• Restaurants 2: Traverser la pandémie quand on est un café du centre-ville

     

    Traverser la pandémie quand on est à

    un café du centre-ville

     

    Imaginez trouver au même endroit un café de quartier, un marché local et un espace où il fait bon passer du temps: La Finca, c’est tout ça. Nous avons rencontré les propriétaires Marie-Laurence Guindon et Geneviève Loignon-Houle. Deux femmes persévérantes.

     

    Le café de quartier La Finca a ouvert en 2016. FINCA

    La Finca café & bureau

    En 2016, quand Marie-Laurence et Geneviève ouvraient les portes de leur entreprise sous le nom de La Finca café & bureau, on était à des lieux de la pandémie. À l’époque, le café offrait la possibilité aux travailleurs autonomes de louer un espace pour faire des réunions avec leurs clients ou des collaborateurs. Un modèle qui fonctionnait bien, mais qui a dû être transformé en 2020 quand les bureaux du centre-ville se sont vidés au profit du télétravail.

    Le sympathique café de la rue de Bleury s’est donc transformé en un endroit où l’on peut aujourd’hui commander à la fois un excellent café et acheter des produits de qualité, conçus principalement à Montréal ou en région (sauf pour le café et le vin de production privé).

    Une rencontre qui change tout

    Geneviève et Marie-Laurence se sont rencontrées au début des années 2010. Sans se connaître beaucoup, elles ont eu envie de partir ensemble en voyage, un peu sur un coup de tête. «C’est à partir de ce voyage qu’on a découvert notre rêve commun qui était d’ouvrir un café. On en a parlé et on s’est dit que ce serait le fun de faire ça ensemble» raconte Marie-Laurence. Elles repartent ensuite pour un autre voyage, au Salvador cette fois, afin de visiter des plantations de café, connaître le produit, ses origines, à quoi ça ressemble exactement une ferme de café. «En espagnol, la Finca, ça veut dire à la fois une plantation, une petite ferme et une maison», ajoute-t-elle.

    C’est pendant ce voyage que les choses se sont concrétisées, que le rêve est devenu un projet concret. En découvrant les produits de spécialité, les deux amies se rendent compte de l’impact social d’une simple tasse de café. Le café bio et équitable, c’est très bien. Mais le café qui provient du commerce direct, c’est encore mieux: «Un lien se crée avec le petit producteur. On sait exactement d’où ça vient, on connaît la qualité et on peut parler de ce lot de café spécifiquement. Il y a moins d’intermédiaires et c’est plus profitable pour le producteur» précise Marie-Laurence. Et bien entendu, les deux entrepreneures ont décidé de ne servir que du café en provenance du commerce direct à leurs clients.

     

    La café de quartier La Finca à Montréal. FINCA

    Recommencer à zéro

    Les deux jeunes femmes ont lâché leur job (Marie-Laurence avait une formation de biologiste et Geneviève de comptable) pour aller travailler dans des cafés de spécialité, afin de se familiariser avec le milieu. Tranquillement, mais sûrement, elles ont développé leur plan d’affaires. À l’origine, La Finca café & bureau avait été développé dans le but de combler l’absence d’un vrai café de quartier au centre-ville: «On voulait être proche de la clientèle et avoir quelque chose de pertinent à offrir, d’où l’idée des petits bureaux à louer», précise Marie-Laurence.

    «Ensuite, la vente de produits locaux a permis d’élargir notre offre et de répondre à un besoin. Nous allons continuer au-delà de la pandémie parce que ça fonctionne bien et les gens en sont très satisfaits. Avec le recul, on se dit qu’on aurait peut-être dû faire ça depuis le début. Ça permet à notre clientèle de se dire qu’en allant chercher du café, par exemple, ils peuvent en même temps prendre une bonne bouteille de vin d’importation privée pour l’apéro, des chips et de la salsa faites à Montréal!»

     

    Les hauts et les bas de la pandémie pour le café de quartier La Finca. FINCA

    Les hauts et les bas de la pandémie

    On se rappelle qu’en 2020, au début de la pandémie, c’était un peu la folie dans les épiceries qui affichaient une longue file d’attente. En observant le comportement des gens devant le café – certains faisaient leurs courses au dépanneur d’en face, pour éviter d’aller à l’épicerie – Geneviève a trouvé une bonne idée. «Il y avait clairement un besoin au niveau de l’alimentation alors on s’est dit: tant pis pour les salles bureau, on démoli les murs, on achète des étagères et des frigos et on offre des produits frais et locaux», précise Marie-Laurence.

    Les deux entrepreneures sont fières de dire que tout ce qu’elles vendent dans leur café – le pain et les viennoiseries par exemple – est fait sur place. « Recruter des experts en pâtisseries est un peu difficile par les temps qui courent, mais les viennoiseries et le pain fait maison c’est quelque chose qu’on souhaite maintenir. Ça nous différencie et les croissants sont vraiment bons! » nous confie Marie-Laurence. Le jour de l’entrevue – qui s’est déroulée en visioconférence à cause de la situation pandémique – c’est la pâtissière en chef Aurélie qui était aux commandes des cuisines. Nous avons fait un petit tour virtuel des magnifiques cuisines à aires ouvertes, où les clients peuvent voir Aurélie rouler les croissants et faire les chocolatines.

     

    Le café de quartier La Finca a dû recommencer à zéro. FINCA

    Une mentalité de quartier au centre-ville

    Bien que ce soit difficile, les deux entrepreneures avouent que tenir le café à flot reste un beau défi. «Moi je dis souvent que la pandémie a peut-être été la pire chose qui nous est arrivée, mais aussi la meilleure d’une certaine façon. Il y a eu ce sentiment d’urgence de mettre des choses en place.» Et comme les deux jeunes femmes ne reculent devant rien, elles ont également fondé une famille chacune de leur côté, en même temps, en pleine pandémie!

    «On a changé notre manière de fonctionner et notre manière de voir les choses. On a complètement repensé notre modèle, dans un système de pénurie de mains d’œuvre et de gens au centre-ville» nous confie Geneviève. Mais de la ressource, les deux jeunes femmes semblent en avoir indéfiniment. Après l’idée de vendre des produits locaux est venue celle de la boutique en ligne: c’est Marie-Laurence qui a tout mis en place… et Geneviève est devenue «officiellement» livreuse, nous racontent-elles en rigolant. Officiellement, jusqu’à ce que les choses se placent et qu’une personne soit embauchée. Alors si vous souhaitez rencontre la charmante jeune femme, on vous conseille fortement de commander leurs bons produits dans la boutique La Finca en ligne. La livraison est possible partout à Montréal, sur la Rive-Sud ou la Rive-Nord.

    En apportant un vent de fraîcheur et de chaleur, les filles du café La Finca ont réussi leur pari de changer les choses au centre-ville de Montréal. Aller prendre un café à La Finca, c’est aussi créer des liens avec les gens. Geneviève et Marie-Laurence sont proches de leurs clients et sont au fait des événements importants de leur vie. Parfois, un simple sourire peut faire toute la différence. «On essaie de faire quelque chose de bien» conclue Geneviève. Comme elles le font depuis les 5 dernières années et continueront, on leur souhaite de tout cœur, pendant longtemps!

    Pour plus d’information: La Finca café & marché local

     

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