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    Bêtes de science : le cerveau des corbeaux n'en finit pas d'étonner

     

    par Nathalie Meyer

     

    Articles/Photos sur les animaux - 5:  Bêtes de science: le cerveau des corbeaux n'en finit pas d'étonner

     

    «Bêtes de science», c'est comme un recueil d'histoires. De belles histoires qui racontent le vivant dans toute sa fraîcheur. Mais aussi dans toute sa complexité. Une parenthèse pour s'émerveiller des trésors du monde. Pour ce nouvel épisode, prenons un peu de hauteur et partons à la rencontre d'un oiseau à la sinistre réputation : le corbeau.

     

    Un plumage noir comme l'ébène. Un regard sévère et perçant. Un croassement sinistre. Une tendance claire à la nécrophagie. Dans notre imaginaire, le corbeau est souvent associé à de mauvais présages. Ne signe-t-il pas, d'ailleurs, de sa plume, des lettres anonymes destinées à blesser les personnes auxquelles elles sont adressées ? Ainsi, au fil des siècles, l'oiseau de malheur a souvent été persécuté. Cloué même sur les portes dans l'espoir d'éloigner le mauvais œil.

     

    Pourtant, dans la mythologie amérindienne, le Grand Corbeau -- un oiseau majestueux qui peut faire jusqu'à 160 centimètres d'envergure -- apparaît comme le protecteur de l'humanité. Un créateur bienveillant auquel nous devons non seulement l'eau et le feu. Mais aussi les étoiles, la lune et le soleil.

     

    Pour les scientifiques, le corbeau est surtout le symbole d'une intelligence hors norme. Des études ont, par exemple, montré qu'il est capable de se servir d'outils. De se servir d'outils et même, d'en fabriquer. En choisissant des brindilles de la bonne longueur. Ou du bon diamètre. Ou encore en façonnant des crochets à partir de matériaux pliables.

     

    À leur grand étonnement, les chercheurs ont aussi découvert que le corbeau est capable de reconnaître un être humain par son seul visage. Une capacité surprenante pour un animal sauvage et non domestiqué. D'autant que le corbeau peut se souvenir du visage d'un humain pendant des années. Et transmettre ce souvenir pour apprendre à ses congénères le comportement à adopter en présence de l'humain en question.

     

    Des interneurones pour galvaniser l’intelligence

    Le corbeau sait également faire preuve d'une certaine maîtrise de lui-même. Une capacité que nous envisageons comme susceptible de nous aider à faire les bons choix, à prévoir pour l'avenir. Présentez-lui en effet, sur un plateau tournant, une friandise accessible immédiatement, mais de petite taille et une friandise plus grande, mais accessible seulement plus tard et le corbeau préférera faire preuve de patience pour accéder à cette dernière.

     

    Si ça ne vous a toujours pas convaincu du niveau d'intelligence du corbeau, sachez qu'il fait partie de ces animaux qui peuvent se reconnaître dans un miroir. Pour protéger sa nourriture, il peut recourir à la ruse, faisant semblant, par exemple d'être mort ou de déposer son butin à un endroit pour le cacher réellement autre part ensuite. Le corbeau est aussi joueur et capable d'empathie pour ses congénères. Et alors que la majorité des oiseaux ne communiquent que vocalement, lui sait échanger des informations par signes. Il lui arrive par exemple de pointer quelque chose du bec.

     

    Récemment, les chercheurs ont, en quelque sorte, mis une cerise sur le gâteau de l'intelligence du corbeau. Selon eux, le corbeau sait... qu'il sait ! Il est capable de réfléchir au contenu de son propre esprit. Il possède une conscience sensorielle. Une forme d'intelligence supérieure qui a longtemps été considérée comme réservée aux humains et à certains singes.

     

    Ce niveau d'intelligence pourrait être dû à la présence, dans le cerveau du corbeau, d'un nombre inhabituellement élevé de cellules impliquées dans le traitement de l'information. Des interneurones, disent les scientifiques. Ils sont au cœur du processus de prise de décision : de l'évaluation des risques à la planification des tâches. Le corbeau, donc, jouirait de près de 300 millions de ces interneurones. Pour comparaison, sachez que le poulet n'en a que 40 millions. Et l'être humain, environ 1,3 milliard.

     

    D'autres travaux avaient déjà montré qu'une région du cerveau du corbeau, le pallium, était organisée un peu comme notre cortex. Et le cortex, chez les humains, est la zone du cerveau dédiée aux tâches que l'on pourrait qualifier de supérieures. Le langage ou la mémoire. Ainsi, l'évolution semble-t-elle avoir trouvé le moyen d'optimiser le tout petit volume disponible dans la boîte crânienne d'un corbeau pour maximiser ses capacités cognitives. Et faire de lui, un oiseau... pas si bête !

     

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    Articles/Photos sur les animaux - 5:  10 animaux aux regards envoutants

     

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    Jour de la marmotte: 12 faits à connaître

    sur la marmotte

    Découvrez ces faits fascinants sur le Jour de la marmotte et ces petites bêtes à fourrure que nous célébrons chaque année au mois de février.

     

     

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    Jour de la marmotte: sachez que les marmottes ne sont pas douées pour faire des prévisions météorologiques.OWSIGOR/GETTY IMAGES

    Les marmottes ne sont pas douées pour faire des prévisions météorologiques

    Selon le mythe du Jour de la marmotte, si Fred, la marmotte canadienne de Val-d’Espoir près de Percé, au Québec, voit son ombre le 2 février, l’hiver durera encore six semaines. Toutefois, la science des marmottes n’est pas toujours exacte. L’almanach en ligne Stormfax a calculé que, depuis 1887, Phil (la marmotte américaine) aurait en fait obtenu un taux de réussite de 39% dans ses prévisions. Selon une étude portant sur des marmottes canadiennes, ce résultat ne serait que 2% de plus que le taux de réussite de 37% de la marmotte moyenne (les marmottes aux prévisions les plus exactes de l’étude résidaient à Yellowknife, au Canada, et avaient un taux de réussite de 50%). En d’autres termes, mieux vaut tirer à pile ou face!

     

     

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    Jour de la marmotte: les mâle ont un talent caché.TOHA90/SHUTTERSTOCK

    Les marmottes ont un talent caché

    Qu’ont en commun les marmottes et des ouvriers de la construction un peu machos? Ils sifflent tous les deux des partenaires potentielles, d’où le surnom de «siffleux» donné aux marmottes.

     

     

     
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    Jour de la marmotte: les marmottes ont aussi d’autres noms.HEATHER36/SHUTTERSTOCK

    On leur donne aussi d’autres noms

    Les marmottes font partie d’un groupe de gros écureuils fouisseurs, ou spermophiles, mais on les appelle également castors terrestres et marmottes d’Amérique (woodchucks en anglais). Étonnamment, le nom woodchuck n’aurait rien à voir avec le bois, selon le magazine de vulgarisation scientifique Scientific American. On croit plutôt qu’il viendrait du nom algonquin de l’animal: wuchak.

     

     

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    Jour de la marmotte: les marmottes sont végétariennes.LEWALD/SHUTTERSTOCK

    Les marmottes sont végétariennes

    Les marmottes se nourrissent principalement de gazon, de fines herbes, de plantes comme les pissenlits, les marguerites et les verges d’or. Elles s’intéressent aussi aux cultures humaines, les carottes et le maïs par exemple, ce qui en fait les ennemis jurés des agriculteurs. Et, bien sûr, elles mangent à l’occasion de l’écorce d’arbre.

     

     

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    Jour de la marmotte: les marmottes vivent surtout en Amérique du Nord.JESS KRAFT/SHUTTERSTOCK

    Elles vivent surtout en Amérique du Nord

    Si la plupart des marmottes vivent dans l’est et le centre des États-Unis, on en trouve au Canada et même en Alaska. Elles s’installent habituellement à l’orée d’une forêt ou d’un boisé, à proximité d’un champ ouvert, où elles sont susceptibles de construire leurs terriers souterrains. On peut aussi les apercevoir en train de grimper aux arbres.

     

     
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    Jour de la marmotte: les marmottes sont de formidables architectes.NUK2013/SHUTTERSTOCK

    Elles sont de formidables architectes

    Les marmottes se construisent des «maisons» vraiment impressionnantes. Leurs terriers souterrains comptent plusieurs «pièces» servant notamment de «chambre à coucher», de
    «pouponnière» et de «salle de bains». Le terrier entier s’étend quelque part entre 8 et 66 pieds de longueur.

     

     

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    Jour de la marmotte: les marmottes adorent dormir.COLACAT/SHUTTERSTOCK

    Dormir constitue leur activité préférée

    Peu d’animaux sont aussi enclins à l’hibernation que les marmottes. Elles dorment de la fin de l’automne à la fin de l’hiver ou au début du printemps, ce qui signifie que, selon le climat, elles peuvent dormir jusqu’à six mois d’un sommeil profond. Pendant ce temps, la température de leur corps peut descendre sous les 20°Celsius (68°Fahrenheit), et leur rythme cardiaque ralentit, passant de 80 battements à la minute à seulement 5.

     

     
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    Jour de la marmotte: les marmottes sont romantiques.NILADRI NATH/GETTY IMAGES

    Elles sont étonnamment romantiques

    En dépit de leurs habitudes d’hibernation intenses, il y a lieu de penser que les marmottes mâles se réveillent tôt (après environ trois mois) pour commencer à chercher des partenaires potentielles. «Généralement, il y a un mâle qui règne sur un territoire comprenant plusieurs terriers de femelles – et il y a de la concurrence pour obtenir ce territoire», explique au National Geographic le professeur de biologie à la retraite Stam Zervanos de l’université d’État de Pennsylvanie. «Les mâles essaient de défendre ce territoire et vont de terrier en terrier pour découvrir si la femelle est toujours là.» Ils commencent à visiter les femelles hâtivement, en février, et retournent dormir jusqu’au début de la saison des amours en mars.

     

     
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    Ça ne s’est pas toujours appelé le Jour de la marmotte.DAVID MAXWELL/EPA/REX/SHUTTERSTOCK

    Ça ne s’est pas toujours appelé le Jour de la marmotte

    Si vous ne trouvez pas de marmotte à observer ce 2 février, sortez simplement et récitez ce vieux proverbe français:

    «Si la Chandeleur est claire,
    laisse l’hiver derrière.
    Si le ciel n’est ni clair ni beau,
    nous aurons plus de vin que d’eau.»

    Le Jour de la marmotte que nous connaissons aujourd’hui a d’abord été la Chandeleur en Europe, une célébration de la lumière (les jours allongent) et une fête religieuse (la Chandeleur évoque la première visite de Jésus au Temple de Jérusalem). Si c’est une vieille histoire de chevalier qui veut que le temps qu’il fait à la Chandeleur soit exactement à l’opposé du temps qu’il fera dans six semaines, ce sont pourtant, des siècles plus tard, quelques lignes d’un proverbe scientifiquement douteux qui demeurent la base de cette fête annuelle.

     

     

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    Jour de la marmotte: un autre animal été célébré avant.DAVID MAXWELL/EPA/REX/SHUTTERSTOCK

    La marmotte n’a pas toujours été l’animal honoré lors de cette fête

    Située environ à mi-chemin entre le solstice d’hiver et l’équinoxe de printemps, la Chandeleur a longtemps été une journée de spéculations saisonnières, bien que l’animal désigné pour prévoir le temps variait d’une culture à l’autre. Des documents provenant des Penn State University Libraries montrent que dans les cultes médiévaux, on préférait les ours: les gens célébraient près de leurs tanières vêtus de costumes de grizzlis en attendant qu’un ours sorte de son hibernation et vienne tâter le temps. Les catholiques anglais et allemands célébraient pour leur part la tradition avec des blaireaux sacrés. Lorsque les blaireaux se sont révélés difficiles à trouver pour les colons allemands venus s’établir en Pennsylvanie au début des années 1800, ceux-ci ont adapté la tradition de leur mère patrie en optant pour un animal abondant dans le Nouveau Monde: la marmotte.

     

     

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    Jour de la marmotte: vous n’êtes pas censé manger la marmotte… du moins plus maintenant.ARLUTZ73/GETTY IMAGES

    Vous n’êtes pas censé manger la marmotte… du moins plus maintenant

    Le 2 février 1886, le journal The Punxsutawney Spirit a annoncé la première célébration officielle du Jour de la marmotte, organisée par un groupe d’anciens de la ville de Punxsutawney surnommé le Groundhog Club (Club des marmottes). Aux yeux de ce club, les marmottes représentaient bien plus que des météorologues à fourrure: elles étaient aussi un mets de choix. En plus de la cérémonie du Jour de la marmotte, le club organisait une chasse pendant l’été et un pique-nique. Au menu: viande de marmotte cuite (décrite par les gens du coin comme «un mélange entre le porc et le poulet») et un «punch de marmotte», soit une combinaison de vodka, de lait, d’œufs, de jus d’orange et «d’autres ingrédients». Pendant un certain temps, la viande de marmotte fut le plat local. Les choses ont commencé à changer en 1887 à la naissance d’une marmotte nommée Phil. Selon ses gardiens, Phil ne serait plus au menu depuis plus de 100 ans.

     

     
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    Jour de la marmotte: l’avenir pourrait bien être aux marmottes robots.VGSTOCKSTUDIO/SHUTTERSTOCK

    L’avenir pourrait bien être aux marmottes robots

    Nous avons fait du chemin depuis que les marmottes ne se mangent plus, mais leur sécurité n’est toujours pas assurée. Le Jour de la marmotte 2014, le maire de New York, Bill de Blasio, a accidentellement laissé tomber Charlotte, la marmotte de Staten Island, lui infligeant ainsi des blessures internes qui l’ont tuée une semaine plus tard. En 1999, la célèbre marmotte canadienne Wiarton Willie est morte le dimanche précédant le Jour de la marmotte, mais la nouvelle n’a scandaleusement été annoncée que le 3 février! Des histoires comme celles-ci, aggravées par la présence de foules de plus en plus nombreuses au parc d’attractions Gobbler’s Knob à Punxsutawney, ont poussé PETA (People for the Ethical Treatment of Animals) à proposer une solution de rechange: remplacer Phil par une marmotte robot.

     

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    Articles/Photos sur les animaux - 5:  Jour de la marmotte: 12 faits à connaître sur la marmotte

     

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    La meilleure température à l’intérieur de

    la maison pour votre animal de

    compagnie

     

    Vous et votre animal ne vous entendez pas pour le réglage du thermostat? Voici la meilleure température à l’intérieur de la maison pour les chiens, les chats et les autres animaux de compagnie.

     

    La meilleure température à l’intérieur de la maison pour votre animal de compagnie.NEW AFRICA/SHUTTERSTOCK

    En hiver, nous réglons la température à l’intérieur de la maison selon des normes précises. Mais qu’en est-il de nos animaux domestiques? Les chiens, les chats, les reptiles et les oiseaux ont plus de facilité à régulariser leur température que les humains, mais ils ont aussi leurs propres limites. Voici des conseils pratiques sur la température recommandée à l’intérieur de la maison pour nos animaux.

     

     

    Quel est l'impact de la température à l'intérieur de la maison sur nos animaux de compagnie?ALBINA GAVRILOVIC/SHUTTERSTOCK

    Impact de la température sur nos animaux de compagnie

    Comme nous, les animaux s’acclimatent en été comme en hiver à la température de la maison. Ceux qui sont en surpoids ou qui ont une fourrure épaisse peuvent souffrir davantage de la chaleur. Les petits chiens et ceux à poil court ou sans poil auront plus froid en hiver. Mais en général, quand la température est confortable pour vous, elle l’est également pour eux.

    Les choses peuvent se compliquer si vous modifiez le thermostat avant de quitter la maison, comme la plupart des gens le font pour économiser. La baisse éventuelle de votre facture d’électricité pour une variation de quelque 5°C dans la journée pourrait avoir un impact négatif sur vos animaux.

    Un chat ou un chien qui a trop chaud peut souffrir d’épuisement, et même mourir d’un coup de chaleur. La température est rarement assez basse pour lui être fatale, mais le froid peut l’incommoder, le stresser ou le rendre apathique. Voyons quelles sont les températures sécuritaires pour les chiens, les chats et les autres animaux domestiques.

     

     
    Quelle est la température idéale à l'intérieur de la maison pour les chiens?CAVAN IMAGES/GETTY IMAGES

    La température idéale pour les chiens

    En été, la température devrait se situer entre 23°C et 25°C. Quand vous quittez la maison, ne montez jamais le thermostat au-dessus de 27°C et prévoyez toujours beaucoup d’eau pour votre chien. Les animaux à fourrure épaisse aiment se rafraîchir sur un plancher en céramique ou en ciment frais.

    En hiver, une température entre 20°C et 22°C est agréable pour nous comme pour notre chien. Ne baissez jamais le thermostat sous 15°C en quittant les lieux. Laissez aux chiots, aux chiens plus vieux, aux petits chiens à poil court et à ceux dont la santé est fragile une couverture supplémentaire sur leur coussin. Il existe des paniers spécialement conçus pour des races spécifiques. Assurez-vous de laisser les stores ouverts pour qu’ils puissent profiter de leur rond de soleil préféré.

     

     

    Quelle est la température idéale à l'intérieur de la maison pour les chats?ALENA OZEROVA/SHUTTERSTOCK

    La température idéale pour les chats

    Les chats endurent des températures allant de 30°C à 32°C. C’est trop chaud pour nous, mais cela leur convient parfaitement lorsque nous sommes partis de la maison. Surtout s’ils ont accès à de l’eau fraîche. Des températures au-dessous de 21°C peuvent nuire au maintien de leur température naturelle. Il n’est donc pas recommandé de trop baisser le thermostat en hiver.

    Vous pourriez vous procurer un coussin chauffant pour animal de compagnie, notamment lorsqu’il s’agit d’un chat âgé, d’un chaton, d’un chat sans poils ou à poil court. L’hôpital vétérinaire pour chats de Kirkland à Washington avertit de ne jamais donner un coussin chauffant pour humains à un animal, car il pourrait mâcher le cordon électrique et s’électrocuter.

     

     

    Quelle est la température idéale à l'intérieur de la maison pour les oiseaux?KUCHERAV/SHUTTERSTOCK

    La température idéale pour les oiseaux

    Les oiseaux domestiques proviennent essentiellement des Tropiques et ne supportent pas les basses températures. Un oiseau qui a froid gonfle ses plumes, cache son bec sous son aile et s’accroupit pour se réchauffer. La température doit toujours se situer entre 19°C et 30°C pour nos amis ailés. Ils mangent plus en hiver pour conserver leur chaleur. Assurez-vous qu’ils aient toujours de la nourriture à leur disposition. La nuit, recouvrez leur cage d’une housse.

     

     
    Quelle est la température idéale à l'intérieur de la maison pour les poissons?PIXEL-SHOT/SHUTTERSTOCK

    La température idéale pour les poissons

    Pour la plupart des poissons tropicaux, la température de l’eau de l’aquarium devrait se situer entre 24°C et 26°C. Ils sont sensibles à la moindre variation de température. Même s’il fait 25°C dans la maison, il faut prévoir un chauffe-eau pour aquarium pour assurer une température constante.

     

     

    Quelle est la température idéale à l'intérieur de la maison pour les animaux exotiques?JGA/SHUTTERSTOCK

    La température idéale pour les animaux exotiques

    Petits mammifères: Selon le département de biologie de l’Université de Miami, les lapins domestiques ne peuvent endurer une température au-dessus de 25°C. Si vous avez un lapin, ne laissez jamais le thermostat à un niveau élevé lorsque vous quittez la maison durant l’été. Il supporte mieux la fraîcheur, ce qui vous permettra de baisser le thermostat pendant l’hiver. Les hamsters et les gerboises ne tolèrent pas les températures au-dessous de 18°C et au-dessus de 23°C.

    Tortues terrestres et aquatiques: Selon PetSmart, les tortues terrestres ont besoin d’une température diurne de 21°C à 26°C, avec une «zone chaude» de 37°C à 40°C pour se prélasser. Les tortues essentiellement aquatiques exigent une température constante entre 23°C et 30°C. Un chauffe-eau pour aquarium est alors requis, même en été.

    Serpents et iguanes: Pour être confortables, vos amis reptiles ont besoin d’une température se situant entre 21°C et 29°C dans leur vivarium. La plupart nécessitent la possibilité de trouver un lieu de repos au soleil quelques heures par jour, pour absorber un peu de chaleur. Vous pouvez créer ce lieu avec une lampe chauffante ou un radiateur rayonnant.

     

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    Sauver le grand requin blanc

     

    Les chercheurs en biologie marine lèvent le voile sur un des prédateurs les plus mystérieux du monde: le grand requin blanc.

     

    Comment sauver le grand requin blanc?SHUTTERSTOCK

     


    Le requin blanc est, à nos yeux, l’incarnation de la terreur. Avec ses rangées de dents acérées et une peau si dure qu’elle servait jadis de papier abrasif, on l’imagine fonçant sur ses proies comme un missile. La peur primitive se comprend. Mais nous sommes une espèce particulière, également fascinée par cela même qui la terrifie. Des Dents de la mer à la Shark Week, les requins sont au croisement de l’horreur et de l’émerveillement. Alors si l’un d’eux se met à tweeter, bien sûr qu’on le suit. D’ailleurs, les Dents de la mer fait partie des films d’horreur qui ont été inspirés de faits réels.

    En mars 2017, en Caroline du Sud, l’équipe de recherche américaine de l’Ocearch capture au large de l’île de Hilton-Head un requin blanc de 3,7 m et 600 kilos. Les biologistes installent sur sa nageoire dorsale un émetteur satellite de la taille d’une lampe de poche et baptisent le requin Hilton. Le même mois, ils lui ouvrent un compte Twitter géré par un groupe d’employés, de bénévoles et de scientifiques. Il suffit dès lors de télécharger l’application Shark Tracker pour suivre la migration de Hilton, qui croise le long de la côte Atlantique de la Nouvelle-Écosse.

    Avec près de 50 000 abonnés, Hilton est une petite célébrité et devient la mascotte officielle des passionnés de requins en Nouvelle-Écosse. Sur le compte Twitter de Hilton, l’équipe d’Ocearch le présente comme un type enjoué en quête de nourriture et d’amour. (On y trouve ce genre de tweets: «J’ai donné 15 secondes d’avance à mon dernier poisson. Je me sens l’esprit sportif aujourd’hui. Le prochain aura droit à 25 secondes.») Hilton n’est pas la seule vedette des réseaux sociaux. Ocearch gère 27 comptes Twitter pour ses requins balisés.

    Ocearch, mot-valise formé d’ocean et research, est une organisation de recherche océanographique très connue, et controversée, faut-il ajouter, en raison notamment de son marketing original. À la barre de cette ONG: Chris Fischer, une personnalité tout aussi clivante. Au lieu de craindre les requins, il veut les sauver.

    Chris Fischer règne sur le MV Ocearch, un navire de recherche de 38 mètres. Il s’exprime avec un reste d’accent traînant du Kentucky et porte une veste à capuche et une casquette avec les logos de ses sociétés commanditaires. Pour Ocearch, il dit s’être inspiré de Jacques Cousteau, le cinéaste et explorateur océanographique apprécié du public. Mais avec son faible pour l’innovation et le développement, il évoque davantage un fondateur de startup.

    Chris a découvert sa vocation quand il animait Offshore Adventures, une série sur la pêche diffusée sur la chaîne ESPN2. En 2005, il a invité des biologistes à aider son équipe à attraper des poissons pour la recherche. Il découvrait ainsi que l’écosystème des océans repose sur des superprédateurs comme les requins blancs.

    En plus d’être menacés par la surpêche, les requins blancs sont capturés pour leurs ailerons et leurs nageoires, puis rejetés mutilés mais vivants à la mer. Perdre ces joueurs essentiels à l’équilibre marin, avertissent les scientifiques, ne peut conduire qu’à l’effondrement des réseaux écologiques. 

    Chris a alors l’idée de transformer son navire en laboratoire flottant qu’il appelle le MV Ocearch. Le bateau devient la base à partir de laquelle il tourne l’émission de téléréalité documentaire centrée sur les requins Expedition Great White, diffusée à partir de 2010 sur National Geographic (rediffusée plus tard sous le nom de Shark Men, puis sous celui de Shark Wranglers). «J’étais assez jeune et assez fou pour me lancer à la conquête d’un noble objectif: faire entrer l’océan dans la vie des gens comme à l’époque de Cousteau.»

    Depuis les années 1970, les scientifiques analysent les populations de requins blancs dans le nord-ouest atlantique, comptent les individus trouvés dans les palangres et considérés comme prises accessoires, et extrapolent à partir de ces données des tendances démographiques. La méthode est imparfaite et ne tient pas compte des requins qui circulent plus près des côtes. Comme il n’existe aucune donnée fiable sur ces populations de requins blancs, Ocearch et d’autres chercheurs se tournent vers le marquage pour les suivre dans leur migration et leur reproduction, qui restent un mystère. C’est habile de choisir un prédateur qui exerce une telle fascination.

    La méthode de marquage de l’équipage de l’Ocearch n’est pas conformiste et cela contribue à la popularité de l’émission où l’on voit Chris Fischer attraper des requins toutes les semaines devant la caméra.

    La plupart des chercheurs utilisent des balises d’archivage par satellite installées au harpon sous la peau de l’animal pendant qu’il nage ou qu’il est retenu sur le côté d’un bateau. Ocearch préfère appâter le requin et l’attirer vers le navire, puis le sortir de l’eau sur une plateforme hydraulique. Les chercheurs font alors plusieurs prélèvements – sang, parasites, muscles. En plus des balises d’archivage, ils en installent une autre sur sa nageoire dorsale qui transmet la position et la température de l’animal. Quand le requin est remis à l’eau, la balise envoie les données à l’application Ocearch – et rapidement à son compte Twitter.

    Soulever un prédateur de plus de 500 kilos ne se fait pas sans tension et tout ne se passe pas toujours bien. Shark Men mettait en vedette Chris Fischer, son équipe et le biologiste spécialiste des requins Michael Domeier, défenseur de la méthode de sortie de l’eau des requins pour le marquage.

    Dans le premier épisode de la saison 2, pendant une séance de marquage près des îles Farallon, au large de San Francisco, l’équipe a accidentellement logé un hameçon au fond de la gueule d’un requin. L’hameçon n’ayant pas été entièrement retiré quand on a relâché l’animal, le sanctuaire marin local a alors suspendu le permis accordé à l’organisation en attendant que Ocearch modifie sa technique – tout cela étant filmé en direct. Plus tard, dans le même épisode, c’est un Michael Domeier inquiet qui s’adresse à Chris Fischer. Il craint que l’incident n’ait un effet négatif sur sa réputation professionnelle. «Mon nom est sur tous ces permis, se désole-t-il. Toi, tu pourras continuer à faire tes émissions de pêche, mais moi, je serai coincé avec ça.»

    D’autres chercheurs reprochent à Michael Domeier ses méthodes de marquage invasives. Et Chris Fischer, de son côté, a la réputation d’un marginal. Depuis l’incident des îles Farallon, Ocearch suscite la controverse partout où va le navire. L’organisation est critiquée pour sa façon d’appâter les requins en déversant dans l’eau d’importantes quantités de sang et de viscères de poissons. En Afrique du Sud, on a reproché à Ocearch la mort d’un bodyboardeur attaqué par un requin près du Cap (la Ville a par la suite déclaré que rien ne prouvait que la méthode d’appâtage ait été à l’origine de l’accident).

    Si la deuxième aventure de Chris avec la téléréalité a pris fin après deux ans et quatre saisons, il admet que c’est pour le mieux. «Comment voulez-vous organiser des réunions avec des présidents d’entreprises et des responsables politiques si vous faites le guignol à la télé le mardi soir?» dit-il.

    La situation financière de son organisation se fragilise quand il quitte la télévision. Il propose alors à des commanditaires de faire de la publicité par «intégration de la marque au contenu». De fait, Ocearch devient un groupe de conservation avec une branche publicitaire.

    Aujourd’hui, la coque du MV Ocearch est tapissée des logos de ses commanditaires.

    Chris Fischer réussit à transformer l’argent des entreprises en financement pour la recherche scientifique et en divertissement en ligne pour des milliers de fans. Populariser un requin comme Hilton permet de sensibiliser le public à une problématique plus globale. De plus, avec cet argent, Chris peut financer son énorme navire et offrir le meilleur équipement aux scientifiques qui travaillent avec lui. Et quand ces derniers arrivent à des résultats de recherche passionnants, le public est avide de les suivre et Ocearch attire de nouveaux commanditaires pour soutenir des travaux futurs.

    L’organisation ne manque jamais de souligner sa collaboration avec la communauté scientifique. Partout dans le monde, les chercheurs ont accès aux différentes données recueillies par les balises. Bien sûr, les scientifiques collaborent volontiers. En décembre 2018, 46 chercheurs du monde entier ont publié un article sur l’urgence d’entreprendre des recherches sur le requin blanc. Chris ne se laisse pas impressionner. «Ce qui m’intéresse, c’est une collaboration complète. Ils s’entendent et, oui, ils collaborent, mais ils n’ont pas d’envergure», regrette-t-il. Il aimerait que les scientifiques du monde entier partagent leurs données via Ocearch.

    En septembre 2018, Ocearch a repris sa pratique controversée en Nouvelle-Écosse dans le cadre de son étude sur le requin blanc dans l’Atlantique Nord. Le navire s’est installé dans les eaux de la rive sud de la province avec l’autorisation du ministère des Pêches et des Océans (MPO) pour le marquage de 20 requins blancs. Ocearch a jeté l’an­cre près de Hirtle’s Beach, plage prisée des baigneurs et des amateurs de surf, et des îles La Hève, populaires chez les kayakistes, les plongeurs et les pêcheurs de pétoncles – et a déversé ses appâts sanglants. Seth Congdon pêchait le maquereau avec deux amis quand un membre de l’équipage de l’Ocearch est venu leur parler d’un requin blanc que l’équipage venait de marquer.

    Pour plaisanter, Seth a lancé que, plus tôt dans la journée, des requins avaient nagé tout près de là. L’employé d’Ocearch les a mis en garde: quantité d’appâts avaient été déversés et il était préférable de ne pas se baigner dans les parages. Inquiets, les amis de Seth et Jefferson Muise, un surfeur de la région, ont alerté la chaîne CBC. La population a soudain compris qu’elle ignorait à peu près tout de l’opération d’Ocearch. Bob Hueter, principal conseiller scientifique d’Ocearch à l’épo­que, a répondu en déclarant au journal local que ces propos «étaient une pure invention ; que rien de tout cela ne s’était produit». 

    Jefferson Muise n’est pas naïf. Il n’ignore pas que, l’été et l’automne, quand il est dans les vagues, il partage l’eau avec les requins blancs.

    Mais son inquiétude est justifiée. Tandis que des scientifiques discutent encore de la pertinence de cette méthode d’appâtage susceptible de modifier le comportement des requins et de mettre en danger des baigneurs près de la plage, d’autres chercheurs, et ils sont nombreux, ne veulent pas courir ce risque.

    Heather Bowlby, directrice du laboratoire de recherche sur les requins du Canada atlantique au MPO, se déplace d’au moins trois milles nautiques au large quand elle appâte des requins blancs. (Elle préfère accrocher un poisson à un hameçon et n’appâte jamais les requins autrement.)
    Chris Lowe, directeur du Shark Lab à l’université d’État de Californie à Long Beach, qui marque régulièrement des requins au large de la côte de Los Angeles, confirme: «Je n’irai jamais appâter des requins près d’une plage publique.»

    Chris Fischer balaie la critique. Dans son esprit, un biologiste qui refuse de travailler avec Ocearch est un collectionneur de données égoïste, plus intéressé par ses ambitions personnelles que par la survie des requins. «Il fallait secouer la recherche scientifique, explique-t-il. Il est évident qu’ils ont tous des intentions différentes et ça n’a rien à voir avec les requins.»

    Allez dire ça aux biologistes qui y consacrent leur vie et le son de cloche sera différent. Ocearch n’est pas si avant-gardiste, juge Chris Lowe.

    Il s’agit au fond d’un laboratoire scientifique comme tous les autres, sauf que la mobilité de ses installations lui permet de passer facilement d’un endroit à l’autre – armé de caméras, de commanditaires et de comptes Twitter –, laissant dans son sillage beaucoup de ressentiment.

    Au printemps dernier, Ocearch poursuivait le marquage et le traçage de requins dans le monde, claironnant partout «#factsoverfear» («les faits plutôt que la peur»). Mais le compte Twitter du requin blanc Hilton s’est tu en août 2020. Ocearch a perdu sa trace. Les signaux de sa balise n’émettent plus.

     

    ©2019, par Chelsea Murray. Tiré de «Twitter Sharks», publié dans The Walrus (3 juin 2019), thewalrus.ca

     

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