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    Que faire à Limoges: 10 activités

    incontournables

     

    Par Marine Guiffray
     

    Désignée « ville créative de l’UNESCO » en 2017, Limoges brille depuis des siècles par sa maîtrise des arts du feu. Voici le parcours à suivre pour ne rien manquer de cette ville riche d’histoire, capitale du Limousin.

     

    Admirer la gare de Limoges-Bénédictins

     

     
    Gare de Limoges-Bénédictins

    A votre descente du train, prenez le temps d’observer la coupole, le haut campanile et les vitraux de ce bâtiment Art déco inauguré en 1929. Considérée comme l’une des plus belles au monde, la gare de Limoges-Bénédictins est classée Monument historique en France depuis 1975 et est devenue l’emblème de Limoges. Sa particularité ? Son toit impressionnant dont le cuivre a verdi avec le temps.

     

    Découvrir la porcelaine de Limoges au musée Adrien Dubouché

     

     
    Exposition de porcelaine de Limoges

    Impossible de visiter Limoges sans se familiariser avec la porcelaine qui fait sa renommée ! Situé au cœur du centre-ville, le Musée national Adrien Dubouché vous présente l’histoire de la céramique depuis l’Antiquité à travers pas moins de 5 000 pièces exposées. Associé au Musée national de Céramique et à la Manufacture nationale de Sèvres depuis 2012 - formant ainsi « La Cité de la Céramique - Sèvres et Limoges » -, il œuvre à la promotion dans le monde d’un savoir-faire d’exception et augmente régulièrement sa collection permanente d’expositions temporaires.

     

    Méditer dans la cathédrale Saint-Etienne

     

     
    Cathédrale Saint-Etienne de Limoges

    Remontez les bords de Vienne pour pénétrer dans l’imposante cathédrale Saint-Etienne. Cet édifice, dont la construction a duré six siècles, du 13e au 19e, domine le quartier de la Cité de sa superbe allure gothique. Profitez d’une pause méditative dans sa nef majestueuse pour admirer les peintures médiévales qui ornent les voûtes et les sculptures Renaissance du jubé cinq fois centenaire.

     

    Se promener dans les jardins de l’Évêché

     

     
    Jardin de l'Evêché de Limoges

    Offrez-vous une balade revigorante dans les allées fleuries du jardin de l’Evêché, surplombant la Vienne. Créé en 1956, il fut progressivement agrandi pour contenir à présent plus de 3 000 plantes, présentées aux promeneurs sous trois angles différents : historique, pratique - plantes médicinales, aromatiques, colorantes…- et écologique. Le parc est accessible gratuitement toute l’année de 8h à 21h.

     

    Visiter le musée des Beaux-Arts

     

     
    Musée de l'Evêché ou des Beaux-Arts à Limoges

    Après votre visite des jardins, faites un tour au musée des Beaux-Arts, plus couramment appelé « musée de l’Evêché », qu’abrite l’ancien palais épiscopal. Vous trouverez forcément votre bonheur parmi ses quatre collections d’œuvres : l’une consacrée à l’émail du Limousin, une autre à l’histoire de Limoges, la collection Beaux-Arts composée de peintures, de sculptures et de dessins et enfin celle des antiquités égyptiennes.

     

    Flâner dans le quartier de la Boucherie

     

     
    Frairie des petits ventres à Limoges
    La Frairie des petits ventres doit son nom à une recette d'estomacs d'agneaux farcis avec des pieds d'agneaux.

    Avec ses nombreux immeubles à colombages, la rue de la Boucherie est l’un des endroits les plus touristiques de la ville. Chaque troisième vendredi d’octobre depuis plus de 40 ans, la frairie des petits ventres y accueille les amoureux de viande et de gastronomie le temps d’une journée. Si vous avez manqué l’évènement, pas de panique ! Le quartier est rempli de trésors, dont le premier est sans doute la chapelle Saint-Aurélien, saint patron des bouchers ; un monument classé datant du 15e siècle. Place de la Motte, les halles du 19e siècle méritent aussi le détour. On peut y faire son marché du mardi au samedi entre 7h et 14h30.

     

    Fouler les pavés de la cour du Temple

     

     
    Cour du Temple à Limoges

    Voyagez dans le temps en vous asseyant à l’une des terrasses de café de la cour du Temple. Cachée entre la rue du Consulat et celle du Temple, cette cour pavée est bordée d’immeubles à colombages, de galeries ouvertes à arcades et d’un large escalier Renaissance. L’été, elle est un refuge ombragé pour échapper à la chaleur de la ville. Ne passez pas à côté sans vous y arrêter !

     

    Comprendre la cuisson de la porcelaine au Four des Casseaux

     

     
    Four des Casseaux à Limoges

    Pour découvrir les secrets de cuisson de la porcelaine, rendez-vous au Musée des Casseaux, à quelques minutes à pied de la gare. Classé Monument historique, le site industriel construit au début du 20e siècle abrite un des derniers fours encore debout dans la région : un four rond dit « à flamme renversée » qui assurait autrefois la première, puis la deuxième cuisson des pièces de porcelaine - jusqu’à 15 000 en même temps -, chacune durant environ 40 heures sans compter l’enfournage, la mise en chauffe et le refroidissement ! Le musée vous ouvre ses portes toute l’année pour des visites libres ou guidées et organise des expositions temporaires sur l’artisanat limougeaud plusieurs fois par an.

     

    Traverser les ponts médiévaux Saint-Etienne et Saint-Martial

     

     
    Pont Saint-Etienne Limoges
    Le pont Saint-Etienne est aujourd'hui entièrement piéton.

    Cela fait plus de huit siècles que les ponts Saint-Etienne et Saint-Martial se regardent, couchés sur la Vienne. L’un a été bâti au début du 13e siècle, l’autre reconstruit à la même époque sur des fondations romaines, et tous deux sont classés à l’inventaire français des Monuments historiques depuis l’aube du 19e siècle.

     

    Se détendre dans le parc Victor-Thuillat

     

     
    Parc Victor Thuillat à Limoges

    Si vous cherchez une idée d’activité en famille, le parc Victor-Thuillat, situé au nord de la ville, est parfait. Grand de 3,5 hectares, il dispose d’un espace de jeux pour les petits et d’un boulodrome. Les centaines d’espèces botaniques qui s’y épanouissent et sa charmante rivière anglaise en font un lieu ombragé agréable lorsqu’arrive l’été.

     

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    Photos-Villes du Monde 5:  Que faire à Limoges: 10 activités incontournables

     

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    Nouveau Paris: prouesses d'architecture

    contemporaine

     

    Par Dominique Lesbros
     
     

    La Ville-lumière n’est en rien figée et muséale. Ces dix dernières années, le paysage urbain a considérablement évolué. Paris change de visage, par petites touches mais de façon significative : des structures fraîchement sorties de terre apparaissent déjà comme des lieux de vie incontournables ou des pôles d’attraction touristique. Les monuments les plus imposants ont pris racine à la lisière de Paris.

     

    La fondation Louis-Vuitton

     

     
    La fondation Louis-Vuitton, à Boulogne-Billancourt

    Au cœur du bois de Boulogne, en bordure du jardin d’Acclimatation, un étonnant voilier semble flotter sur les arbres, toutes voiles gonflées. Ce vaisseau de verre a été conçu par l’architecte Franck Gehry, à la demande de Bernard Arnault, président du groupe LVMH, qui souhaitait un lieu d’expositions dédié à l’art contemporain. Ses 12 voiles courbes sont composées de 3600 panneaux de verre. Le bâtiment évoque aussi un iceberg; en guise de glace, 19000 plaques de béton d’un blanc très pur: le Ductal®. Il est sorti de terre en 2014, après cinq ans de construction et des tests très poussés de résistance au vent. Avec ses terrasses et leurs effets de transparence, d’ombres et de reflet, le monument abolit les frontières entre l’intérieur et l’extérieur.

     

    Si Beaupassage... 

     

     

    Plusieurs raisons peuvent orienter vos pas vers ce nouveau passage. En premier lieu, l’attrait de la nouveauté : un îlot de 10 000 m2 dédié à la gastronomie, créé de toutes pièces dans le chic 7e arrondissement, entre le boulevard Raspail, la rue du Bac et la rue de Grenelle. Les gourmets y trouvent réunis en un même lieu les toques les plus en vogue du moment (Thierry Marx, Pierre Hermé, Yannick Alléno, Anne-Sophie Pic...) et des artisans de bouche renommés (le fromager Barthélémy, le boucher Polmard...). Des œuvres d’art contemporain signées Fabrice Hyber, Éva Jospin, Stefan Rinck et Marc Vellay réjouissent l’œil des esthètes. Les amoureux du patrimoine découvrent les façades jusque-là masquées du couvent des Récollettes et des immeubles Art déco mitoyens. Gourmandise ou curiosité, quelle que soit la motivation, la destination ne manque pas de sel.

     

    La Philharmonie de Paris 

     

     
    La Philharmonie de Paris

    Avec un brin de recul, la silhouette est fort intrigante. Est-ce là un vaisseau extraterrestre échoué sur le bord du périphérique ? Son déhanchement et son bec en soufflet sont-ils nés d’un atterrissage chaotique ? Jean Nouvel, père de la Philharmonie, l’a voulue ainsi : brillante, anguleuse, miroir argenté offert au ciel de Paris. Regardez son enveloppe en pavés de fonte d’aluminium: elle se compose de 340000 oiseaux, répartis en sept formes différentes et quatre teintes allant du gris clair au noir. Leur disposition figure un grand envol, une invite à prendre de l’altitude. Venez et grimpez sur la toiture pour jouir, à 37 m de haut, d’un point de vue unique sur l’est parisien. Le parc de la Villette se déploie en contrebas et l’on touche du doigt la Cité de la Musique, entité jumelle de la Philharmonie. Sous vos pieds se trouve la grande salle à l’acoustique et à l’architecture exceptionnelles. Enveloppante, modulable et aérienne, elle offre une intimité d’écoute inédite. La distance entre le chef d’orchestre et le dernier spectateur n’est que de 32 m (contre 48 à la salle Pleyel dont la jauge est pourtant inférieure).

     

    Le tribunal de Paris 

     

     
    Le nouveau tribunal de Paris

    Le palais de justice est resté sur l’île de la Cité. Le bâtiment venu en 2018 ourler le quartier des Batignolles se nomme, lui, tribunal de Paris. Cette subtilité de langage est avant tout un symbole : un palais est la résidence d’un roi. Or nul roi n’a vécu ici. Renzo Piano est l’auteur de cet édifice totem de 160m de haut et 37 étages, le troisième plus grand de Paris après la tour Eiffel et la tour Montparnasse. Trois adjectifs résument son architecture : luminosité, transparence, clarté – métaphore d’une justice moderne, imposante mais pas écrasante, en rupture avec l’ancien palais. L’accès aux audiences est extrêmement fluide : 2 minutes chrono entre l’accueil et l’une des 88 salles d’audience (un progrès comparé aux 34 km de couloirs et de galeries de la Cité, source de nombreux égarements). Magistrats, détenus et public empruntent trois voies de circulation distinctes. Autre nouveauté : les salles « goutte d’eau », en référence à la forme de la table centrale où le juge et les judiciables sont sur le même plan, assis autour d’une même table. Ce mode de « justice apaisée » ne concerne que les affaires civiles. Soyez curieux et poussez la porte de ce lieu ouvert où les audiences sont publiques. Le Socle est librement accessible, contrairement à l’IGH (Immeuble de Grande Hauteur) posé par-dessus, où se trouvent les bureaux des fonctionnaires et des magistrats. L’atrium – salle des pas perdus du XXIe siècle – est baigné de clarté grâce aux oculus percés dans le plafond et aux lustres évoquant une nuée de lucioles. Les salles d’audience, carrossées de bois blond et de mobilier blanc, sont à la fois sereines et solennelles. Un « tribunal de lumière et de verre », à découvrir absolument.

     

    La Seine musicale 

     

     
    La Seine musicale, à Boulogne-Billancourt

    Il est loin le temps où l’on produisait des autos sur l’île Seguin. La dernière Super 5 est sortie des chaînes de montage en 1992. L’étroite langue de terre dépendant de Boulogne-Billancourt est restée longtemps en déshérence, un projet d’aménagement chassant l’autre, jusqu’à ce que vienne s’y poser La Seine musicale. L’impressionnant bâtiment aux allures de paquebot est signé Shigeru Ban et Jean de Gastines, duo d’architectes déjà à l’origine du centre Pompidou- Metz. Les flancs du navire de béton épousent la forme de la pointe aval de l’Île. Il est coiffé d’une sphère, surnommée « l’œuf » ou « le nid », au sein de laquelle se trouve l’auditorium. Une grande « voile » composée de plus de 1000 m2 de panneaux solaires photovoltaïques, en rotation autour de la sphère, suit la course du soleil. Un escalier monumental mène aux jardins Bellini, aménagés sur le toit du « paquebot ». N’en boudez pas l’ascension : vos efforts seront récompensés par une vue magnifique sur la Seine et l’ouest parisien.

     

    La cathédrale de la Sainte-Trinité

     

     
    La cathédrale orthodoxe de la Sainte-Trinité, à Paris

    Un morceau de Russie est ancré depuis 2016 sur le quai Branly : le Centre spirituel et culturel orthodoxe russe (Cscor). La cathédrale, œuvre de l’architecte Jean-Michel Wilmotte, dresse dans le ciel parisien cinq bulbes recouverts d’un alliage d’or et de palladium, à effet mat, réalisés avec des matériaux composites très légers, utilisés pour les vaisseaux spatiaux et les yachts. La décoration intérieure n’est pas encore achevée : l’iconostase, à terme, sera en mosaïque. Les murs et le plafond sont recouverts d’une chaux importée de Russie. Des peintures murales habilleront bientôt l’espace, pour l’heure immaculé.

     

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    Photos-Villes du Monde 5:  Nouveau Paris: prouesses d'architecture contemporaine

     

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    Puebla: le Mexique haut en couleurs

     

     

    Dans les montagnes, loin des plages, se cache la région de Puebla, surnommée « le cœur du Mexique ». Situé à une centaine de kilomètres au sud-est de Mexico et considéré comme un joyau culturel, ce coin du pays est pourtant méconnu des Québécois. Et c’est bien dommage.

    Par Andréanne Moreau

     

    Photos-Villes du Monde 5:  Puebla: le Mexique haut en couleurs

    Photo: Robert Harding


    Authentique Mexique

    La première chose qui saute aux yeux, c’est la couleur. Dans la ville de Puebla, au centre de l’État du même nom, s’alignent des maisons aux façades multicolores. Pêche, rouge framboise, aubergine, rose bonbon… ça donne presque faim!

    Et toute cette beauté n’a rien à voir avec un décor de cinéma. Ça grouille de vie dans les rues! Surtout au zócalo, la place centrale du quartier historique, juste devant la cathédrale de l’Immaculée-Conception. Dans les allées bordées d’arbres tropicaux, des cireurs de chaussures s’affairent, de jeunes universitaires discutent, des couples se promènent main dans la main. Au milieu de tout ça, une fontaine de six mètres où trône l’archange saint Michel, protecteur de la ville.

    Le matin, les travailleurs s’arrêtent à la pâtisserie pour prendre un café et une concha, un petit pain typique à la texture légère et un peu sèche, recouvert d’une couche de sucre aromatisé au chocolat ou à la vanille. Si délicieux qu’il vaut la peine de se lever tôt pour s’assurer d’en trouver.

    Parmi cette foule occupée, les touristes ne sont pas légion – et c’est tant mieux. Si bien que de nombreux commerçants ne parlent pas un mot d’anglais. L’immersion culturelle est totale. On sort donc son petit dictionnaire français-espagnol ou son « Google Translate ». Un guide peut aussi servir d’interprète, tout en nous faisant découvrir les trésors les mieux cachés de la région.

     

    Photos-Villes du Monde 5:  Puebla: le Mexique haut en couleurs

    Photo: Tourisme Mexique


    Des secrets à découvrir

    Les rythmes de salsa se mêlent aux rires et aux conversations animées. De la rue, impossible de savoir d’où cela vient, jusqu’à ce qu’on passe devant une porte cochère ouverte. Dans la cour intérieure, une dizaine de couples dansent. Est-ce une fête de famille?

    Ce genre de découverte se répète souvent en se promenant dans les rues de Puebla. Chaque porte semble s’ouvrir sur un nouveau monde. Comme celles de notre hôtel-boutique, le Marqués del Ángel, aménagé dans une maison coloniale du 17e siècle. Les deux grandes portes de bois donnent sur le hall d’entrée, qui mène directement à la cour intérieure. C’est là qu’est installée la salle à manger avec ses murs jaune safran, son toit vitré et ses banderitas, petits drapeaux colorés, suspendues à la galerie de fer forgé qui ceinture le premier étage.

    Et les secrets bien gardés sont jusque sous nos pieds. Une légende qu’entretenaient les habitants au sujet d’un réseau de passages caché sous les rues s’est en effet révélée vraie! Des ouvriers sont tombés sur l’un des tunnels il y a quatre ans, alors qu’ils creusaient pour construire un boulevard. Fascinés par cette trouvaille, ils se sont relevé les manches et ont bénévolement mis au jour une grande partie de ce réseau aménagé au milieu du 17e siècle. Sa fonction originale est encore inconnue, mais on peut maintenant le visiter et traverser tout un quartier, à cinq mètres sous le sol. Claustrophobes, s’abstenir!


    Soirées festives

    Une fois le soleil couché, l’atmosphère de la ville de 1,6 million d’habitants change, sans pour autant perdre en vivacité. Le nightlife n’est pas trépidant et riche en boîtes de nuit, non. Les soirées ressemblent plutôt à ces chaudes veillées d’été qui donnent envie de se balader toute la nuit. Les fins de semaine, c’est exactement ce que tout le monde fait à Puebla. Les rues sont pleines de passants et les terrasses débordent. À celle d’un
    café dans le quartier des artistes, un guitariste entame une chanson d’amour langoureuse qui accompagne le bruit des conversations. À quelques pas de là, un garçon d’une dizaine d’années s’entraîne à la planche à roulettes.

    Les familles sont aussi nombreuses autour de la place centrale qu’en plein jour, bien qu’il soit presque minuit. Personne ne semble avoir envie d’aller se coucher… et nous non plus. Nous nous attardons donc devant
    la cathédrale pour observer un rassemblement de voitures anciennes, toutes des Beetle de Volkswagen.

    Même après minuit, en marchant vers notre hôtel, nous nous sentons en sécurité. Et les statistiques nous donnent raison: Puebla fait partie des villes les plus sûres du Mexique, avec un taux d’homicides de seulement 5 par 100 000 habitants – les villes les plus violentes du pays ont un taux qui dépasse les 100 victimes par 100 000 habitants.

     

    Photos-Villes du Monde 5:  Puebla: le Mexique haut en couleurs

    Photo: Robert Harding/Christian Kober


    Villages magiques

    Le petit hameau de Cholula, à une quinzaine de kilomètres de Puebla, a lui aussi gardé un imposant secret pendant longtemps. La colline boisée sur laquelle les Espagnols ont construit au 16e siècle une magnifique église jaune bouton d’or, Nuestra Señora de los Remedios, est en fait une pyramide olmèque datant de trois siècles avant Jésus-Christ, dont l’existence n’a été découverte que dans les années 1930. En parcourant les tunnels qui ont été creusés pour permettre les fouilles archéologiques, on peut aujourd’hui toucher (littéralement) à des siècles d’histoire et voir des marches qu’ont foulées des milliers d’Olmèques, de Toltèques et d’Aztèques durant la période précolombienne.

    Au pied de la pyramide, Escuincle, un autochtone de culture cholulteca, exécute avec deux compagnons la cérémonie de bienvenue. Énorme boucle dans le nez et bec d’aigle sur sa coiffe de plumes, il raconte la légende de la grande pyramide en nahuatl, sa langue, au son du tambour, de l’ocarina et des appels soufflés dans un grand coquillage. Trop folklorique? Absolument pas! La cérémonie est si impressionnante et touchante que bien des spectateurs en ont les yeux embués.

    Atlixco est un autre village, plus au sud, qui possède quelque chose de magique. Perché tout près du volcan actif Popocatepetl, il est réputé pour son climat tempéré. À la terrasse du café, un groupe de mariachis prend une pause. Notre guide, Juan Gonzales, avance d’un pas nonchalant, saluant une bonne dizaine de connaissances au passage. Il nous mène d’abord à une petite boutique, La Pasadita, où l’on goûte des bières locales et un chocolat artisanal qui n’a rien à voir avec ce qu’on connaît. Il s’agit de fèves de cacao, de sucre et de cannelle cultivés dans la région, broyés à la main dans un mortier en pierre volcanique selon la méthode ancestrale. L’absence de gras lui donne une texture plutôt sèche, un peu comme du sucre d’érable.

    Nos papilles n’ont pas fini d’être étonnées. Un ingrédient bien particulier fera partie du dîner au El Mesón de las Diligencias: les chapulines… des sauterelles! Un délice lorsqu’elles sont apprêtées dans des plats aussi recherchés: entières dans une soupe de fleurs de courgette ou en tostadas avec de la mangue fraîche, elles confèrent aux mets une texture et un petit côté épicé pas désagréables du tout.


    Fait avec amour

    À Puebla, l’artisanat se déploie partout. Dans le marché El Parián, chaque couverture tissée, chaque chandail brodé est l’œuvre d’un artisan local. Combien pour ce châle? 600 pesos, soit environ 40 dollars canadiens. Et combien de temps a-t-il fallu pour le faire? « Un mois », répond la jeune femme aux cheveux noirs qui lui descendent jusqu’à la taille. De quoi enlever l’envie de négocier.

    La méthode artisanale la plus connue de la région est la talavera. Cette technique de céramique importée de la ville espagnole du même nom est même protégée par une appellation contrôlée. Pour voir le procédé de fabrication, on se rend à la toute première fabrique de la ville, Talavera Uriarte, une vraie caverne d’Ali Baba. À chaque étape – modelage de l’argile sur le tour de potier, cuisson, peinture des motifs –, des dizaines de personnes s’affairent à produire ces trésors. Aucune machine. Un vrai travail d’orfèvre.

     

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    Photo: Andréanne Moreau


    L’odeur de la foi

    Toutes les églises de la région embaument le lys. Le parfum des offrandes des paroissiens est omniprésent, encore plus que celui de l’encens. Au Mexique, la foi est encore bien vivante. Au pied de certaines statues de l’Enfant-Jésus, on trouve même des jouets et des bonbons. « C’est parce que c’est un enfant. Les gens lui apportent des choses qui vont lui plaire », explique notre guide, Susana Aguiar.

    La jeune femme ajoute un côté ludique à la visite de certaines églises. Avant d’entrer, elle nous demande de fermer les yeux et d’avancer en se tenant à l’épaule de la personne devant nous. On pénètre donc dans l’église en percevant d’abord les odeurs et le silence. Ce n’est qu’une fois arrivés au centre de la nef qu’on ouvre les yeux pour se retrouver complètement éblouis. L’expérience a quelque chose de mystique. Dans la chapelle du Rosaire, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, il y a tellement d’or et de détails qu’il faut plusieurs minutes pour reprendre son souffle.

    La deuxième fois que Susana nous demande de nous prêter au jeu, devant Santa María Tonantzintla, nous pensons qu’il est impossible qu’une petite église du village de Cholula surpasse la superbe chapelle du Rosaire. Quelle surprise lorsque nous ouvrons les yeux dans cette mer d’ornements! Massives et colorées, les fioritures, semblables au glaçage d’un gâteau de noces, sont uniques au monde et rappellent davantage l’art aztèque que le style espagnol, plus fin et monochrome. Construit par les autochtones évangélisés, ce lieu de culte se situe à mi-chemin entre une église chrétienne et un temple aztèque. La déesse Tonantzin se dissimule partout dans les ornements. Et pour l’admirer, pas le choix d’y aller en personne. Les photos y sont interdites, ce qui rend l’expérience encore plus exclusive.


    Du soleil dans l’assiette

    Oublions les chilis, burritos et autres nachos. La gastronomie mexicaine a beaucoup plus à offrir. Il n’y a pas que les ingrédients frais qui permettent aux chefs de Puebla de briller. « Je mets beaucoup d’amour dans mon métier. Ma récompense, c’est quand j’entends les “¡Qué rico!” (Que c’est bon!) dans la salle à manger », raconte la chef de notre hôtel, Elizabeth Sanchez. Les cheveux gris tirés en chignon et les yeux brillants de fierté, elle parle comme si c’était dans sa propre cuisine qu’elle recevait les invités.

    Quelques plats sont des incontournables, dont le mole poblano, cette sauce au chocolat épicée servie le plus souvent sur du poulet qui contient une soixantaine d’ingrédients, dont des piments, des noix, des pruneaux, des graines de sésame et, bien sûr, du cacao.

    Six semaines par année, de la mi-août à la fin de septembre, un genre de folie s’empare des habitants. C’est la saison du chile en nogada, un piment farci de viande et de fruits séchés, nappé d’une sauce blanche à base de noix et garni de graines de grenade. Les principaux ingrédients de ce mets arrivent à maturité exactement à cette période, et le plat se retrouve partout, des restaurants les plus réputés aux petits bouis-bouis. Au Casareyna, où nous l’avons goûté, on remet même un certificat d’authenticité. Nous avons mangé le 12 068e chile en nogada servi dans ce seul établissement. Et la saison n’était commencée que depuis trois semaines!

    Mais nul besoin de fréquenter les endroits huppés. La cuisine de rue est exceptionnelle: churros frais et croustillants, épis de maïs rôtis sur des braises servis avec mayonnaise épicée et fromage… Les vendeurs ont de simples chariots ou sont installés avec leur brasero sur le trottoir. À la bonne franquette.

     

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    Strasbourg : les trésors du «carré d’or»

     

    Par Jean-Marie Steinlein et Dominique Roger
     

    Lové dans un périmètre resserré autour de la cathédrale Notre-Dame, le quartier du « Carré d’Or » tisse un maillage ténu de rues, ruelles et places où le patrimoine architectural joue une flamboyante partition.

     

     

    Vue de la cathédrale Notre-Dame depuis la rue Mercière

    La rue Mercière permet d’embrasser du regard la façade occidentale de la cathédrale Notre-Dame, tout de grès rose, avec ses trois travées de trois étages, sa rose de quatorze mètres de diamètre, sa statuaire de vierges sages et de vierges folles, d’apôtres, de saints, de martyrs, du squelette d’Adam et de figurines énigmatiques. La première pierre de la nef remonte aux environs de 1235. Pour appréhender ce sanctuaire complexe, parcourez le chœur, le transept, les chapelles ; attardez-vous devant l’horloge astronomique et égarez-vous dans le labyrinthe des cryptes Quelque 330 marches à gravir jusqu’à la plate-forme sommitale de la flèche unique et, comme au regard du jeune Goethe qui en 1770 fut totalement subjugué, la cité se livre, le Rhin se profile et au loin la Forêt-Noire se dessine. Quant à Victor Hugo, voyant dans la flèche une « lanterne aussi bien que pyramide qui vibre et qui palpite à tous les souffles du vent », il aurait pu ajouter qu’avec ses 142 mètres, elle fut longtemps la plus haute construction de l’Occident chrétien (seulement détrônée en 1874 par la néogothique Saint-Nicolas de Hambourg), et que ses huit escaliers accolés grimpant en vrille sans jamais se croiser sont un prodige de sophistication géométrique.

     

    La maison Kammerzell

    La maison Kammerzell, demeure 
à colombages de la Renaissance, offre de superbes décors sculptés sur son poutrage. À l’intérieur, lorsque vous dégusterez votre choucroute, admirez les fresques médiévalisantes et picaresques de Léo Schnug, peintre du XIXe siècle. Tout sauf triste !

     

    Rue du Bain-aux-Plantes, Strasbourg

    Rue du Bain-aux-Plantes, encore une occasion d’oublier notre siècle pour s’imaginer à la Renaissance. Colombages, encorbellements, et la fameuse maison des Tanneurs (Gewerstub) au n° 42.

     

    Une chimère sort du sol place du Château à Strasbourg

    Sur la place du Château tout juste rendue aux piétons, 
une chimère sort du sol, le regard pointé vers le sommet de la cathédrale. Véritable arlésienne en plein Strasbourg, la place a subi une une salvatrice cure d'embellissement.  Des arbres, des bancs, des luminaires, des jets d'eau jaillissant du sol en font dorénavant un espace convivial où contempler l'ensemble historique unique de chaque côté de la place. Au sol, un très élégant pavage de dalles en gneiss, comme celles classées au pied de la cathédrale, du grès pour les cheminements, des galets au pied des tilleuls. La nuit venue, les luminaires diffusent une lumière tamisée et des éclairages bienvenus mettent en valeur les différents bâtiments. Et quels bâtiments : musée des beaux-Arts, Musée archéologique, musée des Arts décoratifs, cabinet des Estampes et des Dessins, musée de l'Œuvre-Notre-Dame (pour les statues originelles de la cathédrale), le palais de Rohan ou le lycée Fustel de Coulanges, emblèmes du patrimoine de la « la grande île ».

     

    L'Aubette sur la place Kléber

    Sur la très centrale place Kléber, l’Aubette date de la fin du XVIIIe siècle. À l’époque, on
y logeait les militaires. Dévoré par les flammes le 24 août 1870, seule la façade en réchappe, le bâtiment doit être réhabilité :
il accueillera un conservatoire
de musique. En 1922, l’ambition des frères Horn est d’en faire « un monument public d’intérêt général [...], et doter la ville de Strasbourg de magnifiques salles
des fêtes ». Ces décors d’avant- garde de Hans Jean Arp, Sophie Taeuber-Arp et Van Doesburg ont été restitués.

     

    Photos-Villes du Monde 5:  Strasbourg : les trésors du « carré d’or »

     

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    Barcelone, secrète et insolite

     

    Par Vincent Noyoux
     

    Fière, créative, bouillonnante… Bien ancrée dans son temps, la capitale catalane séduit par son patrimoine inépuisable : Gaudí, bien sûr, mais aussi une foule de lieux moins fréquentés et des quartiers plus secrets. Loin des Ramblas, découverte d’une Barcelone méconnue et attachante.

     

     

    La plaça del Rei à Barcelone

    Barcelone sans la Sagrada Família, La Pedrera de Gaudí ou le parc Güell ? Absurde, pense-t-on… à tort ! La deuxième ville d’Espagne (1,7 million d’habitants) recèle assez de richesses pour occuper toute une semaine rien qu’avec ses trésors cachés. Commençons par l’ancien palais des comtes de la couronne d’Aragon, qui abrite désormais le musée d’Histoire de la ville (MUHBA). Au sous-sol, une surprise de taille s’offre à nos yeux : 4 000 mètres carrés des vestiges antiques de la cité, fondée en – 10 sous l’empereur Auguste. Car bien avant le règne des puissants comtes de Barcelone, bien avant que la Catalogne étende son empire de Valence à la Sicile et aux îles Baléares, Barcelone était une colonie romaine.

     

     

    Vestiges antiques au sous-sol du musée d'Histoire de Barcelone

    Plus tard, on érigera ici même le palais des comtes de Barcelone, le palais épiscopal et la cathédrale : nous sommes en plein coeur de l’âge gothique catalan (du XIIIe siècle à la moitié du XVe siècle). C’est cette période fastueuse que la bourgeoisie catalane, enrichie par la révolution industrielle, voulut ressusciter au XIXe siècle en faisant édifier des bâtiments néogothiques… revus et corrigés par les architectes de l’époque.

     

    De Gaudì en Gaudì

    Antoni Gaudí sera nettement influencé par ce courant avant de trouver son propre style : organique, audacieux, dans la veine du modernisme catalan, qui s’inscrit dans la tendance de l'Art nouveau. Les réalisations de l’architecte barcelonais sont bien connues : la casa Batlló, la casa Milà (La Pedrera), la Sagrada Família et le parc Güell…

     

    Le palais Güell, coupole ajourée

    Étrangement, le Palau Güell, situé à deux pas de la Rambla, est beaucoup moins fréquenté. Il s’agit pourtant d’une des oeuvres les plus authentiques de Gaudí. C’est le seul bâtiment qu’il réussit à finir, et aussi le mieux préservé. Édifié pour la puissante famille Güell Lopez, ce palais à l’austère façade renferme des salles toutes plus excentriques les unes que les autres. Ici se télescopent toutes les formes, tous les styles : colonnes de marbre, voûtes paraboliques, plafond doré à caissons, coupole ajourée, céramique bariolée… Gaudí a tout tordu, tout vrillé : bois, pierre, fer forgé. Quant au toit-terrasse, il est parsemé de lanternons de mosaïque en forme de glaces à l'italienne.

     

     

    La casa Vicens à Barcelone

    Au nord du centre-ville, la casa Vicens est une autre œuvre méconnue du génial architecte et aussi sa première création en 1883. Alors tout juste diplômé, Gaudí imagine une maison orientalisante, décorée de carreaux de faïence vert et blanc, garnie de balcons en fer forgé et de claustras ocre, et dotée d’un incroyable fumoir arabisant en papier mâché bleu nuit et or… Restaurée en 2017, la casa Vicens est inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, au même titre que toutes les réalisations majeures de l’architecte. L’étrange édifice donne l’occasion de se promener dans le quartier de Gràcia souvent oublié des touristes. En fin de journée, c’est un plaisir de flâner doucement d’une placette à l’autre. À l’ombre des platanes, on sirote une orxata (orgeat de souchet) en regardant les enfants jouer à la marelle autour d’une fontaine, pendant que les anciens refont le monde sur des bancs. Place du Diamant, place de la Virreina, place de la Vila de Gràcia, place del Sol… Partout, la même insouciance sous les balcons ventrus. Il suffit parfois d’un pas de côté pour découvrir la ville sans touristes. En plein coeur du barri Gòtic, le centre-ville historique, se cache l’église de Santa Anna et son cloître aux fines colonnettes. La rumeur de la ville semble lointaine dans cet espace de silence, inconnu des visiteurs.

     

    Du côté de chez Pablo Picasso

     

    La musée Picasso à Barcelone

    Sacrée Barcelone : entre Gaudí et Miró, Picasso passerait presque inaperçu ! Situé dans cinq beaux bâtiments médiévaux, le musée Picasso présente, entre autres, les œuvres de jeunesse du maître du cubisme, qui vécut à Barcelone de 13 à 22 ans. Picasso a peint le quartier de la Barceloneta, le portail gothique de la cathédrale ; il fréquentait le bistrot bohème des Quatre Gats (Quatre Chèvres), toujours ouvert non loin d’ici ; et ses célèbres Demoiselles d’Avignon doivent leur nom aux prostituées de la rue d’Avinyo, près de la place Reial.

     

     Hôpital quatre étoiles

     

    L'hopital Sant Pau à Barcelone

    À moins d’un kilomètre de la Sagrada Família, l’hospital de Sant Pau n’attire pas les foules, loin de là. Il s’agit pourtant de l’ensemble moderniste le plus important d’Europe ! Jusqu’en 2009, on soignait encore des patients dans ses incroyables pavillons Art nouveau, bâtis entre 1902 et 1930 par Lluis Domènech i Montaner. Le bâtiment principal mérite à lui seul le déplacement : une tour clocher de 62 mètres coiffe une façade foisonnant d’anges, de mosaïques et de médaillons. Pau Gil, le banquier de la reine, voulait que sa fortune servit à un hôpital pour les pauvres. Ces derniers étaient soignés dans des palais de céramiques aux couleurs apaisantes, éclairés de lumière naturelle, entourés de verdure. Tout était conçu pour l’agrément des patients et des médecins. La salle de chirurgie avec sa verrière en demi-lune permettait d’opérer à la lumière du jour. Heureux convalescents ! Dans le pavillon central, la décoration des salles est si riche que l’oeil ne sait où se poser : volutes, torsades, mosaïques, peintures, vitraux…

     

    Une "casa" des 1001 nuits

     

    La casa Amatller à Barcelone

    Sur la large avenue passeig de Gràcia, les visiteurs se ruent sur la célèbre casa Batlló. Préférons plutôt la casa Amatller voisine, une autre splendeur du modernisme 1900. Pour montrer sa fortune, le chocolatier Amatller fit appel à l’architecte Josep Puig i Cadafalch, qui lâcha la bride à son imagination. Imaginez une demeure flamande transformée en un palais des mille et une nuits par une cinquantaine d’artisans, artistes et industriels. Le résultat, tantôt néotroubadour tantôt arabisant, est éblouissant et donne toute la mesure de l’effervescence artistique de Barcelone au tournant des XIXe et XXe siècles.

     

    Photos-Villes du Monde 5:  Barcelone, secrète et insolite

     

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