

     

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    Essayez les plages de Floride.ILYA IMAGES/SHUTTERSTOCK

    Clearwater Beach, Floride

    Voici l’une des nombreuses escapades floridiennes sur fond de sable blanc. Idéal pour une journée à la plage sans se casser la tête. Du stationnement est disponible à proximité à moindre coût.

     

     

     
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    Détendez vous sur les plages de Géorgie.JERI BLAND/SHUTTERSTOCK

    Acworth Beach, Géorgie

    Cette plage fabuleuse située sur la rive nord du lac Acworth propose des endroits de pêche, des salles de bain, des aires de jeu et une promenade. Les non-résidents d’Acworth doivent débourser pour le stationnement.

     

     
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    Profitez des plages de Hawaï.JOE WEST/SHUTTERSTOCK

    Kaanapali Beach, Hawaï

    La plage de Kaanapali, située dans l’ouest de l’île Maui, est mondialement connue pour sa magnifique plage blanche. N’oubliez pas d’amener votre caméra: les couchers de soleil y sont à couper le souffle.

     

     

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    Essayez les plages d’Idaho.BILL PERRY/SHUTTERSTOCK

    Lake Coeur d’Alene, Idaho

    Plusieurs plages parsèment le littoral de ce lac situé dans le nord de l’État de l’Idaho. On y retrouve de nombreux quais. L’eau y est excessivement claire, ce qui facilitera la vie aux jeunes nageurs les plus timides. Du stationnement gratuit se trouve aisément à une courte distance des plages. Ceux qui veulent payer pourront se stationner plus près.

     

     

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    Essayez les plages du Kansas.CLP MEDIA/SHUTTERSTOCK

    Cedar Bluff State Park, Kansas

    Ce n’est pas la plage la plus aménagée de cette liste, mais c’est ce qui fait son charme. Bien qu’isolée, elle propose tout de même un terrain de volleyball, plusieurs sentiers de randonnée et des salles de bain. Le stationnement est payant.

     

     

     
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    Détendez vous sur les plages du Kentucky.STEPHANIE FREY/SHUTTERSTOCK

    Green River Lake, Kentucky

    Plusieurs plages ornent ce lac du Kentucky, où l’on peut louer une motomarine, une péniche, un ponton et plus encore.

     

     

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    Profitez des plages de Louisiane.INQUISITIVE CONCEPTS/SHUTTERSTOCK

    North Beach, Lake Charles, Louisiane

    Anecdote amusante: North Beach est la seule plage de sable blanc intérieure entre le Texas et la Floride. On y accède facilement via l’autoroute inter-États 10.

     

     

     
    14 / 30
    Essayez les plages du Maryland.HELEN89/SHUTTERSTOCK

    Ocean City, Maryland

    Toutes les plages (plus de 140) de l’endroit sont gratuites, et on y trouve du stationnement tout aussi gratuit en cherchant un peu. Il est possible de dénicher une plage plus paisible dans le nord de la ville, si votre but est de relaxer et de lire. Si vous cherchez à vous amuser et vous changer les idées, alors restez au centre-ville et visitez la promenade historique.

     

     
    15 / 30
    Profitez des plages du Massachusetts.DAVID LADA/SHUTTERSTOCK

    Coast Guard Beach, Massachusetts

    Anecdote amusante: c’est à cet endroit que s’est amarré le navire Mayflower en provenance d’Angleterre. Cette magnifique plage est ouverte à longueur d’année, et des navettes vous amèneront directement du stationnement à la plage.

     

     

    16 / 30
    Profitez des plages du Michigan.HUNTER WATSON PHOTOGRAPHY/SHUTTERSTOCK

    Eagle River Beach, Michigan

    La plage sise au long de la rivière Eagle possède une longue histoire, et la vue du coucher du soleil est imprenable.

     

     

    17 / 30
    Essayez les plages du Mississippi.FOTOLUMINATE LLC/SHUTTERSTOCK

    Gulf Coast Beach, Mississippi

    Cette plage longue d’une quarantaine de kilomètres propose plusieurs endroits où s’arrêter pour y croquer quelques photos. On peut également y faire une pause pour profiter d’un moment de tranquillité.

     

     

     
    18 / 30
    Essayez les plages du Missouri.SHARON DAY/SHUTTERSTOCK

    Long Branch State Park, Missouri

    Que voilà une plage de lac parfaite lors d’une lourde journée d’été. Elle est ouverte de mai à septembre, et on y retrouve un terrain de volleyball et des cabines pour se changer. Aucun surveillant-sauveteur ne s’y trouve, alors, gardez toujours l’œil ouvert sur les plus petits.

     

     

    19 / 30
    Essayez les plages du Montana.LEIGH ANNE MEEKS/SHUTTERSTOCK

    Bozeman Beach, Montana

    La plage de ce lac de quatre acres met à notre disposition un quai pour pêcher et plonger, des pavillons où piqueniquer, des terrains de volleyball, des falaises à escalader et plus encore. Ceux qui n’habitent pas l’État devront payer pour le stationnement.

     

     

     
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    Essayez les plages du Nebraska.STEVE SCHWETTMAN/SHUTTERSTOCK

    Lake McConaughy, Nebraska

    Plusieurs coins de la plage sont accessibles le long du littoral nord-est du superbe lac McConaughy. On y trouve des terrains de camping à proximité, avec des installations sanitaires, des rampes d’embarquement et de débarquement et du sable. Beaucoup de sable. Le stationnement est payable à l’entrée du parc.

     

     

     
    21 / 30
    Profitez des plages du Nevada.DDUB3429/SHUTTERSTOCK

    Wingfield Park, Nevada

    Voilà une plage qui fait partie de cette liste pour la raison suivante: elle n’est comme nulle autre. Les formations rocheuses que l’on retrouve dans la rivière Truckee permettent d’y sauter, d’y plonger et même d’y glisser. Quoi de mieux pour se rafraîchir lors de canicule?

     

     

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    Détendez vous sur les plages du New Jersey.JANA SHEA/SHUTTERSTOCK

    Wildwood, New Jersey

    Plusieurs plages du New Jersey ne sont ouvertes qu’aux résidents, mais celles de Wildwood sont gratuites et bien entretenues. Les célèbres promenades qu’on y retrouve sont idéales pour toute la famille. Du stationnement payant est disponible à proximité, mais il est également possible de se stationner gratuitement dans les rues avoisinantes.

     

     

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    Essayez les plages de New York.NADEZDA RYDKAYA/SHUTTERSTOCK

    Brighton Beach, New York

    La petite sœur tranquille de Coney Island ne manquera pas de vous émerveiller. Le littoral est jonché de petites boutiques colorées et de restaurants, et le quartier avoisinant regorge de diversité. C’est parfait pour fuir les affres de la ville. Du stationnement gratuit peut-être trouvé, mais il faudra chercher.

     

     
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    Essayez les plages de Caroline du Nord.DAVID LOUIS ECONOPOULY/SHUTTERSTOCK

    Carolina Beach, Caroline du Nord

    Si le sable blanc et l’eau bleue ne sont pas assez pour vous satisfaire, les arcades, les boutiques et les restaurants le sauront sûrement. Ainsi que la possibilité de pêcher, pour les amateurs.

     

     

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    Détendez vous sur les plages d’Oregon.RAMBLIN ROD/SHUTTERSTOCK

    Rockaway Beach, Oregon

    Avec sa forêt dense et son littoral à couper le souffle, Rockaway vous offre le meilleur des deux mondes. Randonnées pédestres, natation, jeux dans des petites mares, observation de baleines… tout y est possible!

     

     

     
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    Profitez des plages de Caroline du Sud.DAWN DAMICO/SHUTTERSTOCK

    Isle of Palms, Caroline du Sud

    Cette plage paisible est l’endroit à visiter pour une aventure d’une journée, voire d’une semaine! Relaxez tout en vous adonnant au tennis, au volleyball, au paddleboard et aux autres activités de plein air. Du stationnement en bordure de la route est disponible, mais premier arrivé, premier servi. Le stationnement payant vous coûtera 1$ (américain!) l’heure.

     

     
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    Essayez les plages du Dakota du Sud.JESS KRAFT/SHUTTERSTOCK

    Sylvan Lake, Dakota du Sud

    Cette plage donnant accès à un secteur destiné à la nage dans le lac est nichée dans les forêts du Custer State Park, où il fait bon faire de la randonnée pédestre. Sur l’eau, il est possible de faire du kayak, du canoë ou du pédalo (en location).

     

     

    28 / 30
    Profitez des plages de Virginie.BLEUNG/SHUTTERSTOCK

    Cape Charles Beach, Virginie

    Cette plage gratuite s’étend le long d’un lac sans vagues. C’est donc idéal pour se laisser flotter ou simplement patauger. Le quartier avoisinant est tout à fait charmant.

     

     

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    Détendez vous sur les plages du Wisconsin.TONY SAVINO/SHUTTERSTOCK

    North Beach, Wisconsin

    L’endroit s’est mérité de nombreuses accolades pour la propreté des lieux et son caractère familial. On y retrouve des comptoirs alimentaires et des terrains de jeu et des surveillants-sauveteurs veillent sur les baigneurs. Le stationnement y est gratuit. Difficile de faire mieux.

     

     
    30 / 30
    Essayez les plages du Wyoming.OSCITY/SHUTTERSTOCK

    Colter Bay, Wyoming

    Non seulement on y retrouve à proximité des aires de pique-nique, mais l’endroit n’est jamais bondé. Et le panorama vaut le déplacement. Amenez de quoi vous chausser pour marcher sur la plage, car le sable est très rocailleux.

     

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    Photos - Villes des USA:  30 plages américaines gratuites où s’évader

     

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    Une virée dans les vignobles

    de Californie

     

     

    Rien de plus éblouissant que de découvrir des rouges, des blancs et des rosés là où ils sont conçus. Ce voyage dans les vallées de Napa et de Sonoma, en Californie, a été riche en belles trouvailles.

     

     

    Photo: Getty Images / YinYang

     

    Le matin est doux dans la vallée de Napa. Particulièrement pour une fille qui vient de quitter les froids polaires. Le jogging matinal, sans tuque ni mitaines, y est une bénédiction même en «saison froide».

    Les rues de Yountville se dévoilent au rythme de mes foulées. Ici, le potager du restaurant The French Laundry – trois étoiles selon le Guide Michelin – prend des airs de jardin de givre. Le soleil californien aura tôt fait de lacérer cette délicate dentelle de cristaux de glace.

    Quelques touristes paressent aux tables des restos de la rue Washington. D’autres se pressent pour un café et des croissants au Bouchon Bakery du grand chef Thomas Keller, aussi propriétaire du French Laundry. Heureusement, la vingtaine de bars de dégustation ne sont pas encore ouverts à cette heure matinale…

    Partout flotte une tranquille joie de vivre. Comment pourrait-il en être autrement dans pareil décor? Les amandiers sont en fleur, et les citronniers comme les orangers ploient déjà sous le poids de leurs fruits mûrs. Des kilomètres de vignes ceinturent la municipalité de 3 000 habitants… Quel bon point de départ pour une virée dans les vignobles de Napa et de Sonoma!

     

     

    La maison Robert Mondavi (Photo: Robert Mondavi)

     

    La grande maison Robert Mondavi

    Avec ses coteaux verdoyants, la vallée de Napa rappelle la Toscane. On s’y sent si loin de l’Amérique – à part les week-ends de l’été, quand afflue une flopée de touristes venus de San Francisco, à une heure de route.

    Ce matin, cap sur le vignoble Robert Mondavi, à Oakville. On connaît les vins de la maison surtout pour sa gamme à bon prix Woodbridge. Ce qu’on ignore, c’est la tradition qui se cache derrière ce nom.

    Quand il achète le plus vieux vignoble des environs en 1966, Robert Mondavi, un Américain de descendance italienne, aspire à créer non seulement des vins typiquement californiens, mais un terroir. «C’était un visionnaire», répète Inger Shiffler, éducatrice vinicole, en me faisant visiter le domaine.

    Chaque fois qu’elle évoque l’ex-propriétaire, décédé à 94 ans en 2008, on sent toute son admiration pour ce pionnier qui a su allier le savoir-faire traditionnel à la technologie de pointe. Dès le départ, le vigneron ne cherche pas à imiter les Français et les Italiens avec leurs châteaux. «Il veut produire des vins qui reflètent l’histoire de la vallée de Napa», insiste-t-elle en souriant.

    D’ailleurs, le porche, les chais et les caves que l’on aperçoit sur l’étiquette de plusieurs produits Robert Mondavi sont de style «Mission Revival», un style qui s’inspire de l’architecture des missions établies par les Espagnols en Californie, entre la fin du 18e siècle et le début du 19e. Les congrégations catholiques étaient très présentes dans cet État américain. Elles y ont laissé leurs marques: bâtiments peints en beige aux lignes simples, arches, colonnades, poutres de bois apparentes…

    Robert Mondavi a gagné son pari. On reconnaît aujourd’hui la signature californienne de ses vins et de son vignoble. Chaque année, 126 000 touristes de partout dans le monde se succèdent dans la propriété au typique beffroi. Ce matin, comme des écoliers dissipés, des Chinois suivent à la hâte leur guide, qui s’exprime en mandarin. Ils se dirigent vers l’une des trois salles de dégustation ouvertes au public – une quatrième est réservée au club VIP de l’établissement.

    J’ai l’impression de faire moi aussi l’école buissonnière. Il n’est pas encore midi que déjà je me promène avec un verre à la main.

     

     

    Dans les chais de la maison Robert Mondavi. (Photo: robertharding.com / Ingo Schulz)

     

    Fumé blanc ou cabernet-sauvignon?

    Dans une pièce aux murs enduits de chaux et à l’ameublement de bois sombre, Inger m’invite à déguster une sélection en vente à la SAQ. Visiter un tel endroit ouvre à d’étonnantes découvertes. Moi qui déteste les nectars sucrés, je craque pour le Moscato d’Oro, un muscat bien équilibré, quoiqu’un tantinet liquoreux, qui évoque à la fois le miel, le cantaloup, la pêche. Idéal pour terminer un repas.

    Mon coup de cœur va au Fumé Blanc Oakville. «Comment le trouvez-vous, ce blanc? Mais ne vous sentez pas obligés de le finir», lance Inger au groupe. Devant chaque place, des crachoirs sont alignés stratégiquement. Recracher? Désolée, celui-là, je le boirai jusqu’à la dernière goutte.

    Fait intéressant, on doit ce sauvignon à Robert Mondavi lui-même. À la fin des années 1960, le sauvignon californien n’est qu’un blanc sucré sans subtilité. Le vigneron lui donne ses lettres de noblesse en s’inspirant du sancerre de la vallée de la Loire, en France, mais en travaillant la spécificité californienne. Il crée donc un vin avec une touche côte ouest, c’est-à-dire plus citronné et plus floral que le sauvignon français en raison du doux climat des alentours.

    «J’adore ces vins… Depuis 20 ans, c’est toujours un privilège pour moi d’accompagner les touristes qui les découvrent en poussant des “Oh!” et des “Ah!”», ajoute la guide, qui se régale de mon enthousiasme.

    La marque est reconnue pour ses cabernets-sauvignons, des rouges aux notes complexes dont les plus chers coûtent autour de 175 $ US. (En partenariat avec la société viticole Baron Philippe de Rothschild, la maison produit Opus One, un rouge haut de gamme, vendu à la SAQ au prix de 634,75 $.) Pour ces crus, les raisins sont cueillis à la main et déposés dans de grandes cuves en inox où, par gravité, le jus se sépare du fruit. L’extrait obtenu est ensuite mis dans des tonneaux de chêne où il se transformera en vin. Une installation unique au monde, au dire d’Inger Shiffler.

    L’un de ces rouges, le Cabernet Sauvignon Oakville se révèle en bouche avec délicatesse – on y perçoit la cerise noire et la mûre. Il se compare à de grands bordeaux.

    Tous ces nectars sont signés par la Franco-Américaine Geneviève Janssens. La vinificatrice prend soin de choisir le bon moment pour la cueillette du raisin. «Les vins conçus par Geneviève sont fins. Malheureusement, parce que nous ne sommes pas considérés comme un établissement-culte, on nous associe surtout à des vins d’entrée de gamme», déplore Inger.

    Sa collègue Anne LeBlanc renchérit. «Les vins de Geneviève, ce n’est que de l’élégance! » s’exclame-t-elle. La Québécoise est arrivée à Napa avec une petite valise et une raquette de tennis. «Je devais rester ici une saison et j’y suis encore 17 ans plus tard. Quel endroit incroyable!» Chez Robert Mondavi, elle s’occupe des événements spéciaux, comme les concerts estivaux, les visites en vélo ou les cours de yoga dans le vignoble, l’une de ses initiatives qui connaissent un franc -succès.

    L’idée me plaît bien: dérouler un tapis de yoga dans cet endroit bucolique… Il faudra donc revenir.

     

     

    Le décor contemporain de la Prisoner Wine Company impressionne les visiteurs. (Photo: Prisoner Wine Company)

     

     

    Photo: Johanne Lauzon

     

    The Prisoner: des vins urbains branchés

    Si les vins Robert Mondavi sont associés au terroir, ceux de la Prisoner Wine Company correspondent davantage à une faune urbaine branchée. Bien que géographiquement voisines, les deux maisons vinicoles sont à mille lieues l’une de l’autre. Pas de cadre champêtre ici. Plutôt une entrée digne d’un musée d’art contemporain.

    À mon arrivée, on me glisse un rosé dans les mains. Je confesse y avoir à peine mouillé les lèvres malgré le mélange rafraîchissant de cépages du coin (Calistoga, Napa Valley et Carneros) qui le composait. La journée avance, et j’ai déjà trop bu, même si j’ai fait bon usage du crachoir.

    Aux tables, autour de moi, de jeunes couples. On s’y arrête pour prendre un verre, ou deux, dans un décor mariant fer forgé, métal, béton, miroirs et bois noir. Ou pour déguster les produits proposés, 10 en tout, qui rivalisent de saveurs. Pour 125 $ US, on peut aussi s’offrir la totale: un repas accords vins et mets.

    «On n’est ouvert que depuis quelques mois et on a déjà beaucoup de touristes locaux qui viennent», dit Logan Michaud, qui travaille depuis 12 ans chez Constellation, le groupe new-yorkais propriétaire de la Prisoner Wine Company et du vignoble Robert Mondavi. (Bien sûr qu’avec un nom comme le sien, je lui ai demandé s’il parlait français! Malheureusement, la langue de Vigneault s’est perdue quelque part entre deux générations après que son arrière-grand-père se fut installé aux États-Unis…)

    Tout, ici, est pensé pour les urbains en quête d’expériences fortes. D’où ces produits audacieux aux étiquettes noires, pour la plupart, qui mettent en vedette des œuvres d’artistes. Le vin le plus vendu de la maison, The Prisoner, arbore sur sa bouteille un prisonnier enchaîné. Pour ma part, j’ai beaucoup apprécié le Saldo Zinfandel: tant le contenu que le contenant au lettrage imitant celui des estampeuses d’étiquettes qu’on utilisait jadis pour identifier les effets scolaires.

    Aucune prétention dans cet espace magnifique. Est-ce cela, la coolitude à la californienne? «J’essaie le plus possible de défaire cette image bourgeoise associée au vin. On n’a pas besoin d’être éduqué et riche pour apprécier le vin», renchérit le jeune homme à la barbe bien soignée.

    La Prisoner Wine Company n’a pas de vignes. L’entreprise crée ses nectars en achetant le raisin des producteurs des vallées de Napa et de Sonoma de même que de Mendocino, sur la côte du Pacifique. Quelques-unes de ses bouteilles se retrouvent à la SAQ, même si la production est en grande partie engloutie par les Californiens eux-mêmes.

     

     

    Photo: Getty Images / NightAndDayImages

     

    Ravenswood: rustique et convivial

    Reprenons la route vers le sud-ouest pour rejoindre Sonoma et le vignoble Ravenswood. Ce dernier est reconnu pour ses zinfandels et… son logo formé d’un trio de corbeaux, devenu l’un des tatouages les plus populaires dans le monde. «Les jeunes tripent fort sur ce tatouage», dit d’entrée de jeu David Miles, l’un des éducateurs vinicoles de l’entreprise. Il faut dire qu’afficher le logo Ravenswood leur permet de boire gratuitement au vignoble…

    Et qu’en est-il de son zinfandel? «C’est le meilleur en Californie!» précise David, les yeux rieurs. Je suis prête à le croire, mais ouvrons d’abord ces quatre bouteilles de zin, comme disent les gens par ici. Elles partagent une même intensité, des notes de cacao, de fruits rouges et d’épices, tels le poivre, la cannelle et la cardamome, chacune ayant néanmoins sa personnalité propre.

    Ma préférée? Difficile de trancher. Une chose est sûre, j’accompagnerai maintenant des plats costauds, à base d’agneau par exemple, d’un Ravenswood Lodi Zinfandel 2016.

    Dans les chais, le vin vieillit dans des barriques de chêne provenant de Bordeaux, en France. Au bout des rangées, la sélection est identifiée selon les producteurs de raisins – ici le vignoble Old Hill avec la photo du propriétaire, Otto Teller; là, la famille Teldeschi, originaire de la Toscane. Le raisin est ainsi acheté dans des parcelles précises qui figurent sur une carte que l’on peut consulter.

    Convivial à souhait, le vignoble accueille plus de 20 000 visiteurs par an. «En saison, on peut marcher tout autour et goûter aux raisins», dit David, qui m’amène voir les vignes de l’autre côté de la route. Elles sont traitées selon des normes écologiques rigoureuses. Autour des plants, on laisse pousser 13 espèces de mauvaises herbes pour contrôler les insectes ravageurs et freiner l’érosion du sol. Et c’est sans compter la gestion de l’eau mise en œuvre afin de préserver une ressource précaire dans cet État souvent victime de sécheresses.

    Faire du bon vin, c’est aussi l’art de prendre soin du raisin, des vignes… et de ce magnifique paysage façonné par des artisans et des artisanes passionnés.

     

    Napa, Sonoma, Yountville…

    Voici quelques adresses charmantes dans ces trois villes et villages du nord de la Californie.

     

    1. Compline, bar à vin, Napa
      Qu’est-ce qu’on fait à Napa en soirée après avoir visité des vignobles? On boit encore. Compline propose une carte impressionnante de bouteilles provenant de petits producteurs américains et étrangers. Les plats sont copieux, et l’équipe au service est super généreuse de son savoir vinicole.
    2. Oxbow Public Market, marché public, Napa
      Un marché pas très grand, mais plutôt dense. Des producteurs artisans (de fromages, d’alcools, de pains) y côtoient des restaurateurs. On veut goûter à tout! L’endroit idéal pour trouver des cadeaux gourmands.
    3. La Calenda, resto mexicain, Yountville
      Pas les moyens de s’offrir le French Laundry (à 325 $ US par personne)? On peut se rabattre sur les autres adresses du chef Thomas Keller à Yountville, dont le resto mexicain La Calenda. On accompagne tamales, tacos et enchiladas de cocktails.
    4. Williams-Sonoma, boutique, Sonoma
      Pour celles et ceux qui aiment fouiner chez Williams-Sonoma, un détour dans la ville s’impose. C’est là que la première enseigne a ouvert ses portes, en 1956. Le quincaillier Charles Williams a eu l’idée de vendre des ustensiles de cuisine européens après un voyage en France. Aujourd’hui, la bannière compte plus de 600 boutiques, surtout en Amérique du Nord.

    Les frais de ce voyage ont été assumés par Vins Arterra Canada, propriétaire de vignobles et de distributeurs de vins au pays, qui n’a eu aucun droit de regard sur le contenu du reportage.

     

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